Perpignan

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Perpignan
Perpignan
De haut en bas, de gauche à droite : Place de la République ; Cinéma art nouveau Le Castillet ; Fortifications de Perpignan ; Église des Carmes ; Panorama sur la ville et le Pic du Canigou.
Blason de Perpignan
Blason
Perpignan
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
(préfecture)
Arrondissement Perpignan
(chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de Perpignan-1
Perpignan-2
Perpignan-3
Perpignan-4
Perpignan-5
Perpignan-6
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Marc Pujol
2014-2020
Code postal 66000 et 66100
Code commune 66136
Démographie
Gentilé Perpignanais
Population
municipale
121 875 hab. (2016 en augmentation de 3,08 % par rapport à 2011)
Densité 1 790 hab./km2
Population
aire urbaine
317 155 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 42° 41′ 55″ nord, 2° 53′ 44″ est
Altitude 30 m
Min. 8 m
Max. 100 m
Superficie 68,07 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-perpignan.fr

Perpignan Écouter, en Catalan Perpinyà, est une commune du sud de la France, préfecture du département des Pyrénées-Orientales et quatrième ville la plus peuplée de la région Occitanie. Ancienne capitale continentale du Royaume de Majorque, la ville est annexée par le Royaume de France en 1659. Dernière ville française méditerranéenne importante avant l'Espagne, elle est marquée par une forte identité catalane. Selon l'Insee, sa population municipale intra-muros était de 121 875 Perpignanais en 2016.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Perpignan, préfecture des Pyrénées-Orientales, est une ville de 6 807 hectares[1] située au centre de la plaine du Roussillon. La ville est encadrée au sud par la chaîne des Pyrénées, à l’ouest par la région des Corbières, à l’est par la mer Méditerranée, au nord par le ruisseau de la Llabanère, tandis que le Réart lui sert de limite méridionale. La ville se situe à 13 km de la mer Méditerranée (Canet-en-Roussillon) par voie express, à 25 km de la frontière espagnole (Le Perthus) et à 85 km du domaine skiable le plus proche (Espace Cambre d'Aze, 2 400 m env.). Elle est la plus méridionale des grandes villes de France métropolitaine. Perpignan se situe à 850 km de Paris[2], à 200 km de la capitale administrative de la région, Toulouse, à 450 km de Bordeaux, à 310 km de Marseille, à 470 km de Nice, à 1 070 km de Lille (1 150 km de Dunkerque) et à 190 km de Barcelone, capitale de la Catalogne. Plus proches sont les villes de Narbonne (65 km) ou encore Montpellier, à 150 km.

Situation de la commune de Perpignan au sein du département.

Perpignan est la vingt-neuvième ville de France[3] par sa population, la septième ville du pourtour méditerranéen français (après Marseille, Nice, Montpellier, Toulon, Nîmes et Aix-en-Provence), et la quatrième ville de la région Occitanie[4] (également troisième aire urbaine, derrière Toulouse et Montpellier, mais devant Nîmes)[5].

La ville s'est beaucoup agrandie au fil des siècles, transformant des villages voisins en quartiers (faubourgs du Vernet, lieu-dit de La Patte d'Oie et Saint-Gaudérique sont les exemples les plus marquants). En effet, dans ces quartiers l'architecture change et rejoint celle d'un petit village (ruelles et immeubles donnant sur la rue).

Le paysage de Perpignan est surtout marqué par l'impressionnant pic du Canigou (Pic del Canigó) (2 784 m[6]), situé au sud-ouest de la ville non loin de la frontière franco-espagnole (région autonome de Catalogne) et visible depuis le centre-ville. La chaîne des Albères, qui culmine à 1 256 m au Pic du Néoulous, forme une barrière au sud et marque la limite avec l'Espagne, pays avec lequel elle communique facilement au col du Perthus, dont l'altitude n'excède pas 300 mètres, à environ 30 km de la cité.

Perpignan s'étend du nord au sud sur près de 14 km et d'est en ouest sur près de 12 km[réf. nécessaire].

Situation de la commune.

La superficie de Perpignan est de 68,07 km2. La densité de population de Perpignan est de 1 776 habitants par km2. La latitude de Perpignan est de 42,698 degrés Nord et sa longitude de 2,893 degrés Est. Les villes et villages proches de Perpignan sont : Saint-Estève à 4,02 km, Cabestany à 4,31 km, Bompas à 5,07 km, Pia à 5,64 km, Baho à 5,70 km, Le Soler à 5,00 km, Toulouges à 6,80 km, Canohès à 8,20 km et Pollestres et Villeneuve-de-la-Raho à 8,40 km.

Cartographie de la ville de Perpignan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Perpignan
Peyrestortes Rivesaltes, Pia Bompas,
Villelongue-de-la-Salanque
Saint-Estève,
Baho,
Le Soler (sur 120 m)
Perpignan Canet-en-Roussillon
Toulouges
Canohès
Pollestres, Villeneuve-de-la-Raho Cabestany,
Saleilles,
Théza (par un quadripoint)

Perpignan est entourée[7],[8] des communes (en commençant par le nord-est, puis dans le sens des aiguilles d'une montre) de Bompas, Villelongue-de-la-Salanque, Canet-en-Roussillon, Cabestany, Saleilles, Théza, Villeneuve-de-la-Raho (ces trois dernières communes par un quadripoint), Pollestres, Canohès, Toulouges, Le Soler, Baho, Saint-Estève, Peyrestortes, Rivesaltes et Pia.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L’altitude de la commune varie de 8 à 95 mètres[9]. Son point culminant se situe au fort du serrat d'En Vaquer (100 m) au sud-ouest de la ville, en outre la plus haute colline du Roussillon. Perpignan est construite sur plusieurs collines formant plusieurs niveaux, à savoir, le niveau Têt, le niveau Cassanyes, le niveau La Lunette-Champ de Mars, le niveau Moulin à Vent (deuxième point le plus haut, de 80 mètres environ) et le Serrat d'en Vaquer-Porte d'Espagne (point culminant de la colline à 100 m[10]). L'altitude moyenne de Perpignan est de 40 mètres environ.

La ville est située dans la plaine du Roussillon, à quelques kilomètres de la mer à l'Est, entourée par la chaîne des Albères au sud, les massifs du Canigou et du Capcir à l'ouest et la chaîne des Corbières au nord

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[11].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Têt ainsi que par son affluent, la Basse. Elle est traversée aussi par plusieurs canaux d'irrigation alimentant la ville en eau : au sud, par le biais de l'aqueduc des arcades (canal Las Canals provenant d'Ille-sur-Têt), au nord, par le canal de Vernet-Pia qui prend sa source dans les terres et par le ruisseau de la Llabanère, et le Réart au sud.

Perpignan est une ville qui subit régulièrement de fortes inondations. En novembre 1892, une crue de la Têt provoque la destruction de trente-neuf maisons dans le quartier de la route de Bompas et laisse une soixantaine de familles sans-abri[12]. En 1986, la ville connait une très grosse inondation qui arrache une partie de l'ancienne gare routière du centre-ville à l'Espace Méditerranée[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Perpignan est de type méditerranéen (Csa de Köppen) de zone 10. L'hiver est doux (treize jours de gelées par an, neige rare), l'été est chaud et sec. La tramontane, vent de secteur nord-ouest, souffle fréquemment par violentes rafales (un jour sur quatre en moyenne) et amène de la fraîcheur en été, mais provoque un ressenti accru du froid en hiver. La tramontane dégage le ciel du Languedoc. L'automne et l'hiver sont les périodes de l'année ou les précipitations sont les plus fréquentes. La ville est sujette parfois à des épisodes méditerranéens, où il peut tomber des mois de précipitations en l'espace de 24 heures. La température moyenne annuelle à Perpignan est de 15,7 °C, et les précipitations annuelles atteignent 572 mm, soit l'une des moyennes les plus faibles de la France. Perpignan bénéficie également de près de 300 jours de soleil par an, en partie en raison du vent.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Perpignan[14],[15] 2 464,9 572 3 26 14
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Relevé météorologique de Perpignan (période : 1981-2010) Sauf ensoleillement (période : 1991-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,4 4,9 7,4 9,4 12,9 16,8 19,4 19,3 16 12,6 8,1 5,1 11,4
Température moyenne (°C) 8,4 9 11,7 13,8 17,3 21,5 24,3 24,1 20,7 16,8 12 9,1 15,7
Température maximale moyenne (°C) 12,4 13,2 16 18,2 21,8 26,2 29,2 28,9 25,4 21 15,9 13,1 20,1
Record de froid (°C) −8,2 −11 −5,9 0,2 2,4 7,4 11,2 10,4 5 −1,2 −5,7 −6,3 −11
Record de chaleur (°C) 25 26,5 28 32,4 34,4 42,4 40,5 38,7 36,8 34,2 28,1 26,7 40,5
Nombre de jours avec gel 4,9 2,8 1,1 0 0 0 0 0 0 0 0,9 3,8 13,5
Ensoleillement (h) 141,2 160,8 209,6 218 235,8 268,9 298,2 267,4 222,2 167,6 149,2 126,1 2 464,9
Record de vent (km/h) 136,8 136,8 126 115,2 108 104,4 115,2 90 104,4 108 108 126 136,8
Précipitations (mm) 50,6 44,8 43,5 55,9 50,1 28,3 17,1 32 47,3 89,8 58,6 54,4 572,4
Record de pluie en 24 h (mm) 83 178 118 113 127 91 45 61 186 165 222 114 222
Nombre de jours avec précipitations 5,2 4,7 4,5 5,9 5,5 4,1 3 3,9 4,2 5,1 5,1 5,3 56,5
Humidité relative (%) 70 68 64 64 66 62 59 63 68 73 71 71 66,6
Nombre de jours avec neige 0,9 0,6 0,4 0 0 0 0 0 0 0 0,2 0,4 2,5
Nombre de jours d'orage 0,4 0,2 0,5 1,2 2,8 4,3 4,6 5,2 3,2 2,3 0,7 0,5 25,9
Nombre de jours avec brouillard 1,2 0,9 0,9 0,8 1,1 0,6 0,6 0,9 2,4 2 1,3 1,4 14,1
Source : Météo France, InfoClimat
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
12,4
4,4
50,6
 
 
 
13,2
4,9
44,8
 
 
 
16
7,4
43,5
 
 
 
18,2
9,4
55,9
 
 
 
21,8
12,9
50,1
 
 
 
26,2
16,8
28,3
 
 
 
29,2
19,4
17,1
 
 
 
28,9
19,3
32
 
 
 
25,4
16
47,3
 
 
 
21
12,6
89,8
 
 
 
15,9
8,1
58,6
 
 
 
13,1
5,1
54,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Nuvola apps kweather.png Relevés des phénomènes météorologiques : Perpignan 1961-1990
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
nombre de jours de vent >=57,6 km/h 14.4 11.5 15.6 12.9 8.1 7.0 9.0 7.3 6.8 9.4 11.6 13.4 127
nombre de jours de vent >=100,8 km/h 2.0 1.2 2.1 0.6 0.5 0.2 0.2 - 0.1 0.4 0.7 2.7 10.7

Transports[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Perpignan, « centre du monde » selon le peintre Dalí.

