Railway Clearing House

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La Railway Clearing House, appelée aussi "British Railway Clearing House" (RCH) est une plate-forme d’échange reliant les compagnies ferroviaires britanniques, créée par la loi en 1842 avec un statut d'association à but non lucratif[1].

Créée au milieu du XIXe siècle lors de la Railway mania, cette "véritable bourse aux voyages", ancêtre des plate-forme de l'aviation du type "Amadeus", a pour but "d'aplanir toutes les difficultés résultant du morcellement des concessions"[1].

Son rôle consiste à gérer des reversements d'une compagnie à l'autre, dans le cadre de règles acceptées durablement par toutes, pour permettre à un convoi de circuler le long de portions de voies appartenant à des compagnies différentes, sans gêner excessivement les voyageurs et en évitant les retours à vide[2].

Opérationnelle à partir du 2 janvier 1842, elle permettait aussi de répartir les coûts administratifs entre les lignes déjà construites. Cette structure mutualiste, instituée par le Railway Clearing Act de 1842, a joué un rôle normalisateur. Dès les années 1860, son budget atteignait l'équivalent de 200 millions de francs[3] et elle regroupait 124 compagnies ferroviaires, chacune ayant une voix dans un conseil d'administration se réunissant au moins une fois par trimestre[1]. La présence de dix administrateurs suffisait à régler une affaire. Les statuts du Railway Clearing house prévoyaient jusqu'aux émissions de billets de train permettant de véhiculer gratuitement les électeurs pour se rendre dans les bureaux de vote[4].

En 1847, le Temps moyen de Greenwich, déjà utilisé en mer pour calculer toutes les longitudes de manière homogène, par rapport au méridien de Greenwich, fut adopté par la Railway Clearing House , puis par la plupart des compagnies ferroviaires dans l’année suivante.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Journal des économistes, 1867, page 190[1]
  2. "L'Économie de la paix et la richesse des peuples", par Armand Audiganne, page 193 [2]
  3. "L'Économie de la paix et la richesse des peuples", par Armand Audiganne, page 192 [3]
  4. Journal des économistes, 1867, page 191[4]

Articles connexes[modifier | modifier le code]