Mobilcom

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

MobilCom était un opérateur de télécoms allemand créé par l'homme d'affaires Gehard Schmid dans les années 1990.

Histoire[modifier | modifier le code]

La société, créée en 1991 par Gerhard Schmid, est à ses débuts un simple revendeur de services de téléphonie mobile pour le compte d’autres opérateurs. Elle ne devient la deuxième société allemande de commercialisation dans ce secteur que grâce à l'appui de la première, Deutsche Telekom, tout en étant le troisième opérateur de téléphonie fixe, avec 8 % du marché[1]. En décembre 1999, Freenet AG est lancé, en tant que fournisseur de services Internet de MobilCom, qui détient 50,43 % du capital, mais ne lancera ses services ADSL que quatre ans plus tard, en mars 2003.

En mars 2000, conseillé par la Banque Lazard, France Télécom a investi 3,7 milliards d'euros pour prendre 28,5 % du capital, valorisant MobilCom à 80 fois son bénéfice brut d'exploitation. Tous deux créent dans la foulée l'entreprise commune "MobilCom Multimedia GmbH" afin de participer à l'appel d'offres pour une licence UMTS en Allemagne. L'autre actionnaire important est alors Sybille Schmid-Sindram, l'épouse du fondateur, via une société baptisée Millenium, avec 10 % du capital, 49 % si on ajoute les actions contrôlées par son mari.

Fin janvier 2002, refusé à Gerhard Schmid les 11,3 milliards d'euros que celui-ci lui réclamait pour développer un réseau UMTS en Allemagne. Peu après, l'opérateur allemand a reconnu qu'il aura du mal à rembourser 4,7 milliards d'euros de dettes à un consortium de 17 banques. Le 14 mai 2002, Gerhard Schmid a accusé France Télécom d'être «responsable de l'augmentation des pertes» de MobilCom, passées à 120,7 millions d'euros au premier trimestre 2002, contre 34,8 millions un an auparavant. Gerhard Schmid a aussi déclaré que «France Télécom ne peut pas éviter une reprise totale de MobilCom en vertu de la loi allemande», via une OPA qui l'obligerait à inscrire les dettes de MobilCom dans ses comptes, une obligation contestée par France Télécom, mais qui fait chuter son cours de Bourse[2].

Le 31 mai 2002, c'est un audit commandé par France Télécom stigmatisant le plan de stock-options de Gerhard Schmid et de sa femme qui fait chuter cette fois le cours de MobilCom.

À l'automne 2002, le gouvernement allemand a promis de verser à la société des aides financières pour la sauver de la faillite[3]. Et en janvier 2003, au terme d'une assemblée générale qui dure plus de douze heures, un plan de sauvetage prévoit que France Télécom passe l’éponge sur les 7 milliards d’euros de dettes de MobilCom, dont il reste actionnaire à hauteur de 28,5 %. Pour aider au désendettement, MobilCom décide de se séparer de sa participation de 50 % dans le fournisseur d’accès à Internet Freenet AG, qui sera introduit en Bourse, avec succès en 2007.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]