La ville est dotée d'une étoile ferroviaire à vocation à la fois régionale, nationale et internationale. La gare de Perpignan est en effet desservie par des TGV, des trains Intercités de nuit et des TER de la région Occitanie.

Grâce à la ligne Narbonne – Port-Bou, et à la nouvelle ligne à grande vitesse de Perpignan à Barcelone, qui était partiellement opérationnelle depuis fin 2010, la ville constitue une étape importante pour le trafic ferroviaire franco-espagnol. À la suite de l'achèvement du tronçon entre Figueras et Barcelone, les liaisons directes à grande vitesse entre Perpignan et Barcelone sont devenues pleinement opérationnelles.

Des TGV relient quotidiennement Perpignan à Paris (gare de Lyon), Toulouse et Barcelone ; des AVE complètent cette desserte par trains à grande vitesse, en reliant tous les jours la ville à Lyon, Marseille, Barcelone et Madrid. En été, des TGV relient également Perpignan à la Belgique (Bruxelles sans changement, via Lyon et Lille). En outre, des Intercités de nuit, qui effectuent des liaisons vers Paris (gare d'Austerlitz) via Toulouse, circulent quotidiennement en saison et certains jours le reste de l'année.

Le trafic régional est assuré par des trains TER qui relient de nombreuses fois par jour Narbonne, Carcassonne, Toulouse et Montpellier, ainsi que Marseille. Vers l'ouest, la ligne Perpignan – Villefranche-de-Conflent, qui se prolonge par la ligne de Cerdagne vers Mont-Louis et Latour-de-Carol, relie l'agglomération au bassin de vie de la vallée de la Têt et à Prades, sous-préfecture du département.

Selon le plan de déplacement urbain (PDU) de Perpignan Méditerranée Métropole, une augmentation du service TER sur ce réseau est prévue[Quand ?], avec entre autres l'instauration de nouvelles haltes ferroviaires (Tecnosud-Université au sud de Perpignan)[réf. souhaitée] et de navettes cadencées Villefranche-de-Conflent – Elne toutes les 40 minutes aux heures de pointe.

De nombreux trains de containers et de produits frais partent de Perpignan Saint Charles. Deux trains partent tous les jours (sauf le week-end) pour Rungis avec des fruits et légumes en wagons réfrigérés.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Perpignan-Rivesaltes.

L'aéroport de Perpignan-Rivesaltes[16] (anciennement aéroport de la Llabanère) assure des vols nationaux et internationaux, pour certains assurés uniquement pendant certaines périodes de l'année, à destination de Paris, Nantes, Lille, Calvi, Ajaccio, Birmingham, Londres Stansted, Southampton, Dublin, Bruxelles, Marrakech et Amsterdam[17].

Transport routier[modifier | modifier le code]

La ville est reliée à Narbonne au nord et Barcelone au sud par l'autoroute A9 (prolongée en Espagne par l'autoroute AP-7), qui constitue l'épine dorsale du réseau routier du littoral méditerranéen.

En complément de l'autoroute, un réseau de voies rapides rayonne autour de la ville, d'abord construit à partir des années 1970 pour relier les stations balnéaires en plein développement à la suite de la Mission Racine (vers Rivesaltes et Le Barcarès au nord, Canet-en-Roussillon à l'est, la Côte Vermeille au sud), et plus récemment pour désenclaver l'ouest du département (vers Ille-sur-Têt à l'ouest, sur la route nationale 116, route d'Andorre).

Afin de relier entre eux ces différents axes et décongestionner le centre-ville, un contournement ouest de l'agglomération est envisagé depuis plusieurs décennies. La première tranche de ce nouveau contournement de la ville, jumelé à l'autoroute A9, a ouvert en avril 2013, ce tronçon relie alors l'actuelle pénétrante nord à la voie sur berge, à hauteur de la clinique St Pierre, sans passer par le Pont Arago. Dans un deuxième temps, cette nouvelle voie express à deux fois deux voies sera prolongée jusqu'à l'échangeur 42 (Perpignan Sud) de l'autoroute A9 (tronçon déclaré d'utilité publique, dont l'ouverture est programmé à l'horizon 2017), puis, dans un troisième temps, jusqu'à la RD 914 (voie express vers Elne et la Côte Vermeille, section non programmée à ce jour)[18].

Le réseau de transports urbains[modifier | modifier le code]

Origines du réseau[modifier | modifier le code]

À partir de 1900, Perpignan a possédé un réseau de tramway, démantelé en 1955. Il assurait une desserte urbaine par le biais de trois lignes (dont une prolongée jusqu'à Rivesaltes). Ce réseau était complété par les lignes ferroviaires de plaine de la Compagnie des chemins de fer des Pyrénées-Orientales (CFPO), et la ligne de tramway suburbain reliant la ville à Canet[19].

Une ligne de trolleybus a succédé à ce réseau à partir de 1952 ; elle fut démantelée une quinzaine d'années plus tard, en 1968. Depuis, le service est exclusivement assuré par des bus[20].

Sankéo[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Sankéo.
Un « Bus-Tram » près de la place Gabriel Péri.
Un « Bus-Tram » près de la place Gabriel Péri.

Le réseau de bus de Perpignan Méditerranée Métropole est appelé Sankéo, anciennement Compagnie de transports Perpignan Méditerranée ou CTPM jusqu'en 2017, filiale du groupe Vectalia.

Le réseau a opté il y a quelques années pour un réseau organisé « en étoile », où presque toutes les lignes convergent vers le centre-ville.

Le service se compose de lignes régulières, de lignes scolaires et inter-campus universitaires, de transport de proximité (navettes bus assurant une desserte locale, dans le centre-ville et à Canet-en-Roussillon), et de transport à la demande (notamment le dimanche, pour certaines lignes).

La ligne 4, principale ligne du réseau, circule sur un axe nord-sud et bénéficie depuis le 9 mars 2013 des aménagements réalisés dans le cadre du projet de bus à haut niveau de service « Bus-Tram » (voies réservées, priorité aux feux, etc.), environ un an après la restructuration du réseau, le 1er janvier 2012.

Une restructuration totale du réseau est présentée au public à partir du 1er juin 2018 et entre en vigueur le 3 septembre suivant15. Cette restructuration s'opère dans la même logique et la même continuité voulue par la création de la marque Sankéo.

Le nouveau réseau est organisé autour de trois lignes structurantes A à C, correspondant respectivement aux anciennes lignes 4, 2 et 8 assurant 40 % de la fréquentation du réseau, avec une amplitude horaire étendue, une fréquence renforcée (10 minutes pour la ligne A contre 12 à 15 minutes pour la ligne 4, 15 minutes pour les lignes B et C contre 20 et 30 minutes pour les lignes 2 et 8) et la mise en place de quatre pôles de correspondances (Languedoc, Massilia, Lycée Maillol et Gare TGV) entre ces lignes et le reste du réseau.

Le reste du réseau est composé de 24 lignes régulières (lignes 1 à 24) desservant toute l'agglomération, la numérotation est remise à plat à cette occasion ; les lignes 1, 7 et 9 à 24 sont sur tout ou partie de leur parcours exploitées en transport à la demande aux heures creuses et le week-end, soit les lignes desservant les secteurs de l'Agly, des Aspres et du littoral ; tous les jours en soirée, un transport à la demande est aussi mis en place entre la gare et l'aéroport.

À ces lignes régulières s'ajoutent le Canet'On, le P'tit Bus, le Nit Bus, la NCMI, le train de Canet.

Enfin, la desserte estivale des plages est revue afin de faire face à la hausse continue et importante de la fréquentation avec la mise en place de deux lignes express « Sankéo Plage » : l'une sur le trajet Gare TGV - Sainte-Marie-la-Mer - Torreilles - Le Barcarès et l'autre sur le trajet Gare TGV - Canet-en-Roussillon.

Réseau départemental[modifier | modifier le code]

La gare routière intermodale de Perpignan constitue le point de convergence de la plupart des lignes du réseau départemental d'autocar « Le bus à 1 euro », qui dépend de la région Occitanie depuis 2017 dans le réseau liO (lignes d'Occitanie[21]. Conformément à la politique du "Bus à 1 ", Perpignan est relié à l'ensemble du département pour 1 euro[22].

Location de vélos et de trottinettes[modifier | modifier le code]

L'une des quinze anciennes stations de vélos libre-service de Perpignan BIP!.
  • De 2008 à 2017, quinze stations de vélo BIP! rassemblant environ 150 vélos, sont mises en place à l'instigation de la municipalité de Perpignan, en libre-service dans toute la ville[23]. Mais l'évaluation de leur utilisation n'a pas conclu à la nécessité de renouvellement de la concession avec la société Clear Channel[24] et les vélos BIP ont disparu en janvier 2018.
  • Le parking Arago offre à la population une location de vélos[25].
  • Le réseau Sankéo propose un service de location de vélos et de trottinettes à la journée, à la semaine ou au mois[26].

