Polytrichum

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Polytrichum
Description de cette image, également commentée ci-après
Pied mâle de Polytrichum strictum terminé par un involucre de petites feuilles écailleuses, la croissance reprenant au centre une fois les anthéridies jaunes vidées.
Classification selon Tropicos
Règne Plantae
Classe Equisetopsida
Sous-classe Bryidae
Famille Polytrichaceae

Genre

Polytrichum
Hedw., 1801[1]
Coiffe poilue recouvrant les capsules de Polytrichum piliferum. Lorsque la coiffe chute, elle laisse voir la capsule fermée par un opercule rouge qui présente un bec au centre.
Coupe transversale de la « feuille » du Polytric commun.

Polytrichum est un genre de mousses.

Phytonymie[modifier | modifier le code]

Le nom Polytrichum vient du grec polus, plusieurs et trichos, poils, allusion aux nombreux poils sur la coiffe protégeant la capsule portée par une soie sporophytique colorée[2].

Description[modifier | modifier le code]

Caractéristique de la famille et du genre, la feuille ou pseudophylle porte à sa surface supérieure des lamelles chlorophylliennes uniassisiales dressées de 5 à 10 cellules de haut. Ces lamelles constituées d'une seule assise de cellules ont pour effet d'accroître la surface d'échange et de favoriser la diffusion de CO2, facteur limitant chez ces mousses caractérisées par l'absence de stomates au niveau du gamétophyte[3]. Le cordon conducteur est normalement composé de « leptoïdes » (cellules vivantes allongées assurant la distribution des produits de la photosynthèse, l'équivalent de la sève élaborée) et d'« hydroïdes » (cellules mortes allongées assurant la distribution de l'eau et des sels minéraux, l'équivalent de la sève brute). La capsule du sporophyte est portée par un pédicelle ou soie (seta), fermée par un opercule adhérent, et recouverte d'une coiffe, la calyptra (en)[4].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Ces mousses, et notamment le Polytric commun, ont été retrouvées dans de nombreux sites archéologiques préhistoriques. Leur taille, leur flexibilité et leur robustesse ont été utilisées pour les lier et en faire des balais, des cordes, ou pour le tissage de petits éléments. Elles ont servi également à emballer des objets, au remplissage de matelas ou d'oreiller, au calfeutrage des habitations ou au calfatage des embarcations[5].

L'aspect poilu de la coiffe explique que les polytrics ont été utilisés pour le soin des cheveux en vertu de la théorie des signatures[6].

Liste d'espèces[modifier | modifier le code]

Selon BioLib (13 juillet 2017)[7] :

Selon Catalogue of Life (13 juillet 2017)[8] :

Selon ITIS (13 juillet 2017)[9] :

Selon NCBI (13 juillet 2017)[10] :

Selon The Plant List (13 juillet 2017)[11] :

Selon Tropicos (13 juillet 2017)[1] (Attention liste brute contenant possiblement des synonymes) :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Tropicos, consulté le 13 juillet 2017
  2. Jean Augier, Flore des Bryophytes, P. Lechevalier, , p. 681.
  3. (en) Mariann Marschall, Michael CF Proctor, « Are Bryophytes Shade Plants? Photosynthetic Light Responses and Proportions of Chlorophyll a, Chlorophyll b and Total Carotenoids », Annals of Botany, vol. 94, no 4,‎ , p. 603 (DOI 10.1093/aob/mch178).
  4. Encyclopædia universalis, Encyclopædia universalis France, , p. 614.
  5. (en) J. H. Dickson, Bryophytes of the Pleistocene: The British Record and Its Chorological and Ecological Implications, CUP Archive, , p. 194.
  6. Jean-Louis De Sloover, Anne-Marie Bogaert-Damin, Les Muscinées du XVIe au XIXe siècle dans les collections de la Bibliothèque universitaire Moretus Plantin, Presses universitaires de Namur, , p. 31.
  7. BioLib, consulté le 13 juillet 2017
  8. Catalogue of Life, consulté le 13 juillet 2017
  9. ITIS, consulté le 13 juillet 2017
  10. NCBI, consulté le 13 juillet 2017
  11. The Plant List, consulté le 13 juillet 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]