Mangora

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Mangora est un genre d'araignées aranéomorphes de la famille des Araneidae[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Les 186 espèces de ce genre sont pour la plupart néotropicales et pour quelques-unes néarctiques, paléarctiques et indomalaises[1].

Mangora acalypha est la seule espèce de ce genre présente en Europe.

Soit Néotropique (169)

Néarctique (7) Mangora calcarifera, Mangora fascialata, Mangora gibberosa, Mangora maculata, Mangora passiva, Mangora placida et Mangora spiculata.

Paléarctique (13) Mangora acalypha, Mangora angulopicta', Mangora crescopicta, Mangora foliosa, Mangora herbeoides, Mangora hemicraera, Mangora inconspicua, Mangora polypicula, Mangora rhombopicta, Mangora semiargentea, Mangora songyangensis, Mangora spiculata et Mangora tschekiangensis.

Indomalais (1) Mangora leucogasteroides.

Description[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques du genres sont d'abord un abdomen plus élevé que le céphalothorax. Le pédicelle qui les relie ne part pas de la pointe de l'abdomen mais du milieu du tiers antérieur de celui-ci. Enfin, la face antérieure du troisième tibia présente un ensemble de longs poils plumeux (trichobothries)[2].

Les espèces du genre Mangora sont orbitèles, c'est-à-dire qu'elles tissent des toiles circulaires. Mangora acalypha détient le record de la toile la plus dense, avec jusqu'à 66 rayons[3] et une spire très serrée (les tours ont 1 mm d'écart au centre).

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Selon World Spider Catalog (version 20.5, 01/10/2019)[4] :

Systématique et taxinomie[modifier | modifier le code]

Octavius Pickard-Cambridge a choisi le genre Mangora pour décrire trois espèces d'araignées en provenance d'Amérique centrale et qui lui avaient été envoyées au British Museum. Mangora picta est l'espèce-type de ce genre.

Parmi les espèces de Mangora, 21 l'ont été entre le début du XIXe siècle et le début du XXe siècle, puis une quinzaine entre les années 1935 et 1965, puis six espèces ont été décrites dans les années 90. C'est après l'an 2000 que les descriptions ont explosé avec les travaux de Herbert Walter Levi, qui a décrit près de 140 espèces néotropicales[1].

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • O. Pickard-Cambridge, 1889 : Arachnida. Araneida. Biologia Centrali-Americana, Zoology, London, vol. 1, p. 1-56 (texte intégral).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c WSC, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Adalberto J. Santos et Karina P. Santos, « A new species of the orb-weaving spider Mangora from Brazil (Araneae: Araneidae) », Zoologia (Curitiba), vol. 28, no 2,‎ , p. 250–252 (ISSN 1984-4670, DOI 10.1590/S1984-46702011000200015, lire en ligne, consulté le 9 mars 2019)
  3. Spidermanneke, « araignée du mois (15) : l’Epeire petite bouteille », sur Spidermanneke,, (consulté le 9 mars 2019)
  4. WSC, consulté le version 20.5, 01/10/2019