Gustave Monod

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Gustave Monod
Fonction
Inspecteur général de l'Éducation nationale (d)
Biographie
Naissance
Décès
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Distinction

Gustave Adolphe Monod (Mazamet, - Paris, ) est un pédagogue et haut fonctionnaire français. Il fut directeur de cabinet du ministre de l'Éducation nationale, inspecteur général de l'instruction publique et chargé de la direction de l'enseignement du second degré au ministère après la Seconde Guerre mondiale. Il est connu pour la création des « classes nouvelles de la Libération » et sa participation à l'élaboration du plan Langevin-Wallon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave Monod est né en 1885 à Mazamet dans une famille de pasteurs protestants. Agrégé de philosophie en 1912 (classé sixième)[1], il exerce pendant deux ans à l'École des Roches où il s'initie aux méthodes actives et restera toujours proche des éclaireurs de France dont il fut président de 1946 à 1957.

Il est mobilisé en 1914, et sert comme infirmier durant la Première Guerre mondiale, dans des conditions qui lui valurent cinq citations et la croix de guerre. Il est gravement blessé à la fin de la guerre, et est amputé d'une jambe.

En 1919, il reprend sa carrière de professeur de philosophie.

En 1933, il devient directeur de cabinet du ministre de l'Éducation nationale Anatole de Monzie, peu après l'époque des démêlés de celui-ci avec Célestin Freinet (allusion pas assez explicite).

En 1936, il est nommé adjoint au directeur de l'enseignement du second degré et contribue avec Jean Zay à la mise en place des classes expérimentales d'orientation.

En 1940, il est démis de son grade d'inspecteur général pour avoir refusé d'appliquer les mesures anti-juives décidées par le gouvernement de Vichy. Il devient membre du réseau de résistance « Défense de la France ».

À la Libération, il poursuit sa carrière comme directeur de l'enseignement du second degré. Il crée la commission qui rédige le plan Langevin-Wallon, et charge les Ceméa de la formation des maîtres d’internat.

Il encourage en 1945 la création de la revue des Cahiers pédagogiques, dont il sera un temps président du comité de rédaction. Il ouvre dès 1945 les classes nouvelles du premier cycle. Il initie la création du Centre international d'études pédagogiques dans les locaux de l'École normale supérieure de jeunes filles.

Il prend sa retraite en 1951 mais continue à encourager les projets d'éducation nouvelle tel que la création de l'école nouvelle d'Antony.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le lycée d'Enghien-les-Bains (Val-d'Oise) porte son nom, en souvenir de son passé de classe nouvelle de la Libération, de même que deux collèges, à Vitry-sur-Seine et à Montélimar.

Le parvis du lycée Rosa-Parks à Montgeron lui rend hommage en portant son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]