Organisation urbaine[modifier | modifier le code]

Perpignan est une ville qui s'est organisée au début sur le site de Château-Roussillon (anciennement Ruscino), oppidum romain situé à l'est de la ville actuelle et traversé par la Via Domitia. Au Haut Moyen Âge, le village primitif s'implante sur son site actuel, plus à l'intérieur des terres, sur la rive droite de la Basse qui, à l'époque, n'affluait pas dans la Têt à Perpignan mais dans les environs de Canet. Le lieu choisi présentait plusieurs avantages : situé en bas d'une pente mais aussi sur une terrasse, il permettait d'avoir une vue sur la plaine en direction de la mer tout en surplombant la vallée de la Têt, dont le lit était aussi, autre avantage, à sa largeur la plus étroite à ce niveau là et permettant donc un franchissement plus facile[27].

Vue du ciel, la ville a une forme de croix et s'étale du nord au sud sur 13 kilomètres environ, et de l'ouest à l'est sur 12 kilomètres environ soit environ 68 km2. De ce fait, la superficie de Perpignan est plus importante que celle de Bordeaux (49,36 km2), Lyon (47,87 km2) ou Montpellier (56,88 km2).

Mairies de quartier[modifier | modifier le code]

La ville de Perpignan est organisée en cinq mairies de quartier, avec un maire-adjoint à la tête de chacun d'eux[28] :

  • Mairie de quartier Centre historique
  • Mairie de quartier Ouest
  • Mairie de quartier Est
  • Mairie de quartier Sud
  • Mairie de quartier Nord, divisée en deux sites : site du Haut-Vernet et site dit Al Sol[29]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La rivière Basse
Allées Maillol

Perpignan est une ville fleurie, elle abrite plusieurs parcs :

Sur le territoire de la mairie de quartier Centre historique[modifier | modifier le code]

  • Le Jardin de la Digue d'Orry
  • Le Jardin des Remparts
  • Les Jardins de la Basse
  • Le Jardin Terrus

Sur le territoire de la mairie de quartier Ouest[modifier | modifier le code]

  • La Villa des Tilleuls et son jardin, dit Jardin Puig
  • Le Jardin Aspirant Buffet
  • Le Serrat d'en Vaquer
  • Le Jardin de la Basse entre le quartier Mailloles et le quartier Saint-Assiscle
  • Le Jardin Jésus Prêt
  • Les Jardins Familiaux « Mailloles »
  • Espace ludique Résidence Ensoleillée
  • Le Jardin de la Pépinière

Sur le territoire de la mairie de quartier Est[modifier | modifier le code]

  • Allées Maillol
  • Square Bir Hakeim
  • Le Parc Sant Vicens
  • Le Bois des Chênes
  • Le Jardin du Grand Large
  • Le Jardin Sabardeil
  • Le Jardin Visconti

Sur le territoire de la mairie de quartier sud[modifier | modifier le code]

  • Parc des sports (Moulin à Vent)
  • Serrat d'en Vaquer
  • Las Canals (petit canal arboré)

Sur le territoire de la mairie de quartier nord[modifier | modifier le code]

  • Parc Pau Casals, en face du Lycée A. Maillol
  • Le jardin Hyppolite Desprès
  • Le jardin Muchart
  • Le Parc Bartholdi
  • Les Jardins Familiaux du Mas Gaillard
  • Les rives de la Têt

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Projets[modifier | modifier le code]

Projet urbain de la gare[30]
La réalisation de la ligne grande vitesse internationale Perpignan - Figueres a rendu nécessaire le remaniement de la gare actuelle. La ville de Perpignan a donc adopté un PDU comprenant la rénovation du quartier de la gare et la réalisation d'un "pôle d'échanges intermodal"[Note 1], pour se préparer au mieux à l'affluence qu'apportera le TGV. Il comprend notamment une nouvelle gare routière, desservie par le futur site propre bus[31].
De plus, outre la gare, c'est le quartier entier (La gare - Saint-Assiscle) qui se verra remodelé. Les parkings de stationnement deviendront souterrains, l'ancienne gare de triage laissera place à un nouveau quartier, et seront créés et construits un futur pôle judiciaire, l'Hôtel d'agglomération (achevé en 2011), un centre d'affaires à la place de la ZAC du Foulon (en face de la gare) et de nombreuses résidences et hôtels[32].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes du nom[modifier | modifier le code]

La mention la plus ancienne du nom de la ville de Perpignan date d’un document de l’an 927, sous la forme Perpinianum[33],[34].

On retrouve plus tard dans d’autres textes sous les formes suivantes : « Villa Perpiniano » (959) ; « Pirpinianum » au XIe siècle ; Perpiniani (1176) ; Perpenyà au XIIIe siècle. Perpenyà reste la forme la plus courante jusqu'au XVe siècle et est encore attestée au XVIIe siècle[35].

De nos jours, en catalan la ville se nomme Perpinyà[36].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Une hypothèse populaire mais fantaisiste attribue l'origine du nom à un légendaire laboureur surnommé en catalan Pere Pinya (Pierre Pigne en français) qui serait descendu de la montagne pour fonder la ville de Perpignan[33].

L'étymologie la plus probable est celle d'un nom de domaine (ou fundus) de l'époque romaine dont le propriétaire aurait eu pour nom Perpennius, suivi du suffixe anum marquant la propriété. Le nom de famille de Perpenna est courant dans le monde romain. En 77 av. J.-C., on trouve par exemple un certain Marcus Ventus Perpenna (ou Perperna) venu avec son armée renforcer, en Hispanie, les troupes du général Sertorius. Le toponyme fundu Perpennianu peut avoir évolué normalement ensuite en Perpiniano puis en Perpenya ou Perpinyan[33].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Perpignan.

Préhistoire et protohistoire[modifier | modifier le code]

Malgré la difficulté de pratiquer des fouilles en milieu urbain, quelques vestiges témoignent de l'occupation du site de Perpignan avant le développement de la ville. On peut mentionner des traces d'habitat néolithique trouvés près du mas Bruno (vers l'échangeur de la RN 116), quelques objets de la civilisation des champs d'urnes de l'âge du Bronze final dans le même secteur, ainsi que des débris de céramique de la fin de l'âge du bronze et du début du premier âge du fer dans les environs de l'école Saint-Jean[35].

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château-Roussillon.
Ruines du forum de Ruscino

L’histoire de Perpignan ne commence pas avant le Xe siècle. En effet, un peuple ibère, les Sordes, aurait occupé la plaine du Roussillon, vers 500 avant Jésus-Christ. Les échanges commerciaux et culturels ont pu se faire à travers les comptoirs grecs installés le long de l'actuelle Catalogne, à Empúries, et aussi à Agde, en Languedoc. La deuxième guerre punique amena les Romains dans ces contrées. Les Ibères ont été ainsi en dehors des Ligures de Provence, romanisés bien avant les Celtes installés plus au nord[37].

À cette époque, Perpignan n’existait toujours pas, mais l’oppidum de Ruscino (actuel lieu-dit du Château-Roussillon ou Castell Rosselló), situé à l’est de la ville, était le siège de l’administration romaine de la région[38]. Étymologiquement, Roussillon doit son nom à Ruscino.

Au fil des années, Ruscino se fit disputer le titre de capitale par la ville d’Elne (Illiberis), jusqu’à la chute de Rome et l’arrivée des Wisigoths en 412. Actuellement, il n'y aucune trace ou document stipulant le passage des Wisigoths à Ruscino ; en outre, les chrétiens fondèrent l'évêché d'Elne, délaissant ainsi la ville de Ruscino[38],[39]. Par la suite, les Sarrasins vont annexer le royaume wisigoth vers 711.

Après l'invasion par les Arabes, Pépin le Bref, puis, par la suite, Charlemagne, reconquirent la région définitivement vers 811 ; c'est alors que commence l'ère carolingienne et la construction de plusieurs villages sur la plaine du Roussillon, notamment Perpignan à quelques kilomètres de Ruscino.

L'après-Ruscino[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Pierre
Une tour de Château-Roussillon.

D’après la tradition, Perpignan aurait été fondée par Pere Pinya (Pierre Pigne)[40]. La légende a été restituée par Bernard Sergent[41].

Les plus anciens vestiges archéologiques découverts sont datés du IXe siècle[42].

La première mention de Perpignan figure dans un acte daté du par lequel un certain Aton (Ato) vend, pour 1 000 sols, les alleux d’Anglars et de Saleilles, avec leurs églises Saint-Jean et Saint-Étienne, à Wadalde, évêque d’Elne et frère du comte Gausbert d’Empúries et de Roussillon : ces alleux confrontaient d'un côté avec Cabestany (villa de Cabestagnio) et, de l'autre, avec Perpignan (villa Perpiniano)[43].

En , Guisandus et son épouse Genta vendent à Sisegutus et à son épouse Arcedonia, une vigne sise au territoire de Villa Gothorum ou Malleoles (aujourd’hui Mailloles ou Malloles, au sud-ouest). Elle était sur le chemin qui va du village de Villa Perpiniani à Orle. Enfin en , le testament du comte Raymond II de Rouergue, marquis de Gothie, parle de l'alleu de Perpignan…

…illo alode de Perpiniani…

…qu'il lègue par tiers à l'abbaye de Saint-Pierre de Rodes (actuellement en Catalogne), et aux cathédrales de Gérone et Elne. 961 est l’année où Guilabert Ier reçoit le comté de Roussillon en héritage de son père tandis que son frère reçoit celui d’Empúries (actuellement en Catalogne). En 991 Guilabert s’installe à Perpignan, transformant la ville en capitale locale. À cette époque le Roussillon n'était qu'un territoire côtier.

Du début du Moyen Âge au royaume de Majorque[modifier | modifier le code]

C’est au Moyen Âge, à partir de la fin Xe siècle, que la ville connaît son essor. Ce succès est dû au choix des comtes de Roussillon d'alors (Guislabert Ier ou son fils Gausfred II) de faire de Perpignan leur capitale[27], qui gagnera plus tard en importance, jusqu’à attirer l’évêque, résidant normalement à Elne. On y construit le château comtal, une église (consacrée en 1025) et un hôpital, le tout placé sous le patronage de Saint-Jean. De nos jours, l’église est nommé Saint-Jean-le-Vieux, elle se trouve à côté de la cathédrale. L’hôpital a changé de lieu : il est actuellement au nord de la ville (Haut-Vernet), mais retrouve son nom d’origine d'hôpital Saint-Jean. Quant au château, il n’en reste que quelques salles enterrées situées actuellement sous le cours Maintenon[44] ; à cette époque-là, la ville n'est pas dotée de remparts.

