Polarisation de groupe

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En psychologie sociale, la polarisation de groupe est la tendance pour les groupes à prendre des décisions plus extrêmes que l'inclination initiale de ses membres considérés individuellement. Ces décisions plus extrêmes sont orientées vers un plus grand risque si la tendance individuelle initiale est à la prise de risque et vers une plus grande prudence si la tendance individuelle initiale est à la prudence.

Historique[modifier | modifier le code]

Le phénomène est décrit pour la première fois en 1961 par Stoner, alors que l'intuition prévalant jusque là était que les groupes, au moment de trouver un accord sur des questions comportant un risque, convergeaient vers un point d’équilibre représentant la moyenne des différentes positions individuelles[1],[2]..

La polarisation de groupe est le phénomène qui, lorsqu'ils sont placés dans des situations de groupe, amène les individus à prendre des décisions et se forger des opinions plus "extrêmes" que lorsqu'ils sont dans des situations individuelles[3]. De plus, le phénomène a montré que, après avoir participé à un groupe de discussion, les membres ont tendance à défendre les positions plus extrêmes et appellent à une action plus risquée que les individus qui ne participent pas à une telle discussion.

La polarisation de groupe est importante car elle contribue à expliquer le comportement du groupe dans une variété de situations réelles, les politiques publiques, le terrorisme, la vie du collège, la violence, etc.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jorge Correia Jesuino, « Lost in translation - De l'influence à la persuasion », Diogène, no 217,‎ (lire en ligne)
  2. Jean-Marie Tremblay, « Serge Moscovici et Willem Doise, Les décisions collectives. Introduction à la psychologie sociae. Tome II », sur classiques.uqac.ca, (consulté le 12 décembre 2020)
  3. (en) Serge Moscovici et Marisa Zavalloni, « The group as a polarizer of attitudes. », Journal of Personality and Social Psychology, vol. 12, no 2,‎ , p. 125–135 (ISSN 1939-1315 et 0022-3514, DOI 10.1037/h0027568, lire en ligne, consulté le 12 décembre 2020)