Plinio Martini

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Plinio Martini
Naissance
Cavergno
Décès
Cavergno
Auteur
Langue d’écriture Italien
Genres
poésie, roman

Plinio Martini, né à Cavergno le et mort à Cavergno le , est un écrivain et poète suisse de langue italienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plinio Martini est le deuxième de huit enfants et grandit dans un milieu modeste[1]. Après l'École normale de Locarno, Martini enseigne d'abord à l'école primaire de Cavergno et ensuite à l'école secondaire de Cevio. Ses écrits sont inspirés par la vie des habitants du Val Maggia[2].

Largement autodidacte[3], Martini commence en écrivant des poèmes[4] et des récits pour la jeunesse. Inspiré par les œuvres d'auteurs italiens classiques, comme Leopardi et Pascoli, ainsi que contemporains, par exemple Montale et Ungaretti, il parvient à "assimiler plusieurs modèles et [à] les refondre dans une écriture toute personnelle"[3]. En 1970, Martini publie Au fond du sac (récompense de la Fondation Schiller Suisse), "le roman suisse-italien le plus lu en 500 ans d'histoire de la Suisse italienne"[5]. Cet ouvrage raconte la vie menée au Val Bavona au début du XXe siècle, ainsi que l'expérience d'un jeune homme émigrant à l'étranger[6]. En 1975, il écrit son deuxième roman, Requiem pour tante Domenica (livre de la Fondation Schiller Suisse 1977), qui avec Au fond du sac compte parmi ses œuvres les plus connues.

Martini a été membre du Parti socialiste autonome[7], une dissidence de gauche de la section tessinoise du parti socialiste suisse.

Il meurt à 56 ans, après deux années de maladie[5].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Paese così, Locarno, Carminati, 1951
  • Diario forse d'amore, Locarno, Carminati, 1953
  • Storia di un camoscio, Zurigo, Edizioni Svizzere per la Gioventù, 1956
  • Acchiappamosche e il maiale, Zurigo, Edizioni Svizzere per la Gioventù, 1962
  • Il fondo del sacco, Bellinzona, Edizioni Casagrande, 1970
  • Requiem per zia Domenica, Milano, Il Formichiere, 1976
  • Delle streghe e d'altro, a cura di Alessandro Martini, Locarno, Dadò, 1979.
  • Corona dei Cristiani, a cura di Alessandro Martini, Locarno, Dadò, 1993
  • Nessuno ha pregato per noi, Interventi pubblici 1957-1977, a cura di Ilario Domenighetti, Locarno, Dadò, 1999

En traduction française[modifier | modifier le code]

  • Le fond du sac, trad. de l'italien par Jeannine Gehring, B. Galland, 1977
  • Chasse aux sorcières, récits ; trad. de l'italien par Marie-Claire Gérard-Zai, Éditions de l'Aire, 1989
  • Requiem pour tante Domenica, trad. de Christian Viredaz, Éditions de l'Aire, 1994
  • Poésies inédites, trad. de l'italien par Dominique Hauser, Éditions de l'Aire, 2005

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giovanni Orelli, Svizzera Italiana, Editrice La Scuola, Brescia 1986, 28, 119, 221-223.
  • Flavio Medici, A trent'anni dalla morte per rileggere Plinio Martini, in Rivista di Locarno, 8-9, Locarno agosto-settembre 2009, 35-36.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Plinio Martini, Lehrer und Schriftsteller », sur TicinArte (consulté le 21 mars 2016)
  2. Larousse en ligne [1]
  3. a et b Ilario Domenighetti, « A la Une : Plinio Martini », sur Culturactif Suisse, (consulté le 21 mars 2016)
  4. Ilario Domenighetti, « Martini, Plinio » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne. consulté le 21 mars 2016.
  5. a et b Ilario Domenighetti, « Plinio Martini », sur Fondazione Valle Bavona (consulté le 9 mars 2016)
  6. (it) Matteo Ferrari, « Ma un titolo, in fondo, come nasce? », sur Bibliothèque nationale suisse (consulté le 21 mars 2016)
  7. Gazette de Lausanne, 23.9.1989

Liens externes[modifier | modifier le code]