En , l’église Saint-Jean (auj. Saint-Jean le Vieux) devient une collégiale[45].

La communauté des habitants de Perpignan se voit octroyer des chartes de privilèges en puis en , , et [46].

En , le comte Girard II de Roussillon lègue son comté au comte de Barcelone — le roi Alphonse II d’Aragon — afin qu'il ne tombe pas entre les mains de ses demi-frères que les papes Adrien IV et Alexandre III avaient écartés de la succession en les déclarant adultérins[47]. Cent quarante-cinq chefs de famille prêtent serment d’hommage de fidélité à Alphonse II lorsqu’il vient à Perpignan recueillir son héritage[48]. En , le roi envisage de déplacer la ville sur le Puig des Lépreux (auj. place du Puig)[49].

En , une charte de consulat règle l’organisation municipale de Perpignan[46]. Ses habitants disposent de privilèges étendus, comme celui d’élire des consuls, un par « main » représentante chacune d’une classe sociale. On distingue ainsi les mains majeure, moyenne et mineure, qui sont représentées sur la façade de l'Hôtel de Ville encore à l"heure actuelle.

La capitale du royaume de Majorque[modifier | modifier le code]

Jacques Ier d'Aragon, dit « le Conquérant », fit des conquêtes vers l'Est du royaume d'Aragon, propulsant ainsi Perpignan à son apogée durant 68 années (1276-1344).

Entre 1276 et 1344, Perpignan connaît son âge d’or ; la ville est alors la capitale continentale du royaume de Majorque constitué par Jacques le Conquérant pour l'enfant Jacques, son fils cadet, et comprenant, outre les îles Baléares, le Roussillon, la Cerdagne et la seigneurie de Montpellier. Sa population et sa surface quadruplent en moins d’un siècle. C’est l’époque des grands chantiers, ceux de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste et du palais des rois de Majorque.

De plus, durant cette période d'apogée, Perpignan connaît un essor industriel et commercial important grâce notamment à son rôle politique, à sa structure consulaire et corporative et à sa population active, notamment de pareurs de draps, de teinturiers, et de tisserands[50].

Le roi de France Philippe III le Hardi y meurt le 5 octobre 1285.

De la réintégration au royaume d'Aragon à l'annexion au royaume de France[modifier | modifier le code]

Perspective cavalière du siège de Perpignan par Enea Vico (dessin de 1542)

En 1344, Perpignan perd son statut de capitale par la réintégration du royaume de Majorque dans la couronne d’Aragon. Dès 1346, elle est durement touchée par la peste noire. La ville ne s’en remet pas pendant longtemps.

Du au , Benoît XIII tient un concile à Perpignan[51].

À la mi-septembre 1415, l'empereur Sigismond Ier se rend à Perpignan pour un pseudo-concile avec le roi d'Aragon Ferdinand Ier et l'antipape Benoît XIII. Il en repart le sans avoir convaincu ce dernier d’abdiquer[52].

En 1463, Louis XI occupe Perpignan en confirmant ses anciens droits[53],[54], mais la ville se soulève contre les Français en 1473. Après un siège terrible, qui se termina le [55], le titre de « Fidelíssima vila de Perpinyà » (Très fidèle ville de Perpignan) fut décerné par les rois d’Aragon.

Plus tard, en 1493, Charles VIII restitua le Roussillon et la Cerdagne aux Rois catholiques, qui venaient de fonder l'unité d'Espagne, par le mariage entre la Castille et l'Aragon[56].

Malheureusement, la rivalité franco-espagnole et les conflits qui suivirent devaient faire chuter l'économie de Perpignan, dotée par Philippe II, à cet égard, de puissantes fortifications.

Devenue place avancée de la monarchie espagnole face à la France depuis 1479, Perpignan entre dans une logique militaire, enfermée dans des remparts puissants renforcés à toutes les époques (Vauban notamment), elle n’est plus qu’un enjeu entre les deux grandes puissances. Prise par les armées de Louis XIII en 1642, elle est annexée avec le reste du Roussillon (en fait, les provinces ou comarques historiques du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir, de Cerdagne (Haute-Cerdagne, l'autre partie, la Basse-Cerdagne se trouvant en Catalogne) et celle, occitane, du Fenouillèdes) au royaume de France par le traité des Pyrénées de 1659.

Le , Louis XIV fait son entrée à Perpignan[57].

Perpignan à la fin de l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, le maréchal de Mailly, gouverneur du Roussillon, transforme la Loge de mer en théâtre, qui deviendra relais de poste après la Révolution.
Loge de mer (détail de la façade).

Augustin-Joseph de Mailly (-) est lieutenant général, puis commandant en chef en Roussillon, où il est à l’origine de grands travaux, du renouveau de l’université et où il joue un grand rôle au sein de la franc-maçonnerie catalane.

Il commence, après la paix avec l'Espagne, à négocier les rectifications de frontières. Il conclut avec l'Espagne, en 1750, un traité particulier qui fixe les limites des deux royaumes. Rénovateur de l’urbanisme de la ville des rois de Majorque, Mailly fonde le premier théâtre du Roussillon dans les locaux de la Loge. Les dirigeants du théâtre donnent également de nombreux bals masqués, quatorze plus précisément au tournant de l’année 1779-1780[58]. Il semble également que la salle de spectacle, sise à la loge de mer, soit utilisée à l’occasion de bals publics comme ce fut le cas en 1776 où les consuls informent que, sur la sollicitation de M. de Chollet et d'Augustin-Joseph de Mailly, tous deux francs-maçons, ils ont permis des bals publics pendant le carnaval à la salle de spectacles. Des bals publics sont également donnés dans cette salle, tous les dimanches, en juin 1779[59].

À l’époque des Lumières, le déploiement des différents réseaux de sociabilité, relevant d’initiatives individuelles ou collectives, s’articule dans la cité, fruit du volontarisme du commandant en chef de la province, le futur maréchal de Mailly[60]. Nombre de francs-maçons, avec en figure de proue, l’homme du Roi, le commandant en chef de la province - le maréchal de Mailly - investissent l’espace des Lumières à Perpignan en l’insérant dans le maillage du tissu provincial catalan et en y circulant à l’intérieur.

Les catholiques ne sont pas oubliés. Ils le remercieront pour la fondation des prix d'émulation, celle de douze places pour l'entretien des pauvres, et plusieurs autres établissements aussi utiles que glorieux, en l'an de grâce 1784. D’ailleurs, un premier chapitre d'honneur héréditaire est créé pour Monseigneur le comte Augustin-Joseph de Mailly, marquis d'Haucourt et ses hoirs et successeurs chefs de sa Maison, dans l'église cathédrale de Perpignan, à perpétuité[61]. Il crée de nombreux jardins publics[62].

Il laissera son nom à l'une des rues les plus connues de la Ville, ainsi qu'au Campus universitaire du centre-ville[63]

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

Perpignan prend le statut de « capitale provinciale », c'est-à-dire de chef-lieu ; elle est le siège d’une intendance et d’un Conseil souverain.

Les gigantesques travaux de Vauban devaient faire de Perpignan une cité désormais imprenable et, pourtant, il ne reste à peu près rien de son œuvre car la municipalité de l'époque a décidé de les démolir au début du XXe siècle dans le but d'aérer le quartier central et de pouvoir étendre la ville sur la plaine du Roussillon. Aujourd’hui, il ne reste que le Castillet, le palais des rois de Majorque, des casernes, des souterrains ainsi qu'une partie des remparts épargnés, qui témoignent de l'époque de la grandeur de Perpignan et de ses installations militaires.

Cette ouverture de la Ville permettra cependant la floraison d'ensembles de style Art Déco, aujourd'hui remis en valeur par le biais d'un festival et d'une association de défense, Perpignan Art Déco (PAD) qui argue que Perpignan est " gothique et art déco "[64]

Article détaillé : Fortifications de Perpignan.

Le chemin de fer venant de Narbonne arrive, à la gare provisoire du Vernet, sur la rive gauche de la têt, le . Un service d'omnibus dessert la ville. Le pont sur la Têt et la gare de Perpignan sont mis en service le par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne[65].

L'époque contemporaine - faits marquants[modifier | modifier le code]

La place de Catalogne dans les années 1900, avec une rame du tramway de Perpignan
L'avenue de la Gare, dans les années 1920.

Lors de la révolte viticole de 1907, la préfecture de Perpignan est prise d'assaut par des vignerons et incendiée..

La ville est libérée par la 1re DFL (division française libre)[66], le 19 août 1944.

En 2005, des échauffourées éclatent dans le centre-ville de Perpignan, faisant suite à des agressions inter-communautaires. La ville est en état de guérilla[67] et il faudra plusieurs semaines pour arriver à un retour au calme sous la surveillance de plusieurs compagnies de CRS.

En 1962, afin de faire face à l'arrivée massive des Pieds-Noirs d'Algérie, le conseil municipal mené par Paul Alduy fait créer la Ville-nouvelle du Moulin-à-Vent, qui agrandit de manière importante la zone urbaine de la Ville vers le sud. Ce grand ensemble architectural sera classé, entre autres, site d'intérêt portant le label "Patrimoine du XXe siècle"[68] en 2015.

Son agglomération concentre aujourd’hui la majorité des habitants du département, et Perpignan est la ville-centre, tout d'abord d'une Communauté de communes, puis d'une Communauté d'agglomération, et enfin de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole.

