Bandeau de voûte de pont en maçonnerie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le bandeau d’une voûte de pont en maçonnerie est la surface vue des extrémités de la voûte. C'est une sorte de plate-bande curviligne, comprise entre l'intrados et un extrados souvent fictif[1].

Types de bandeaux[modifier | modifier le code]

Le rôle du bandeau est de souligner la voûte dans l'ensemble de la structure de l'ouvrage. Les appareils susceptibles d'être rencontrés sont nombreux et variés[1].

Bandeau extradossé.
Bandeau à double rouleau.
Bandeau bloqué.
Bandeau à double rouleau non extradossé.
Bandeau en tas de charge.
Bandeau platebande en tas de charge.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Les bandeaux sont plus ou moins caractéristiques d’une période donnée, comme le montre le tableau ci-après[1].

Certaines compositions sont plus fréquentes dans une région déterminée, comme le bandeau à double rouleau et à un ressaut courant du XIIIe au XVe siècle, en Haut-Poitou et dans les provinces de la Marche et du Limousin :

Frise chronologique des types de bandeaux de voûtes de ponts
Ier siècle IIe siècle XIe siècle
XIIe siècle
XIIIe siècle XIVe siècle XVe siècle XVIe siècle XVIIe siècle XVIIIe siècle XIXe siècle
Extradossée Bandeau-extradossé.svg
Bloqué Bandeau-bloqué.svg
À voussoirs passants
À double rouleau Bandeau-à-double-rouleau.svg
À double rouleau non extradossé Bandeau-à-double-rouleau-no.svg
À double rouleau et à un ressaut
À rouleau d'archivolte
Plate-bande et tas de charge Bandeau-platebande-tas-de-charge.svg
En tas de charge Bandeau-en-tas-de-charge.svg
       Rare        Occasionnel        Fréquent

Désordres possibles[modifier | modifier le code]

Un des désordres que l’on rencontre parfois sur les vieux ponts en maçonnerie est le décollement du bandeau. Ce désordre est signalé par l’apparition d’une fissure à la jonction avec le reste de la voûte (la douelle). Un rejointoiement qui aurait pour objet de boucher la fissure est souvent insuffisant, car cela peut traduire un décollement complet du mur tympan. Il faut généralement refaire l’ensemble du mur tympan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Marcel Prade, Les Ponts, monuments historiques. Inventaire, description, histoire des ponts et ponts-aqueducs de France protégés au titre des monuments historiques, Poitiers, Éditions Brissaud, coll. « Art et Patrimoine », 1986, vol. II, 431 p. (ISBN 2-903442-81-9).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Degrand, Jean Resal, Ponts en maçonnerie, t. 2. Construction, Paris, Baudry et Cie, , 662 p.
  • Les Ponts en maçonnerie, Bagneux, Ministère des Transports, Direction des routes, , 333 p.
  • Anne Bernard-Gély, Jean-Armand Calgaro, Conception des ponts, Paris, Presses des Ponts et Chaussées, , 360 p. (ISBN 2-85978-215-X).
  • Marcel Prade, Les Ponts, monuments historiques. Inventaire, description, histoire des ponts et ponts-aqueducs de France protégés au titre des monuments historiques, vol. II, Poitiers, Brissaud, , 431 p. (ISBN 2-902170-54-8).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]