Résilience organisationnelle

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La résilience organisationnelle (en anglais business resilience) est une discipline qui s'intéresse à la capacité d'une organisation (entreprise, association, groupe de projet, etc.) à faire face au mieux à des situations d'incertitude[1].

A ce titre, la résilience organisationnelle n'est pas un état, mais un processus dynamique. Une entreprise peut par exemple faire preuve de résilience sur un incident particulier, et ne pas trouver de résilience temporelle sur un autre incident. La dimension contextuelle mais également la notion de ressources (humaines, financières, logistiques, ...) sont autant de facteurs d'influence de la capacité de résilience organisationnelle.

Si la thématique de résilience organisationnelle a véritablement émergé auprès du grand public durant la période de la crise du covid-19, elle reste une discipline encore jeune qui se co-construit depuis près de 10 ans[2], en se basant essentiellement sur les théories des organisations hautement fiables, de l'entreprise apprenante et sur les principes de planification stratégique. Certains principes issus de la psychologie peuvent inspirer les chercheurs, néanmoins la dimension étudiée dans la notion de résilience groupale est essentiellement sociologique.

En 2018, la première formation universitaire francophone dédiée spécifiquement à la thématique de la résilience organisationnelle[3] a vu le jour au sein de la University of Applied Science and Arts Western Switzerland (Haute Ecole de Gestion de Genève)[4].

Auteurs sur le sujet[modifier | modifier le code]

Gary Hamel[modifier | modifier le code]

Article de Gary Hamel dans HBR avec Lisa Walikangas : « The Quest for resilience »

Karl Weick[modifier | modifier le code]

Karl E. Weick est l'un des auteurs qui inspire les théories de la résilience des organisations, notamment par ses travaux portant sur le sensemaking

Application pratique[modifier | modifier le code]

Conditions favorisantes[modifier | modifier le code]

Le modèle des 6C Conditions permettant de favoriser la résilience organisationnelle (modèle des 6C ou six zones d'attention de Baitan) :

  1. Communication: légitimation du besoin de faire face
  2. Utilisation de l'expertise interne (connaissance)
  3. Renonciation à la maitrise de la complexité
  4. Conduite: formalisation modulée par le bricolage
  5. Soutien au coping des salariés
  6. Adaptation de la cadence du changement à l'évolution de l'environnement[5]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Changement et résilience, In Baitan M. (2018). Organiser l'entreprise, vers une poursuite de l'organisation optimale. EPFL Press: Lausanne.
  • Mathias Baitan, Les bons réflexes pour s'adapter au changement, HBR
  • Jonathan Copulski, Brand resilience
  • Gary Hamel, « The Quest for Resilience », HBR
  • (en) James Leflar, Marc Siegel, Organizational Resilience: Managing the Risks of Disruptive Events - A Practitioner's Guide, CRC Press, 2013)
  • Mathias Baitan, "L'entreprise résiliente - 6 propositions pour soutenir la résilience en entreprise", Editions Habiles, Genève, 2015

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bilan d'une crise - Qu’est-ce que la résilience d’entreprise ? », sur www.revuegestion.ca, (consulté le )
  2. « Les bons réflexes pour s'adapter au changement », sur HBR, (consulté le )
  3. Laura Makary, « Formation : la résilience en entreprise, ça s'apprend ! », sur Capital.fr, (consulté le )
  4. Campus Battelle et Bâtiment B, « Évoluer en environnement complexe », sur HEG, (consulté le )
  5. « Modèle des six zones de résilience organisationnelle » (consulté le )