L'histoire religieuse[modifier | modifier le code]

  • La cathédrale Saint-Jean-Baptiste : de style gothique méditerranéen, sa construction a été commencée en 1324 par le deuxième roi de Majorque, Sanche, et elle a été consacrée seulement en 1509. Sa façade est en galets et briques et, à sa droite, se trouve une tour carrée surmontée d'un beau campanile en fer forgé, qui date du XVIIIe siècle, et son bourdon, qui lui est antérieur (XVe siècle). La nef repose sur de robustes contreforts intérieurs. Plusieurs retables dorés datant du XVIe ou du XVIIe siècle se trouvent dans des chapelles latérales. Le maître-autel porte une statue de saint Jean Baptiste, patron de Perpignan, qui porte les armes de la cité (armes de l'Aragon et de la Catalogne royale). Un passage à gauche permet d'accéder à l'ancien sanctuaire de Saint-Jean-le-Vieux, avec son beau portail roman en marbre caractérisé par ses arcs géminés.
  • l'église Saint-Jacques, datant du XIIIe siècle est le siège de la confrérie de la Sanch.
  • l'ancien couvent de Notre-Dame de la Merci.
  • la synagogue (rue François Arago).
  • plusieurs temples de diverses obédiences protestantes et évangéliques occupent le territoire au fil du XXe siècle.
  • une grande mosquée, située au nord de Perpignan (Polygone Nord) a été achevée en 2006.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Carte des communes membres au 1er janvier 2011

Perpignan faisait partie de la communauté de communes Têt Méditerranée, devenue communauté d'agglomération en 2000 (avec 6 communes). Lors d'un nouvel agrandissement de la communauté en 2003, elle est devenue la communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée[69] (dont Perpignan est la ville-centre, et qui regroupe 36 communes[70] depuis 2011 et 268 577 habitants au [71]) puis Perpignan Méditerranée Métropole le . Selon l'INSEE, l'aire urbaine de Perpignan comptait 317 155 habitants en 2014 (323 734 habitants en 2015).

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Perpignan est divisée en 6 cantons (9 avant 2015) :

Vie politique[modifier | modifier le code]

Les maires de Perpignan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Perpignan.
Maires de Perpignan depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
19 août 1944 11 mars 1949 (décès) Félix Mercader SFIO Nommé par le CDL en 1944 puis élu.
15 avril 1949 20 mars 1959 Félix Depardon[72] SFIO Professeur de sciences naturelles à l’école primaire supérieure de Perpignan, puis au lycée de garçons François-Arago
20 mars 1959 5 mai 1993[73] Paul Alduy SFIO puis PS puis UDF-PSD Diplomate - Député (1956-1981) - Sénateur (1983-1992)
16 juin 1993 27 avril 2009 Jean-Paul Alduy[74],[75] UDF-PSD puis UMP Ingénieur des Ponts et Chaussées, sénateur. Du 27 avril au 5 juillet 2009, Bernard Bacou assure les fonctions de maire en tant que président d'une délégation spéciale, après l'annulation de l'élection municipale de 2008.
27 avril 2009 5 juillet 2009 (intérim) Bernard Bacou   Magistrat retraité
Président de la Délégation spéciale de la mairie de Perpignan
5 juillet 2009 15 octobre 2009 (démission) Jean-Paul Alduy UMP Ingénieur des Ponts et Chaussées, ancien sénateur
22 octobre 2009 En cours Jean-Marc Pujol UMP puis LR Avocat

En avril 2009, à la suite de l'affaire dite de « la chaussette », le Conseil d'État confirme la décision du tribunal administratif de Montpellier d'annuler les élections municipales de 2008. Par conséquent, Bernard Bacou, président de la délégation spéciale nommée par la préfecture, assure les fonctions de maire jusqu'à la réélection de Jean-Paul Alduy en juillet 2009[76].

Résultats des élections municipales partielles de 2009 et répartition des sièges :

Le 15 octobre 2009, Jean-Paul Alduy, qui souhaite s'investir plus dans l'agglomération, annonce sa démission de maire de Perpignan. Lors du conseil municipal convoqué à cet effet le 22 octobre, il laisse le siège de maire à Jean-Marc Pujol auquel il succède comme premier adjoint[77].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

Région partenaire[modifier | modifier le code]

Villes partenaires[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1470 1515 1553 1720 1767
2 675 f3 346 f2 717 f3 653 f1 720 f2 717 f1 755 f1 850 f15 000 H
1774 1789 - - - - - - -
13 365 H2 390 f-------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

La commune de Perpignan avait 121 875 habitants au recensement de 2016 (population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019)[93].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[94],[Note 2]. En 2016, la commune comptait 121 875 habitants[Note 3], en augmentation de 3,08 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Orientales : +4,83 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 13410 41512 49914 86417 11417 61820 79222 70621 783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
23 30123 46225 26427 37828 35331 73534 18333 87835 088
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
36 15738 89839 51053 74268 83573 96272 20774 98470 051
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
83 025102 191106 426111 669105 983105 115115 326118 238121 875
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[95] puis Insee à partir de 2006[96].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[97] 1975[97] 1982[97] 1990[97] 1999[97] 2006[98] 2009[99] 2013[100]
Rang de la commune dans le département 1 1 1 1 1 1 475 1
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Perpignan, comparaison entre l'année 1999 et 1990[101].

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
4 762 
75 à plus
8 402 
7 174 
60 à 74
9 783 
8 309 
45 à 59
9 785 
9 274 
30 à 44
10 105 
10 555 
15 à 29
11 190 
7 958 
0 à 14
7 799 
Pyramide des âges en 1990 en nbre d'individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
4 225 
75 à plus
7 461 
8 006 
60 à 74
10 764 
5 703 
45 à 59
8 977 
9 683 
30 à 44
10 572 
11 200 
15 à 29
11 386 
8 067 
0 à 14
8 025 

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2008, la ville comptait 15 273 immigrés soit 13,1 % de sa population (dont 5,3 % nés en Europe et 7,8 % nés hors d'Europe, principalement originaires du Maghreb)[102]. Plus d'un quart des jeunes de moins de 18 ans avaient au moins un parent immigré d'origine maghrébine (21 %) ou turque (5 %) en 2005[103]. Perpignan abrite également la plus grande communauté gitane de France, environ 10 000 personnes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Près de 9 000 élèves sont inscrits dans les 64 écoles maternelles et élémentaires de Perpignan[104].

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Façade principale du lycée François Arago

Perpignan possède 8 collèges publics, 4 collèges privés, 7 lycées publics et 5 lycées privés.

Collèges publics

  • Collège Jean-Macé
  • Collège Madame de Sévigné
  • Collège la Garrigole
  • Collège Marcel-Pagnol
  • Collège Saint-Exupéry
  • Collège Joseph-Sébastien-Pons
  • Collège Albert-Camus
  • Collège Jean-Moulin

Collèges privés

  • Collège Jeanne d'Arc
  • Collège Saint Louis de Gonzague
  • Cours Maintenon
  • Collège Saint Jean

Lycées publics

  • Lycée François-Arago
  • Lycée Aristide-Maillol
  • Lycée Al Sol (aujourd'hui fermé et transféré au lycée Maillol)
  • Lycée Pablo Picasso (ex-Clos Banet)
  • Lycée Charles Blanc
  • Lycée Jean-Lurçat
  • Lycée Léon-Blum (hôtelier)

Lycées privés

  • Lycée Rive-Gauche
  • Lycée Maso
  • Lycée Saint-Louis-de-Gonzague
  • Lycée Notre-Dame-de-Bon-Secours
  • Lycée Sainte-Louise-de-Marillac

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'Université de Perpignan au XVIIIe siècle.
Classes préparatoires[modifier | modifier le code]

Le lycée François-Arago accueille plusieurs classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles (filières MPSI-MP, PCSI, PC et PSI)[105].

Le lycée Notre-Dame de Bon Secours accueille des classes préparatoires commerciales[106].

Université[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Université de Perpignan.

L'université de Perpignan Via Domitia (UPVD)[107] compte environ 10 000 étudiants[108]. Elle comprend cinq UFR, un IUT, un IAE et l'Institut Franco-Catalan Transfrontalier[109]. Depuis novembre 2017, une partie de la Faculté de Droit s'est réinstallée dans les locaux de l'Université historique en centre ancien[110] après deux siècles d'absence.

Grandes écoles[modifier | modifier le code]
  • la Haute école d'art de Perpignan (HEART)[111] n'existe plus depuis 2016 après deux siècles d'existence (autrefois école des Beaux-Arts)
  • la filière « énergies renouvelables » de Polytech'Montpellier délocalisée à l'université de Perpignan depuis septembre 2009[112].
Enseignement supérieur privé[113][modifier | modifier le code]
  • IMERIR : École supérieure d'informatique et de robotique[114]
  • École MASO : Enseignement technique supérieur privé
  • École technique privée Rive Gauche
  • ETPEC - Giorgifont II : École technique privée d'esthétique et de coiffure
  • IFEME : Institut de formation et d’études des métiers de l’environnement

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Foires et marchés[modifier | modifier le code]

  • Foire de la Saint-Martin : elle s'étale sur plus de 4 hectares et accueille environ 150 forains, et fait partie des 5 plus grandes fêtes foraines de France. Traditionnellement ouverture le dernier samedi d'octobre et clôture le dernier dimanche de novembre.
  • Foire aux Camelots : le 11 Novembre, jour de la Saint-Martin, de l'Armistice, c'est la foire des Camelots, également nommée foire des étalagistes. Depuis 2016, elle est suspendue pour raison de sécurité[115]
  • Foire-expo de Perpignan : chaque année plus de 60 000 visiteurs profitent d’animations variées et de plusieurs salons professionnels thématiques répartis sur 22 000 m2 d’exposition[116].
  • Marché de la Place Cassanyes : tous les jours[117], le plus gros marché de la Ville offre un large choix de produits maraîchers, d'habits et de brocante.
  • Autres marchés de quartiers : Saint-Martin, Place de Belgique, Haut-Vernet, etc.[118]
  • Marché aux puces : les dimanches[117] face au Palais des expositions.
  • Vide-greniers du dimanche : au Mas Balande et au Parking Tridôme[119]
  • Marché médiéval "les Trobades medievales" : tous les ans en septembre au Campo Santo[120].
  • Les Halles Vauban : Marché couvert et food court offrant un large choix alimentaire à consommer sur place ou à emporter

Festivals et rencontres[modifier | modifier le code]

