Easy Rider

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Easy Rider
Description de cette image, également commentée ci-après
Réplique de Captain America, la moto customisée en chopper de Peter Fonda dans le film.

Réalisation Dennis Hopper
Scénario Peter Fonda
Dennis Hopper
Terry Southern
Acteurs principaux

Peter Fonda
Dennis Hopper
Jack Nicholson

Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Road Movie - Drame
Durée 94 minutes
Sortie 1969

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Easy Rider [ˈizi ˈɹaɪdɚ][1] est un film américain réalisé par Dennis Hopper en 1969. En 1998, il est sélectionné pour conservation par le National Film Registry de la bibliothèque du Congrès pour son apport significatif au cinéma américain et à la culture des États-Unis.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ce road movie, devenu un emblème de la génération hippie des années 1960-1970, raconte le voyage de deux jeunes motards, Wyatt et Billy, qui, après avoir vendu une grosse quantité de drogue, décident de quitter Los Angeles et d'aller participer à la célébration du carnaval de La Nouvelle-Orléans avec l'argent gagné.

Durant leur traversée des États-Unis sur leurs motos de type choppers, les protagonistes rencontrent et découvrent le mode de vie d'une communauté hippie. Accusés à tort de participer illégalement à un défilé, ils sont jetés en prison. Là, ils sympathisent avec George Hanson, un avocat défenseur des droits civiques qui se joint à eux pour la suite du périple. Les trois marginaux se confrontent à l'Amérique traditionnelle.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Peter Fonda en 2009 conduisant une réplique de la moto Captain America utilisée dans Easy Rider.

Selon l'interview du réalisateur Dino Risi disponible dans les bonus du DVD du film italien Le Fanfaron (II sorpasso), c'est le visionnage de son film par Dennis Hopper qui a fait naître chez le réalisateur américain l'idée d'un road-movie, qui deviendra Easy Rider.

Bande-son[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Easy Rider (bande originale).

Easy Rider est également le titre d'une composition du groupe Iron Butterfly, durant les années 1960, et d'un album des Byrds contenant le morceau enregistré pour le film. Il a aussi inspiré un morceau à Jimi Hendrix portant le même nom. Le morceau cité de Jimi Hendrix est Ezy Rider, enregistré en décembre 1969 paru sur l'album The Cry of Love en 1971, mais sans aucun rapport avec celui du film Easy Rider. [réf. souhaitée] Quant au morceau d'Iron Butterfly, son titre exact est Easy Rider (Let The Wind Pay The Way). Le morceau est paru en 1970 sur l'album Metamorphosis. La chanson The Weight n'est pas la version du Band, c'est une reprise du groupe américain Smith pour des histoires de contrat. [réf. souhaitée] Les chansons Little Eva et Flash, Bam, Pow ne sont pas sur l'album original mais seulement sur la bande son du film Easy Rider.

Naissance du Nouvel Hollywood[modifier | modifier le code]

Le drapeau américain porté dans le film par Peter Fonda sur son blouson de cuir, vendu pour 89 625 dollars en 2007.

Easy Rider marque la naissance du Nouvel Hollywood, qui apparaît à la fin des années 1960. Il y a bien sûr des prémices avec des films tels que Bonnie and Clyde ou Le Lauréat. Mais c'est avec Easy Rider que le Nouvel Hollywood prend son envol et rompt avec le système de production classique bien rodé, en perte de vitesse à ce moment.

Ce mouvement cinématographique qui s'inspire du néoréalisme italien et de la Nouvelle Vague française s'inscrit dans la contre-culture américaine. Les jeunes réalisateurs américains s'emparent du principe de liberté mis en avant par la Nouvelle Vague, par la prise de pouvoir des réalisateurs sur les studios. Cette construction du récit et cette esthétique de l'image nouvelles vont influencer en retour le cinéma européen.

Le cinéma du Nouvel Hollywood devient le cinéma des réalisateurs et non celui des producteurs, un cinéma qui renoue avec le 7e Art et refuse le système de production de divertissements.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Quatre motos ont été customisées en chopper pour le film : l'une a été brûlée durant le film, les trois autres ont été volées avant que le film ne soit terminé.
  • Durant la scène de la veillée nocturne autour du feu, Peter Fonda, Dennis Hopper et Jack Nicholson fument réellement de la marijuana.
  • En 2008, Dennis Hopper a déclaré à propos de son film[2] : « La prophétie d'Easy Rider était d'avoir mis tout notre argent dans le réservoir d'essence marqué du drapeau américain, qui a fini par exploser au bord de la route. Nous ne pensions pas, alors, qu'il y aurait des problèmes d'essence. »

Distinction[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Ce film a donné son nom à une émission de la radio belge Classic 21, de la radio locale PFM diffusée près d'Arras, ainsi qu'à plusieurs marques et magasins.

L'influence, dans la mode de la fin des années 1960, des deux tenues de motards de Peter Fonda et Dennis Hopper est considérable aux États-Unis et en Europe. Le blouson avec le drapeau américain dans le dos de Fonda ou la veste à franges de Hopper sont, ces années là, maintes fois repris[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. « Tchat » avec Dennis Hopper, sur Rue89, 14 octobre 2008.
  3. Valerie Mendes et Amy de la Haye (trad. Laurence Delage, et al.), La mode depuis 1900 [« 20th Century Fashion »], Paris, Thames & Hudson, coll. « L'univers de l'art », , 2e éd. (1re éd. 2000), 312 p. (ISBN 978-2-87811-368-6), chap. 7, p. 211.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franck Buioni, Absolute Directors : Rock, cinéma, contre-culture, tome 1, Camion Noir, 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]