Marie Joseph Alphonse Pellion

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Marie Joseph Alphonse Pellion
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Marie Joseph Alphonse Pellion (Gray, -Toulon, ), est un officier de marine français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Souvent nommé à tort Odet-Pellion, Odet étant en réalité le prénom de son père, il entre en à l’École de marine de Toulon sur le Duquesne et en sort aspirant de 1re classe en . En 1816, il effectue sa première campagne au Levant sur la Chevrette en mission hydrographique.

Passé sur l' Uranie de Charles de Freycinet en , il participe au tour du monde scientifique et revient en France en sur la Physicienne après le naufrage du navire aux îles Malouines.

Enseigne de vaisseau (), il embarque comme second du Loiret à la division du Levant et prend part en 1823 aux croisières devant Barcelone lors de la guerre d'Espagne sur la Junon. De à , il est sur la frégate Marie-Thérèse à la station du Brésil et de La Plata et des mers du Sud. Il croise devant Alger en 1827 sur la Galatée puis sert sur le vaisseau Trident à la division du Levant ().

Lieutenant de vaisseau (), après l'expédition d'Alger, il embarque sur l' Artémise (1831) puis comme second de la Didon et participe très activement au forcement des passes du Tage par l'escadre de Roussin, ce qui lui vaut la légion d'honneur.

En 1833, il commande la Flèche au Levant puis travaille à Toulon (1834-1835) avant d'embarquer en comme second sur le Montebello en escadre de Méditerranée. Capitaine de frégate (), second du Triton en Méditerranée, il commande en le Cygne à la station du Brésil et de La Plata sous les ordres de Mackau. Il prend part alors au blocus des côtes d'Argentine puis dirige la subdivision embossée devant Buenos Aires. Il se fait remarquer en tant qu'arbitre des négociations franco-argentines et obtient ainsi un témoignage de satisfaction ().

Aide de camp de Mackau, il est nommé capitaine de vaisseau en et suit son chef lorsqu'il devient ministre de la Marine. Il commande ensuite de 1846 à 1848 le Marengo puis l' Océan en escadre de Méditerranée avant de devenir directeur des mouvements du port de Toulon en .

Commandant du Pénélope () et de la division des côtes occidentales d'Amérique, il intervient à Guayaquil en Équateur pour y protéger les intérêts français. Promu contre-amiral en , major général à Brest (), il devient préfet maritime de Cherbourg en mars.

Commandant en sous-ordre de l'escadre de méditerranée sur le Napoléon (), il participe aux dernières opérations de la guerre de Crimée puis commande en chef en mer Noire de à . Il passe son pavillon sur la Proserpine à Constantinople puis sur le Napoléon () et sur l' Ulm en .

Membre du Conseil des travaux (), de la Commission mixte des travaux publics (), il est promu vice-amiral en août de cette année et est nommé en novembre préfet maritime de Brest, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite en .

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]