  • Procession de la Sanch : Vendredi saint[117].
  • Festival Aujourd'hui musiques, festival de création(s) sonore(s), en novembre[121]. Créé au départ dans l'enceinte du Conservatoire, le festival de déplace au Théâtre de l'Archipel[122].
  • Guitare au Palais : tous les ans, 3 jours le dernier week-end d'août, depuis 2004.
  • Les Jeudis de Perpignan : tous les ans, plusieurs jeudis de l'été, musique et spectacles de rue.
  • Festival de la Voix : ce festival réunit des musiciens, phoniatres, chanteurs pour un week-end de musique (tous les ans, du 20 au 23 octobre). Première édition en 2007. Direction artistique : Bertille de Swarte.
  • Festival Tilt : tous les ans en mars[123] au Médiator
  • Festival de Musique Sacrée[124] : tous les ans, dans le cadre de la Semaine sainte, généralement à l'église des Dominicains.
  • Festival « Confrontation », organisé chaque mois de mars ou d'avril pendant une semaine par l'Institut Jean-Vigo[125].
  • Festival « Jazzèbre »[126].
  • Festival Perpignan Art Déco[127]
  • Festival international de photojournalisme Visa pour l'image : début septembre[128], expositions gratuites dans l'ensemble des sites patrimoniaux du Centre-ville
  • Festival Visa-off : en marge du festival international, et soutenu par la CCI des Pyr.-Oles[129], les commerçants organisent aussi des expos pour les photographes amateurs.
  • Festival international du livre d'art et du film, le filaf, en juin.
  • Festival International de carillon de Perpignan[130] sur le parvis de la Cathédrale Saint-Jean.
  • Pessebre (crèche catalane) de Sant Vicens à Noël.
  • Festival Sirocco : depuis 2000, le festival de musiques méditerranéennes organisé par le théâtre de la complicité[131] a pris place sur l'ancien parvis du Conservatoire, puis dans l'enceinte du Palais des Rois de Majorque. En 2019, il s'exporte sur la Commune d'Argelès-sur-mer, au Bocal du Tech[132].
  • Festival "Et alors ?" du film LGBT+[133], organisé par l'association LGBT+66 et ses partenaires depuis 2017 au cinéma d'art et d'essai le Castillet, propose un éventail de films, de conférences et d'animations autour de la thématique LGBT+.
  • Couleurs Cultures et ExPO-Sciences : des rendez-vous bisannuels pour les enfants de Perpignan et des Pyr.-Oles[134]

Grands événements[modifier | modifier le code]

1197-1997 - 800 ans de la charte des libertés communales de Perpignan[modifier | modifier le code]

Pour fêter cet anniversaire, la Ville a organisé de multiples manifestations festives et culturelles. À cette occasion, la Direction de la Culture a notamment publié un livre : "1197-1997 Libertés et démocratie à Perpignan la Catalane = 1197-1997 Llibertats i democràcia a Perpinyà la Catalana : 800e anniversaire de la charte des libertés communales de Perpignan : 800è aniversari de la carta de les llibertats comunals de Perpinyà"[135], de Jordi Costa. On peut également se rappeler la mobilisation des centres de loisirs municipaux autour d'un projet artistique monumental sur la senyera, le drapeau catalan : chaque lettre du mot PERPIGNAN représentant l'une des neuf bandes du drapeau.

2000 - Année de la fraternité[modifier | modifier le code]

Lors du passage au nouveau millénaire, les villes françaises ont choisi des thèmes à décliner sur l'année 2000. Perpignan a choisi la Fraternité. à cette occasion, la Ville a sorti un cédé avec un titre : "Laisse tourner le monde "[136], distribué dans les écoles pour que tous les enfants l'apprennent. Ce titre fut pendant une année la musique d'attente du répondeur municipal.

Le maire de la Ville, Jean-Paul Alduy, avait invité tous les maires des Villes Jumelles et partenaires pour célébrer la fraternité au Palais des Congrès, mais un incident diplomatique est survenu : le maire israélien de Maalot-Tarshiha a refusé de venir car le maire libanais de Tyr était présent.

D'autres animations et colloques ont ponctué l'année de la fraternité[137]

2008 - Perpignan, « Perpignan 2008 Capitale de la culture catalane »[modifier | modifier le code]

Perpignan est devenue le 1er janvier 2008 la capitale de la culture catalane pour l'année 2008. Cette reconnaissance a eu un impact important sur la ville et sur les Pyrénées-Orientales. Ce label a été mis en place au début de l’an 2000 par les recteurs des universités catalanes afin de donner un coup de projecteur sur une ville de Catalogne. Tout au long de l'année plus d'une soixantaine d'expositions couvrirent tous les champs de la création : du 12 janvier au 16 mars à la galerie « À cent mètres du centre du Monde » douze artistes nord-catalans déclinent leur vision du « Centre du Monde » ; du 14 juin au 20 août, Jean Capdeville accrochera au couvent des Minimes ses 60 ans de peinture (1948-2008), mille ans après la déclaration de Pau i Treva de Déu (la trêve de Dieu promulguée à Toulouges, suspension de l’activité guerrière durant certaines périodes de l’année) « Parmi les temps forts, le 23 juin la ville fêtera Sant Joan Festa Major et la fête de tous les pays catalans… Pendant toute l'année la culture catalane sera célébrée au sein des quatre cents spectacles, festivals ou manifestations qui seront proposées par les associations et les institutions diverses. »

2019 - Perpignan, Capitale européenne du vin[modifier | modifier le code]

En 2019, Perpignan est la "capitale européenne du vin", label décerné par le réseau européen des villes du vin[138]. Cette nomination, délivrée pour la première fois à une ville française, s'accompagne d'un grand nombre d'animations autour du terroir viticole perpignanais et, plus largement, de son agglomération[139].

2019-2020 - Perpinyà, Capital de la Sardana (Perpignan, capitale de la sardane)[modifier | modifier le code]

De mars 2019 à mars 2020, Perpignan se voit attribué le titre de Capitale de la sardane, bien mérité de par son attachement à la transmission de cette musique et cette danse représentatives de la Catalogne[140]. Ainsi, dès la proclamation du titre en mars 2019, c'est une année d'animations et d'événements autour de la sardane qui rythmera la vie culturelle de Perpignan[141].

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Perpignan est le premier établissement public de santé du département des Pyrénées-Orientales[142].

Son implantation actuelle sur l'avenue du Languedoc, dans le nord de la ville, est récente, pourtant, l'origine de l'Hôpital Saint-Jean remonte au XIIe siècle : il est fondé en 1116 par Gausfred III, comte de Roussillon, à proximité de l'église Saint-Jean-le-Vieux et du palais comtal. Il est destiné aux pauvres de la ville[143]. Remanié au fil des siècles[144], ce bâtiment est finalement détruit en 1880 et il n'en reste plus aucun vestige[143].

En effet, en 1808, à l'instigation de Napoléon Bonaparte, l'hôpital quitte son siège médiéval insalubre et inadapté pour une nouvelle implantation, rue Foch. Un siècle plus tard, ce siège se révèle à son tour inadapté et, en 1905, débute le chantier d'un nouvel hôpital sur le site actuel du Haut-Vernet. L'architecte reprend un modèle d'organisation spatiale classique pour l'époque, avec des pavillons distincts reliés entre eux par des galeries couvertes. En raison de la Première Guerre mondiale, le nouvel hôpital n'est achevé qu'en 1928, date à laquelle il prend effectivement le relais du site rue Foch[144].

Afin d'accroître ses capacités d'accueil mais également afin de rénover des locaux devenus vétustes avec les années, un grand chantier de rénovation et reconstruction a débuté en 2003 et devrait s'achever à l'horizon 2012. La première phase s'est terminée en 2008[145].

La ville de Perpignan possède par ailleurs plusieurs cliniques privées.

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs professionnels[modifier | modifier le code]

Clubs professionnels
Nom Sport Division Stade/Salle Fondation Titres
USAP Rugby à XV Pro D2 Stade Aimé-Giral 1902 7
Dragons Catalans Rugby à XIII Super League Stade Gilbert-Brutus 2005 1
Union Treiziste Catalane Rugby à XIII Elite 1 Stade municipal de Saint-Estève 2000 1

Autres clubs[modifier | modifier le code]

Autres clubs
Nom Sport Division Stade/Salle Fondation Titres
Basket Catalan Perpignan Méditerranée Basket-ball Championnat de France de basket-ball de Ligue féminine 2 Gymnase Pons 1980 1
AS Perpignan Football Ligue Languedoc-Roussillon de Football Stade St-Vicens 1975 0
OC Perpignan Football Ligue du Languedoc-Roussillon de football Stade Jean-Laffon 2007 0

Installations sportives[modifier | modifier le code]

Liste des gymnases[152]

  • Aristide Maillol
  • Alcover
  • Alsina
  • Clos Banet-Las Cobas
  • Halle des sports Jean-Paul-II
  • Diaz / Hugo
  • Gilbert Brutus
  • Hyacinthe Rigaud
  • J.S. Pons
  • Jean Lurçat
  • La Garrigole
  • Marcel Pagnol
  • Ribera
  • Parc des Sports
  • Saint-Gaudérique
  • Boulodrome couvert[153]
  • Athlétisme[154]

Rugby[modifier | modifier le code]

L'USAP[modifier | modifier le code]
Supporters catalans
  • La ville est représentée par le club de rugby à XV de l'Union sportive arlequins perpignanais (USAP), qui évolue lors de la saison 2019/2020 en Pro D2, le second niveau du rugby à XV professionnel. La ville a agrandi en 2007 l'actuel stade Aimé-Giral dont la capacité d'accueil est désormais de 14 567 spectateurs, grâce à la nouvelle tribune Goutta. En 2010, l'agrandissement des tribunes, voire de la construction d'un nouveau stade de 20 000 à 25 000 places est envisagée[155].
  • Septuple champion de France, l'USAP est redevenue championne de France 2009 de rugby (Top 14) pour la première fois depuis 54 ans[156]
Les Dragons Catalans[modifier | modifier le code]
Entrée en jeu des Dragons Catalans.
Articles détaillés : Dragons catalans et Saint-Estève XIII catalan.

La ville de Perpignan compte en son sein l'unique représentant français de rugby à XIII en Super League depuis 2006[157]. Il compte à son palmarès le titre de Challenge Cup remportée en 2018[158]. Ce club est le fruit de la fusion de Saint-Estève et du XIII Catalan, deux clubs historiques de rugby à XIII ayant remporté de nombreux Championnats et Coupes de France[157]. Le club évolue à domicile au stade Gilbert-Brutus au nord de la ville devant près de 10 000 spectateurs à chaque rencontre. En parallèle, le Saint-Estève XIII catalan, équipe réserve des Dragons Catalans, continue d'évoluer depuis 2006 en Championnat de France de première division et compte plusieurs succès en Championnat et Coupe de France.

