Boule à facettes

Une boule à facettes, ou « mirror ball » en anglais, également appelée boule miroir, boule à miroirs, boule tango ou boule disco, est une boule, généralement rotative, et recouverte de petits miroirs qui réfléchissent la lumière, créant ainsi une ambiance lumineuse particulière.
Histoire
[modifier | modifier le code]La boule à facettes est utilisée pour la première fois dans les années 1920[1]. Alors composée de 1 200 miroirs et d'un diamètres de 27 pouces, elle est brevetée le [2] par Louis Bernard Woeste, un habitant du Kentucky, sous l’appellation de « Myriad Reflector »[3]. Un premier exemple est visible dans la séquence de la boîte de nuit de Berlin : Die Sinfonie der Großstadt, un film muet allemand sorti en 1927. Mais le succès n'est pas encore au rendez-vous et il faudra attendre plusieurs décennies pour la voir devenir un objet courant[3].
Elle semble apparaître au début des années 1950, en France, dans les bals populaires[source secondaire souhaitée].
Dans les années 1970, c'est un palliatif au couteux système de lumières dans les soirées disco[4]. Le ballon de la boule à facette va de pair avec celui du disco[3].
La boule est généralement en polystyrène sur lequel sont collées des dizaines de plaques réfléchissantes. Le diamètre d'une boule peut aller de quelques centimètres à plusieurs mètres pour les plus grosses.
Une société de Louisville, dans le Kentucky, connue sous le nom d'Omega Mirror Products et fondée par Bernard Woeste l'inventeur en 1917, affirme avoir fabriqué 90 % des boules à facette utilisées aux États-Unis pendant l'engouement pour le disco et reste un fournisseur[2],[5]. L'entreprise affirme avoir produit 25 exemplaires par jour durant la vague disco[3].
En 1993 lors de la tournée « The Girlie Show World Tour », Madonna utilise une boule à facette géante sur scène ; la chanteuse utilisera plusieurs fois ce symbole dans ses clips[3].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Produce Novel Lighting Effect in Hall, Illustrated World, 35(4). Juin 1921, p. 692.
- (en) Cynthia McFadden, Jake Whitman et Tracy Connor, « Disco Is Dead, but the Ball Still Spins in Louisville », sur NBC News, (consulté le ).
- Julien Bordier, « Culte : à en perdre la boule », Le Nouvel Obs, no 3151, , p. 64 (ISSN 0029-4713)
- ↑ Bordier, p. 65.
- ↑ (en) Kelsey Starks, « Made in Kentuckiana: Omega National Products still making disco balls in Louisville », WHAS-TV, .