Richard Lenski

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Richard Lenski
Description de l'image Richard Lenski with Long-Term Flasks and Incubator on May 26, 2016.jpg.
Naissance (62 ans)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Domaines Biologie
Biologie de l'évolution
Institutions Université de Californie à Irvine
Université d'État du Michigan
Diplôme Université de Caroline du Nord
Renommé pour Expériences sur des colonies de E. Coli sur plus de 20 000 générations
Distinctions Prix MacArthur en 1996

Richard Lenski (né le ) est un biologiste américain s'intéressant à la biologie de l'évolution. Il est notamment connu pour ses expériences sur des colonies de bactéries E. Coli sur plus de 60 000 générations (chiffre en 2016) depuis 1988 à l'université d'État du Michigan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard Lenski est le fils du sociologue Gerhard Lenski. Il obtint son doctorat à l'université de Caroline du Nord en 1982.

Il passa une année sabbatique à Montpellier, pendant laquelle il collaborait avec des collègues de l'Université Montpellier 2, de septembre 1997 jusqu'en juillet 1998.

Il reçut le prix MacArthur en 1996 et entra à l'Académie nationale des sciences aux États-Unis en 2006. Depuis 2013, il édite un blog et participe à Twitter.

Expérience de Lenski[modifier | modifier le code]

Depuis 1988, l'équipe de Richard Lenski étudie l'évolution expérimentale d'Escherichia coli en cultivant ces bactéries pendant des milliers de générations dans des conditions standardisées de culture et analyse comment évolue la fitness et la taille des cellules.

Son équipe congèle régulièrement des bactéries pour pouvoir les comparer plus tard avec ses descendants. Ainsi, ces scientifiques examinent de près les modifications génétiques sur lesquelles repose l'adaptation des colonies à leur milieu[1]. Cette expérience d'évolution au long-terme chez la bactérie Escherichia coli (en) a notamment montré, à travers l’analyse des génomes des organismes mieux adaptés à leur environnement, que ces bactéries accumulaient des mutations bénéfiques, responsables de l’augmentation de leur valeur sélective. Elle a ainsi battu en brèche la thèse de la complexité irréductible.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Biologie, 7e édition, de Neil CAMPBELL et Jane REECE, Pearson Education, 2007, p.581.

Liens externes[modifier | modifier le code]