Autres clubs[modifier | modifier le code]

En rugby à XV Perpignan a également eu comme clubs :

Football[modifier | modifier le code]

Football américain[modifier | modifier le code]

  • Les Archanges de Perpignan fondé en 2002, champion régional de la ligue régionale Languedoc-Roussillon en 2005.

Football australien[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision locale[modifier | modifier le code]

France 3 Languedoc-Roussillon et Perpignan TV, qui émet sur le réseau Numericable à Perpignan, sont deux chaînes de télévision qui sont présentes à Perpignan. France 3 émet depuis le Pic de Neulos comme les autres chaînes de la TNT. Depuis le mois d'octobre 2007, la télévision transfrontalière TSF émet de part et d'autre des Pyrénées catalanes via le satellite espagnol Hispasat, des programmes en quatre langues, français, catalan, espagnol et anglais. Une production quotidienne d'émissions plateau et jeux interactifs de six heures. Le a eu lieu, à Perpignan, l'inauguration de la chaîne euro-régionale TSF Pyrénées Méditerranée.

Presse locale[modifier | modifier le code]

  • L'Indépendant, journal d'information quotidien le plus connu localement et un des plus anciens titres de presse en France.
  • La Semaine du Roussillon, journal d'information hebdomadaire.
  • Made in Perpignan, journal d’information numérique indépendant, premier journal d'information pure player créé dans le département[162].

Radios locales[modifier | modifier le code]

Perpignan accueille également plusieurs stations de radio locales :

  • FM Evangile 66 (88.7 FM) : radio associative religieuse. Elle est la radio des évangélistes protestants[163].
  • RFM Perpignan (89.1 FM) : antenne locale d'RFM à Perpignan. Elle diffuse des publicités ainsi que des flashs d'information locaux et un programme local réalisé depuis Montpellier.
  • RTL2 Languedoc-Roussillon (94.6 FM) : Antenne locale d'RTL2 à Perpignan. Elle diffuse des pubs et un programme local entièrement perpignanais.
  • Ràdio Arrels (95.0 FM) : radio locale associative perpignanaise[164].
  • Grand Sud FM (96.1 FM) : radio locale commerciale basée à Narbonne[165].
  • Chérie FM Pays Catalan (97.6 FM) : Antenne locale de Chérie FM à Perpignan. Elle propose les mêmes types de programmes qu'RTL2 Languedoc-Roussillon[166].
  • 100% Catalogne (ex-Radio Catalogne Nord) (98.8 FM) : Radio locale commerciale basée à Perpignan. En 2016, elle est rachetée par la radio commerciale tarnaise 100%[167]. Elle diffuse un programme local perpignanais en plus de son programme entendu sur ses autres fréquences.
  • France Bleu Roussillon (101.6 FM) : Radio locale publique de Perpignan[168].
  • NRJ Perpignan (105.9 FM) : Antenne locale d'NRJ à Perpignan. Elle partage ses locaux avec Chérie FM Pays Catalan en raison de l'appartenance de cette dernière au groupe NRJ.

Cultes[modifier | modifier le code]

Événement majeur[modifier | modifier le code]

Vue de la nef centrale de la cathédrale

La Semaine sainte est célébrée de manière particulière à Perpignan : le Vendredi saint est fêté dans les rues avec la procession de la Sanch depuis 1416[169]. Le pénitent, habillé en rouge, la tête couverte du caparutxe, conduit la procession, avec dans sa main une cloche de fer donnant le rythme de la procession. Les tambours sont voilés de noir, tout comme les autres pénitents, dont certains portent des misteris, sorte de plateaux-supports sur lesquels sont représentés des scènes de la Passion de Jésus ou des figures religieuses.

Lieux de culte catholique[modifier | modifier le code]
Autres lieux de culte chrétien[modifier | modifier le code]
  • Église évangélique (boulevard des Pyrénées)
  • Église évangélique protestante (avenue de Prades)
  • Église évangélique Santana
  • Église baptiste du centre
  • Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah
  • Temple et presbytère de l'Église réformée (rue Colonel d'Ornano)
  • église évangéliste du Puig
Lieux de culte musulman[modifier | modifier le code]

La ville compte 17 mosquées et salles de prière. Une grande mosquée a été inaugurée à Perpignan en 2006, à l'entrée nord de la ville.

Lieux de culte bouddhiste[modifier | modifier le code]

Le KTT est un lieu de culte bouddhiste tibétain[172].

Lieux de culte israélite[modifier | modifier le code]

Synagogue (rue François Arago).

Vie militaire[modifier | modifier le code]

L'école militaire de Perpignan vers 1780
  • Historique militaire

L'académie militaire des Haras (1751)

Une académie militaire, à l’initiative du futur maréchal de Mailly, agissant pour le roi, est créé pour former de jeunes nobles au service du roi le [173]. Elle doit former douze jeunes gentilshommes aux exercices convenables à leur naissance. Elle est bâtie dans le local d'une fonderie qu'on supprime. Il s’agit en effet d’une école militaire, où les jeunes nobles roussillonnais reçoivent une éducation militaire afin d’entrer au service du roi. L’élite nobiliaire de la province est formée dans cette académie. La formation dispensée au vu de la diversité des cours enseignés dans l'école des Haras démontre la volonté d'obtenir à la fois des soldats fidèles au roi mais aussi des hommes cultivés, éclairés et formés pour diriger[174]. Selon d'autres sources, elles ne forment que huit cadets et les candidats sont rares. L’école militaire apparaît bien être un des espaces des Lumières les plus fermés à l’intérieur de la ville, même aux yeux des francs-maçons. Mais cela semble être un choix délibéré du futur maréchal de France.

  • Forces militaires de nos jours

53e régiment d'infanterie

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le niveau de vie médian est de 14 528  par an, soit un niveau moins haut (-36,19 %) que le revenu médian du pays, estimé à 19 785 .

Le taux de pauvreté (29,8 %) est nettement plus important que le taux de pauvreté français (13,9 %)

57,9 % des foyers fiscaux de la commune sont non imposables[175].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'agroalimentaire est l'activité économique dominante de Perpignan.

Perpignan est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales. Elle gère le port de Port-Vendres et a perdu la gestion de l’aéroport de Perpignan en mai 2011.

Industries anciennes[modifier | modifier le code]

La ville était surtout connue pour ses poupées Bella fabriquées à Perpignan même, jusqu'en 1984, date de fermeture de l'usine[176]. Aujourd'hui seul subsiste un musée de ces poupées, les anciennes installations ayant été rasées[177].

Les pôles économiques[modifier | modifier le code]

Pôle Économique Saint Charles[modifier | modifier le code]

Le Pôle Économique Saint Charles est la 1re plateforme de fruits et légumes d'Europe[178]. Située au sud-ouest de Perpignan, elle s'étale sur 70 hectares, où sont implantées 150 entreprises offrant plus de 2 100 emplois directs[179]. C'est le premier bassin d’emploi des Pyrénées-Orientales avec un chiffre d’affaires de 4,6 milliards d’euros annuels sur cinq secteurs d’activités principaux, répartis sur 300 000 m2 d'entrepôts[180].

Près de 1,6 million de tonnes de fruits et légumes[179] y transitent ainsi chaque année[181] :

ZAC Polygone Nord[modifier | modifier le code]
Espace Polygone[modifier | modifier le code]

L'espace Polygone se situe au nord de la ville et s'est développé le long de l'ancienne N9[182] sur près de 200 hectares. Il compte aujourd'hui plus de 425 entreprises[183] et près de 3 000 emplois. Après une période de déclin, liée à son passé de zone industrielle, l’Espace Polygone connaît depuis 1998 ans un nouvel élan grâce à d’importants travaux de rénovation. Cet embellissement en a fait un site en plein développement économique avec un réseau de PME / PMI de plus en plus dense.

Avec l'arrivée d'enseignes nationales telles que E.Leclerc, Botanic, BUT, Intersport, Hertz, King Jouet… c'est un espace commercial de plus en plus fréquenté, de par son dynamisme et sa situation géographique. L’Espace Polygone dispose à proximité d’infrastructures nombreuses et performantes, qui favorisent le développement national et international des entreprises : autoroute, future ligne TGV, aéroport international, liaisons maritimes, parcs d’activités spécialisés.

En 2008, ce quartier de vie en pleine mutation urbaine s'enrichit grâce à la construction du nouvel hôpital de Perpignan, de l'espace aquatique Arlette-Franco du Haut-Vernet et des opérations de l'Agence nationale de rénovation urbaine. Preuve de cette vitalité nouvelle, la crèche interentreprises Les Petits Chaperons Rouges a vu le jour en janvier 2009. Cette réalisation s'est faite en partenariat avec l'association des entreprises. Elle permet aux salariés travaillant sur l'espace Polygone Nord de bénéficier d'un cadre de qualité pour la garde et l'éveil de leurs enfants.

Torremila[modifier | modifier le code]

Ce parc d'activités, complémentaire et mitoyen de l’Espace Polygone, a vocation à accueillir des entreprises dont les activités nécessitent des superficies importantes. Divisé en trois lots, il propose des zones dédiées à la production logistique et/ou industrielle et un pôle autour de la santé. De grosses entreprises, telles Cémoi, y sont installées.

ZAC Porte d'Espagne

Située au Sud de Perpignan sur la D900 tout près du quartier du Moulin à Vent, la Porte d'Espagne est une zone commerciale regroupant des enseignes nationales et internationales telles que Auchan, Leroy Merlin, Boulanger, Gemo, Aquapolis, Darty, Gifi, Decathlon, La Foir'fouille, ainsi que des chaînes de restaurant rapide comme Quick ou Burger King.

Tecnosud et Tecnosud II[modifier | modifier le code]
Le parc Tecnosud

Tecnosud est une zone d'activité économique située au sud de Perpignan, à côté du Mas Balande et au sud du Moulin à Vent. C'est une zone qui accueille Le Pôle DERBI ainsi que des entreprises de haute technologie, un laboratoire de recherche (PROMES) ainsi que des entreprises aux activités tertiaires (publicité par exemple).

