Le Relais

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Le Relais

Création 1984
Fondateurs Pierre Duponchel, Père Léon
Forme juridique Scop»[1]
Slogan « Nous avons raison de croire en l'Homme »
Siège social Bruay-la-Buissière
Drapeau de France France
Activité Valorisation textile
Effectif 2 700
Site web www.lerelais.org

Chiffre d’affaires 95 millions d'€[2]

Le Relais est une société coopérative et participative (Scop) regroupant des entreprises à but socio-économique dédiées à la collecte, le réemploi et le recyclage du textile et de la petite maroquinerie. Créé en 1984 par le Père Léon et Pierre Duponchel, il fait partie de la branche « économie sociale et solidaire »[3] du mouvement Emmaüs.

En France, avec près de dix-huit mille conteneurs pour dons, il est le leader de la collecte textile[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1984, la communauté Emmaüs de Bruay-la-Buissière, Pierre Duponchel et le Père Léon de la communauté d'Emmaüs, décident de créer Le Relais, une association d'insertion par l'activité économique, spécialisée dans le recyclage textile. Le Relais voit le jour par la reprise d'une usine de peinture en faillite Lyd France.

En 2009, Le Relais se voit décerner le prix de l'entreprise sociale[4] de l'année par le Boston Consulting Group (BCG).

Solidaire[modifier | modifier le code]

Le Relais, né du Mouvement Emmaüs, est une coopérative avec un mode de gouvernance à but social[5]. Cela se traduit par :

  • l'emploi de personnes en grande exclusion (c'est le but de l'entreprise). Le Relais accueille 40 % de contrats d'insertion ;
  • un plafonnement des salaires (rapport maximum de un à trois entre les employés et le PDG) ;
  • des bénéfices répartis à part égale entre tous les salariés.

Les objectifs de l'entreprise doivent répondre à un double objectif, conciliant emploi et rentabilité[2].

Commercial[modifier | modifier le code]

Un conteneur Le Relais en France.

Le Relais possède environ dix-huit mille conteneurs en France pour le don de vêtement. Les vêtements collectés sont triés selon différents critères puis revendus.

  • 6 % dans une des soixante-dix boutiques Ding Fring[6] du groupe[7],[8],[9],[2].
  • 55 % à l'export (à des grossistes ou aux Relais d'Afrique[9]).
  • 10 % de chiffons d'essuyage.
  • 26 % de matière première (dont l'isolant thermique et phonique Métisse[10])[11],[12].
  • 3 % déchets.

Les pièces en moins bon état sont quant à elles revendues à des tiers.

Antennes en Afrique[modifier | modifier le code]

Le Relais est présent au Burkina Faso depuis 2002, au Sénégal depuis 2006 et à Madagascar depuis 2008.

Après un premier tri, les vêtements adaptés au climat local y sont envoyés. L'argent collecté est ensuite réinvesti dans des projets de développement locaux :

  • production de miel (Burkina Faso)[13],[14] ;
  • le secteur automobile avec la production des voitures Karenjy à Madagascar[2].

Concurrence et vol[modifier | modifier le code]

Avec l'envolée du prix de la tonne de textile triée entre 2007 et 2013 (de 80 à 400 €) et la marge de progression des dons de vêtements en France, l'entreprise doit faire face à plusieurs concurrents répondant également aux appels d'offres des collectivités locales. C'est le cas de Sita (Suez Environnement) et Veolia en France, et SOEX Group (de) en Allemagne[2].

Dans le nord-est parisien, les conteneurs de collecte des sociétés, dont Le Relais, sont régulièrement la cible de bandes de voleurs tentant de récupérer les vêtements et chaussures de marques[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Valorisation textile : la scop Le Relais cherche à financer sa croissance », sur lesechos.fr (consulté le 18 décembre 2016).
  2. a, b, c, d, e et f Anne Rodier, « Le Relais ne connaît pas la crise », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  3. « Notre organisation Emmaüs France », sur emmaus-france.org (consulté le 12 octobre 2015).
  4. « BCG Social Entrepreneur Awards Edition 2009 », sur www.entrepreneur-social.bcg.fr (consulté le 14 octobre 2015).
  5. Laurent Lesage, « Relais : le géant de la récup de vêtements », Émission Capital, sur www.m6.fr, (consulté le 8 février 2015).
  6. « Le Relais ! », sur www.dingfring.com (consulté le 13 octobre 2015).
  7. Quille Florence, « Ding Fring, la friperie solidaire », sur www.la-croix.com (consulté le 12 octobre 2015).
  8. « Ding Fring, la friperie solidaire / France Inter », sur France Inter (consulté le 12 octobre 2015).
  9. a et b « Vidéo. Envoyé spécial : Le business lucratif des vêtements recyclés », 20 novembre 2014.
  10. « Métisse - L'isolation durable », sur isolantmetisse.com.
  11. « Toutes les actualités - Votre communauté d'agglomération », sur www.artoiscomm.fr (consulté le 14 octobre 2015).
  12. « Métisse, isolant à la fibre solidaire - ACEVE - Association pour la Cohérence Environnementale en ViennE », sur www.aceve-environnement.org (consulté le 14 octobre 2015).
  13. Izabela Freytag (photogr. Isabelle Fissiaux), « Wênd Puiré : du rêve à la réalité » [PDF], sur http://www.cari.be/, abeille & Cie, (consulté le 12 octobre 2015).
  14. « Partenaires- ONG Wend Puiré », sur wendpuire.org, Yesbo Burkina (consulté le 5 octobre 2015).
  15. Cécile Beaulieu, « Les conteneurs de vêtements cibles régulières des pilleurs », Le Parisien, 10 novembre 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]