Le Martyre de saint Sébastien

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Le Martyre de saint Sébastien
Mystère en 5 actes
Image illustrative de l'article Le Martyre de saint Sébastien
Saint Sébastien, dessin de Léon Bakst.

Genre Ballet
Musique Claude Debussy
Chorégraphie Michel Fokine
Dates de composition 1910-11
Commanditaire Ida Rubinstein
Création
Théâtre des Champs-Élysées à Paris
Interprètes Ida Rubinstein
Maxime Desjardins
Adeline Dudlay
Véra Sergine
Henry Krauss
Ninon Vallin
Scénographie Léon Bakst
Représentations notables

Le Martyre de saint Sébastien est une musique pour ballet avec voix solistes et chœur mixte de Claude Debussy. Composée en 1910-11 pour une commande de la danseuse Ida Rubinstein sur un texte de Gabriele D'Annunzio, une chorégraphie de Michel Fokine avec des décors et costumes de Léon Bakst. Basé sur un mystère du Moyen Âge relatant la légende du martyr romain saint Sébastien, l'œuvre originale comportait cinq actes pour une durée de cinq heures. De nos jours cette partition est interprétée en concert sous la forme d'extraits intitulés Fragments symphoniques, réorchestrés par André Caplet.

L'œuvre intégrale[modifier | modifier le code]

Les jours précédant la première, qui eut lieu le au théâtre du Châtelet, l'archevêque de Paris menaça d'excommunication tout catholique assistant à la représentation, car l'œuvre mêlait trop le sacré au profane, n'opposait pas clairement les forces païennes et le christianisme, elle suggérait même une assimilation d'Adonis, bel adolescent tombé pour Aphrodite, à Sébastien. De plus, Sébastien était incarné par Ida Rubinstein, une femme juive ! L'œuvre ne reçut donc pas le succès, malgré la maîtrise d'écriture de Debussy.

Analyse[modifier | modifier le code]

  1. Acte I : La Cour des lys
  2. Acte II : La Chambre magique
  3. Acte III : Le Concile des faux dieux
  4. Acte IV : Le Laurier blessé
  5. Acte V : Le Paradis

Instrumentation[modifier | modifier le code]

Deux piccolos, deux flûtes, deux hautbois, un cor anglais, trois clarinettes, une clarinette basse, trois bassons, un contrebasson, six cors, quatre trompettes, trois trombones, un tuba, timbales, célesta, cymbales, grosse caisse, tam-tam, trois harpes, cordes.

Le Palais impérial, dessin de Léon Bakst pour le décor du ballet.

Les Fragments symphoniques[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

  1. « La Cour des lys » - lent et soutenu, expressif
  2. « Danse extatique » et final du premier acte - assez agité (sourdement agité)
  3. « La passion » - lent
  4. « Le bon pasteur » - sombre et lent

Instrumentation[modifier | modifier le code]

Deux piccolos, deux flûtes, deux hautbois, un cor anglais, trois clarinettes (si bémol), une clarinette basse, trois bassons, six cors en fa, deux trompettes en ut, timbales (si bémol, fa), deux harpes, cordes.