En 2013, Perpignan Méditerranée Communauté d'Agglo aménage le terrain qui accueille Tecnosud II.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Palais des rois de Majorque
Le Castillet

La ville de Perpignan possède un riche patrimoine architectural, datant de la période du Moyen Âge jusqu'à la période contemporaine. Trente-quatre bâtiments sont répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[184] et dix-neuf lieux sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[185]. De plus, huit bâtiments et cinq quartiers sont labellisés « Patrimoine du XXe siècle »[186], avec notamment un des plus importants patrimoines d'architecture Art déco en France[187].

Perpignan est une « ville d'art et d'histoire »[188].

Monuments[modifier | modifier le code]

Loge de mer
"La Pensée" ou "La Méditerranéenne" par Aristide Maillol dans la cour de l'Hôtel de Ville.
Façade Sud des Dames de France.

Lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel Pams, demeure achetée par Pierre Bardou en 1852, promoteur du papier à cigarette JOB, marque fondée en 1849 par son père Jean Bardou.
  • La Casa Xanxo, très belle demeure gothique édifiée en 1508.
  • le palais des congrès Georges Pompidou, à l'architecture contemporaine.
  • le théâtre de l'Archipel, des bureaux Jean Nouvel
  • la place de la République, réputée pour ses cafés, son marché, son manège aux illustrations des monuments perpignanais
  • le Passeig, promenade longeant la Têt sur sa rive gauche

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Bibliothèques et archives[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Structures de spectacle vivant et de musique[modifier | modifier le code]

  • le Théâtre Municipal Jordi Pere Cerdà et la salle de cabaret Jean Cocteau
  • le Palais des Congrès Georges Pompidou et la Salle Armand Lanoux
  • La Casa Musicale, espace de cultures populaires
  • Le Médiator, salle de concerts
  • le Parc des expositions et son satellite
  • le Théâtre de l'archipel, scène nationale
  • l'Église des Dominicains
  • Le théâtre " La boite à rire "[201]
  • Le cabaret F U T U R[202]
  • Le théâtre de la Rencontre
  • L'auditorium John Cage du Conservatoire à Rayonnement Régional Montserrat Caballé

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • En centre-ville, on trouve le cinéma Le Castillet, le cinéma encore en activité le plus ancien de France (1911[203]).
  • Un complexe cinématographique de 14 salles se situe au Mas Balande, le Méga-Castillet
  • L’Institut Jean-Vigo[204] (en hommage au réalisateur éponyme), centre cinématographique d’animation et de recherche et centre de ressources sur l’histoire du cinéma et l’histoire des sociétés, organise le festival annuel « Confrontation »[205], des colloques, des expositions et des actions d’éducation à l’image. Avec ses collections film et non-film l'Institut organise des activités pour la valorisation et la diffusion de son patrimoine cinématographique. Il publie également Les Cahiers de la Cinémathèque.

Arts Visuels[modifier | modifier le code]

  • Sant Vicens : atelier de céramiques et lieu d'exposition et de vente situé dans le quartier Saint-Gaudérique.
  • Centre d'art contemporain " à 100 mètres du centre du monde "[206].
  • Centre d'Art Contemporain (CAC) Walter Benjamin[207], qui est fermé en 2019 pour accueillir la Médiathèque temporaire en travaux.
  • La Maison de la Catalanité[208], lieu d'expositions
  • Le Couvent des Minimes et le Centre International du Photojournalisme

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances à Perpignan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catégorie:Naissance à Perpignan.

Lieu de résidence[modifier | modifier le code]

Décès à Perpignan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catégorie:Décès à Perpignan.

Sépultures à Perpignan[modifier | modifier le code]

  • Sanche Ier (XIIIe s. -1324), roi de Majorque ; sa sépulture se trouve dans la Cathédrale Saint-Jean de Perpignan ;
  • Albert Saisset, dit Oun Tal ou Un Tal, (1842-1894) : poète français d'expression catalane, enterré au cimetière Saint-Martin[212]
  • Jacques François Coquille dit Dugommier (1738-1794), général français, enterré au cimetière Saint-Martin[212]
  • Luc Dagobert, dit « Dagobert de Fontenille », général français, enterré au cimetière Saint-Martin[212]
  • Marcel Cerdan (1916-1949), enterré au Cimetière du Sud[213] ;
  • Paul Mauriat (1925-2006), musicien et chef d'orchestre français, reposant au Cimetière du Sud[213] ;
  • Jean-Claude Rolland (1931-1967), comédien, enterré au Cimetière Saint-Jacques[214] ;
  • Patrick Bourrat (1952-2002), journaliste et reporter français enterré au Cimetière Saint-Jacques[214] ;

Groupes musicaux de Perpignan[modifier | modifier le code]

  • Blues de picolat : groupe de blues et folk en catalan dont le nom est un jeu de mots avec les boles de picolat ;
  • HushPuppies, groupe de garage rock en français ;
  • Kargol's, groupe de skacore ;
  • la Cobla Mil·lenaria de Perpinyà[215] : ensemble musical de sardanes. En 2008, la ville de Perpignan octroie le titre de « Fidelíssima Vila de Perpinyà » à la cobla, ce qui lui confère le droit d'être son ambassadrice à travers toute la Catalogne et la France[216].

Œuvres liées à Perpignan[modifier | modifier le code]

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • Pel-Mouchi : Le héros de province, d'Albert Bausil, (ISBN 2908866269), les souvenirs d'enfance du poète perpignanais
  • Le journal d'un voleur, de Jean Genêt, 1949. Le personnage Stilitano " parlait assez bien le français qu'il avait appris dans la campagne de Perpignan où il allait faire les vendanges."
  • John Gardner, Permis renouvelé, Paris, éditions du Rocher, 1992 : premier James Bond écrit par John Gardner, une partie de l'intrigue se passe à Perpignan où l'agent 007 passe un soir de fête de la Saint-Jean en centre-ville et au Palais des Rois de Majorque.
  • Claude Simon, Le Tramway, Paris, Les Éditions de Minuit, , 141 p. (ISBN 2-7073-1732-2, notice BnF no FRBNF37216927) : le récit se déroule entre Canet et Perpignan autour de la ligne de tramway qui réunissait jadis ces deux communes.
  • L'acacia, de Claude Simon, (ISBN 2707318515)
  • Contes de Perpignan et d'ailleurs, Canet, Éditions Trabucaire et Ville de Perpignan, 2003 (ISBN 2-912966-75-2) : recueil de contes populaires des habitants de Perpignan. Contes recueillis par Cillie Motzfeldt Tirach, Coordination des traductions par Marie Besnard, Illustrations de Mario Chichorro.
  • Contes de Perpignan et d'ailleurs, Volume 2, Canet, Éditions Trabucaire et Ville de Perpignan, 2006 (ISBN 2-84974-034-9) : recueil de contes populaires des habitants de Perpignan. Contes recueillis par Cillie Motzfeldt Tirach ; coordination des traductions par Marie Besnard ; illustrations de Katya Bes et Isabel Mencion
  • Promenade littéraire dans les rues de Perpignan, Michel Wallon, Éditeur : MARE NOSTRUM (27/10/2004), (ISBN 290847638X)
  • Vengeance pour un mort, de Caroline Roe, (ISBN 226403727X), Éditeur : 10-18
  • Les clients du Central Hôtel de André Héléna - Perpignan, 1944 : les alliés ont débarqué en Normandie et en Provence, les Allemands tiennent encore la ville mais ce préparent au départ.
  • Tapas bulgares pour Germinal Poco, de René Grando, (ISBN 2908476355) Éditeur : MARE NOSTRUM, les aventures du reporter de la Dépêche du midi
  • Pourquoi pas nous ? Patrick Cauvin (ISBN 2253031852) Éditeur : LE LIVRE DE POCHE - Histoire d'amour entre une libraire de Perpignan et un catcheur de Montmartre.

Œuvres musicales[modifier | modifier le code]

Jeux-vidéo[modifier | modifier le code]

Dans le jeu vidéo Empire Earth, pendant une mission de campagne, Guillaume le Conquérant doit attaquer le sud de la France en passant par Perpignan.[réf. nécessaire]

Œuvres cinématographiques[modifier | modifier le code]

De nombreux cinéastes sont venus tourner à Perpignan ou dans sa région pour des films :

Œuvres visuelles[modifier | modifier le code]

Héraldique et identité visuelle[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Perpignan (Pyrénées-Orientales).svg

Le premier blason se décrit ainsi (à gauche) : Écu en losange. D'or à quatre pals de gueules; à l'écusson en bannière d'azur brochant sur le tout, chargé de saint Jean Baptiste debout de carnation, auréolé d'or, vêtu d'une tunique en poils de chameau serrée à la taille d'une ceinture de cuir, le tout au naturel, et d'un manteau de pourpre doublé de sinople, tenant de sa dextre une croix haute d'or et sur son bras senestre un agnelet d'argent[223].

Le deuxième blasonnement de la ville est représenté à droite : De gueules, à deux tours d'or crénelées d'argent, et à une fleur de lis aussi d'or en chef.

Blason ville fr Perpignan.svg

Devise[modifier | modifier le code]

Devise ancienne[modifier | modifier le code]

Regi et Deo semper fidelissima (Toujours fidèle au roi et à Dieu)[224]

La devise doit être considérée comme apocryphe, elle a peut-être été composée à l'époque où la ville demanda le renouvellement des armoiries, jamais elle n'a été portée.

Le , le roi d'Aragon, Jean II, pour récompenser la ville de l'héroïque résistance qu'elle opposait aux troupes de Louis XI, lui accorda le titre de Fidelissima, très fidèle, qu'elle a toujours gardé depuis. Ce seul mot pourrait, avec juste raison, être pris comme devise historique par la ville de Perpignan.

Devise récente[modifier | modifier le code]

Fidelissima vila de Perpinyà (Très Fidèle Ville de Perpignan)[225]

Appellation[modifier | modifier le code]

Perpignan la Catalane / Perpinyà la Catalana, apposée sur les logos de la ville depuis 1993, lorsque Jean-Paul Alduy est élu maire.

[modifier | modifier le code]

Le logotype de la ville a connu plusieurs itérations au cours des années.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Perpignan est :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

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  • Pascal Greboval, " Perpignan, bio et catalane à la fois ", Kaizen no 34, sept.-oct. 2017

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Plus couramment, ce type de pôle d'échanges est dit "pôle d'échanges multimodal".
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

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