Surface d'attaque

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La surface d'attaque ou surface d'exposition est la somme des différents points faibles (les « vecteurs d'attaque ») par lesquels un utilisateur non autorisé (un « pirate ») pourrait potentiellement s'introduire dans un environnement logiciel et en soutirer des données[1],[2].

Minimiser le plus possible la surface d'attaque fait partie des mesures de sécurité de base[3].

Exemples de vecteurs d'attaque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vecteur (logiciel malveillant).

Des exemples de vecteurs d'attaque incluent les champs de saisie, les protocoles, les interfaces et les services.

Compréhension d'une surface d'attaque[modifier | modifier le code]

La multiplication du nombre de failles de sécurité potentielles auxquelles est confrontée une entreprise donne aux pirates informatiques de sérieux avantages car ils n'ont, en général, besoin que d'une seule faille pour réussir leur attaque[4].

Le processus de compréhension et de visualisation d'une surface d'attaque compte trois étapes[5] :

  1. visualisation du système d'une entreprise par la cartographie de tous les appareils, chemins et réseaux ;
  2. détermination des « indicateurs d'exposition » (« IoE », pour Indicator of Exposure), c'est-à-dire faire correspondre chaque indicateur de vulnérabilité susceptibles d'être exposés à la carte visualisée dans l'étape précédente. Exemples : défauts de contrôles de sécurité des systèmes et des logiciels ;
  3. détermination des indicateurs de compromission. L'indicateur de compromission est utilisé pour évaluer le degré de réussite d'une attaque.

Réduction de la surface d'attaque[modifier | modifier le code]

Les stratégies de base de réduction d'une surface d'attaque sont les suivants : réduction de la quantité de code en cours d'exécution, limitation du nombre de points d'entrée disponibles pour les utilisateurs non approuvés et élimination des services par relativement peu demandés.

Une approche pour améliorer la sécurité de l'information est de réduire la surface d'attaque d'un système ou d'un logiciel.

  • La désactivation des fonctionnalités inutiles permet limiter les risques de sécurité.
  • Réduire le volume de code accessible aux acteurs non autorisés permet de réduire les vulnérabilités potentielles.

Bien que la réduction de la surface d'attaque aide à prévenir les failles de sécurité, elle n'atténue pas le niveau de dommages qu'un attaquant pourrait infliger une fois qu'une vulnérabilité est exploitée[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Attack Surface Analysis Cheat Sheet », Open Web Application Security Project (consulté le 30 octobre 2013)
  2. (en) Pratyusa Manadhata, An Attack Surface Metric, (lire en ligne [PDF])
  3. (en) Pratyusa Manadhata et Jeannette M. Wing, « Measuring a System’s Attack Surface » [PDF], sur cs.cmu.edu
  4. (en) Jon Friedman, « Attack your Attack Surface » [PDF], sur skyboxsecurity.com,
  5. (en) « Skybox Security Vulnerability Management White Paper », sur lp.skyboxsecurity.com (consulté le 17 juillet 2018)
  6. (en) Michael Howard, « Mitigate Security Risks by Minimizing the Code You Expose to Untrusted Users », Microsoft (consulté le 30 octobre 2013)

Articles connexes[modifier | modifier le code]