Nable

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Vue sous la coque du pétrolier/chimiquier Chassiron en cale sèche ; un nable est visible

Dans le domaine maritime un nable est :

  • soit un bouchon vissé sous la coque d'un navire le plus bas possible pour permettre la vidange des eaux en cale sèche ou à l'échouage,
  • soit une ouverture dans les ponts pour le passage des lances à incendies.

Description détaillée[modifier | modifier le code]

Le terme vient du néerlandais nage signifiant cheville. Il désigne deux orifices sur un navire.

Vidange gravitaire des eaux en cale sèche[modifier | modifier le code]

Un nable est orifice en fond de coque située le plus bas possible, constitué d'une pièce taraudée de cuivre rapportée sous la coque d'un navire, et son bouchon en cuivre court vissé, appelé tapon du nable[1]. Lorsque le nable est constitué de pièces de bois associées à un chiffon pour l'étanchéité, on parle de pellardeau[2].

Il est utilisé lors des passages en forme de radoub pour laisser s'écouler par gravité l'eau de mer ou autre contenu des ballasts[1],[2]. Ces bouchons une fois vissés ne dépassent pas de la coque afin d'éviter des turbulences, le creux généré est cimenté. Le démontage ainsi que la remise en place des nables étant donné leur caractère important ne doit être effectué qu'en présence d'un représentant du chantier naval et d'un officier du navire. On appelle également nable le même bouchon sur la coque d'une petite embarcation, et utilisé pour sa vidange à sec, dans ce cas le nable se visse fréquemment de l'intérieur du bateau. Dans le cas d'un dériveur léger de sport, les nables sont fréquemment deux balles de caoutchouc d'un diamètre supérieur aux trous et maintenues en position à l'extérieur par un tendeur.

Passage des lances à incendie entre les ponts[modifier | modifier le code]

Ouverture pratiquée dans les ponts de navires marchands pour permettre le passage de lances à incendie montées sur rotules et coudées pour attaquer le feu en des points difficilement accessibles.

Historique[modifier | modifier le code]

Hésiode fait déjà mention du nable dans son poème Les Travaux et les Jours[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dictionnaire de la marine à voiles (PÂRIS et De BONNEFOUX, réédition de 1999), page 461
  2. a et b Dictionnaire de la Mer (Jean MERRIEN, Edition Omnibus, 2001), Page 603
  3. Waltz 1999, p. 53, note 12.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hésiode (trad. Pierre Waltz, préf. Jérôme Vérain), Les Travaux et les Jours, Éditions Mille et Une Nuits, coll. « La petite collection » (1re éd. 2006), 65 p. (ISBN 978-2-8420-5406-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dictionnaire Gruss de Marine, Éditions Maritimes & d'Outre-Mer
  • Jean Merrien, Dictionnaire de la mer : Savoir-faire, traditions, vocabulaire, techniques, Omnibus, réédition 2001 (réimpr. 2014), 861 p. (ISBN 9782258113275)
  • Edmond Parïs et Pierre de Bonnefoux, Dictionnaire de marine à voiles (Détail des éditions), Editions du Layeur (réimpr. 1999) (1re éd. 1859), 720 p. (ISBN 291146821X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]