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Wikipédia:Sélection/Renaissance

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Arnt van der Dussen

Armoiries de la famille van der Dussen, visibles au-dessus de l'entrée du château de Dussen.
Armoiries de la famille van der Dussen, visibles au-dessus de l'entrée du château de Dussen.

Arnt van der Dussen (*1417-1418? à Bruxelles, † 1484-1502? à Bruxelles), dit Rinaldo Boteram, est un tapissier et marchand brabançon.

Arnt van der Dussen est le personnage central dans l'introduction et la diffusion des tapisseries flamandes dans l'Italie du XVe siècle. Pendant un demi-siècle, il voyage entre l'Italie et les Pays-Bas bourguignons en établissant tout un réseau de contacts et de clients et correspond personnellement avec des membres importants des cours d'Italie comme la marquise de Mantoue Barbara de Gonzague.

Rinaldo Boteram est un personnage mineur de l'histoire de l'art et de la Première Renaissance et comme pour la plupart des personnes de son époque et de son rang, on ne dispose que de traces fragmentaires de son itinéraire, d'interprétation parfois délicate, dans des documents variés.

Malgré cette rareté de documentation et donc d'analyses historiques, l'étude de sa vie permet de mieux comprendre l'histoire de la tapisserie mais aussi les échanges commerciaux et culturels entre le Nord et le Sud de l'Europe au XVe siècle ainsi que l'évolution des mœurs et des idées en Occident au moment de la Première Renaissance.

Catherine de Parthenay

Portrait de Catherine de Parthenay.
Portrait de Catherine de Parthenay.

Catherine de Parthenay, née le au parc-Mouchamps et morte le dans le même lieu, est une humaniste française, femme d'un héroïsme antique, connue à son époque pour son engagement calviniste.

Parlant et écrivant le latin, le grec et l'hébreu, poétesse, dramaturge et mécène, elle est la descendante d'une lignée de femmes de la Renaissance, Michelle de Saubonne et Antoinette d'Aubeterre, qui alliaient l'érudition à la foi. Elle reçut vers onze ans les leçons du mathématicien François Viète, alors secrétaire de sa mère qui l'élevait. Mariée à quatorze ans au baron Charles de Quellenec, elle lui intentera (avec sa mère) un procès pour empêchement dirimant demeuré célèbre. Cependant, à la mort de son mari (lors de la Saint-Barthélemy), elle compose une élégie à sa gloire et à celle de l'Amiral de Coligny. Peu après, elle fait jouer dans La Rochelle assiégée une tragédie, Holopherne, dont il ne reste rien.

Douée pour les mathématiques et pour la littérature, elle fut mariée en secondes noces au vicomte René II de Rohan, dont elle eut six enfants. Veuve une seconde fois, elle se consacra à l'éducation de ses fils Henri II de Rohan et Soubise, et de ses filles, Anne, Catherine et Françoise, dans son château de Blain puis au parc-Mouchamps. Connue au grand siècle comme la mère des Rohan, elle reprocha son abjuration à Henri IV dans un pamphlet publié anonymement mais qui lui est unanimement attribué ; quelques années plus tard, elle déplorera sa mort dans un très beau poème. Tallement des Réaux en a laissé le portrait d'une femme lunatique et quelque peu décalée. Vers la fin de sa vie, elle combattra aux côtés de ses enfants pour faire respecter l'esprit de l'édit de Nantes, mais son parti sera vaincu à La Rochelle, après un siège héroïque, où l'on dit qu'elle et sa fille Anne mangèrent le cuir des chevaux. Emprisonnée puis exilée sur ses terres sur ordre de Louis XIII, elle mourra trois ans plus tard sur les lieux de sa naissance, âgée de soixante-dix-sept ans.

On la nomme, selon les époques de sa vie, Mlle Soubise, la baronne du Pont ou la mère des Rohan.

François Viète

François Viète d'après Jean Rabel.
François Viète d'après Jean Rabel.

François Viète, ou François Viette, en latin Franciscus Vieta, est un mathématicien français, né à Fontenay-le-Comte (Vendée) en 1540 et mort à Paris le . De famille bourgeoise et de formation juridique, il a été l'avocat de grandes familles protestantes, dont les Parthenay-l'Archevêque et les Rohan, avant de devenir conseiller au parlement de Rennes, sous Charles IX, puis maître des requêtes ordinaires de l'hôtel du roi sous Henri III. Maître des requêtes et déchiffreur d'Henri IV, membre du conseil du roi, il mène, parallèlement à ces charges au service de l'État, une carrière de mathématicien « amateur » qui lui vaut l'estime des grands professionnels de son temps.

Inspiré par Ramus, Gosselin et Jacques Peletier du Mans, il restaure la géométrie des anciens (Apollonios, Théon et Diophante) et prolonge les travaux d'Albategni, de Rheticus et de Regiomontanus sur les sinus et les triangles sphériques. La publication de son livre phare Isagoge Artem Analycitem ou Isagoge marque en 1591 le début de la révolution algébrique qui, poursuivie par Thomas Harriot, William Oughtred, Albert Girard et René Descartes, fondera les notations de l'algèbre contemporaine. Viète est le premier mathématicien à noter les paramètres d'une équation par des symboles. Il fonde ainsi l'algèbre nouvelle ou « logistique spécieuse », une version « homogène » de notre façon actuelle de mener les calculs symboliques. Écrivant en latin et connu de toute l'Europe, il formera quelques élèves, Nathanael Tarporley, Pierre puis Jacques Aleaume, Marino Ghetaldi, Jean de Beaugrand, Alexander Anderson, ainsi que des correspondants dont Lansberg de Meulabeecke, qui contribueront à sa renommée et prolongeront ses méthodes, les diffusant en Angleterre, en Hollande, en Italie et en Allemagne. Il finit par l'emporter sur quelques contradicteurs tels qu'Adriaan Van Roomen et Joseph Juste Scaliger. Une partie de ses travaux est dédiée à l'astronomie. Il anticipe même, avec une décennie d'avance mais sans publication, la découverte par Kepler de la forme elliptique des orbites des planètes (1ère loi de Kepler). Enfin, par ses travaux de déchiffreur, et singulièrement les dernières recommandations qu'il communiqua au duc de Rosny (alias Sully) quelques semaines avant sa mort, François Viète est l'un des premiers cryptologues à systématiser l'art de casser les codes…

Giovanni IV Crispo

Armes des Crispo, avec (probablement) les initiales de Giovanni IV, dans le kastro de Sifnos.
Armes des Crispo, avec (probablement) les initiales de Giovanni IV, dans le kastro de Sifnos.

Giovanni IV Crispo, né en 1499 et décédé en 1564, fut le dernier véritable duc de Naxos. Le duché de Naxos était un État latin issu de la quatrième croisade, installé dans les Cyclades en Grèce. Son règne de 1510 à 1564 fut le plus long de l’histoire du duché. Giovanni IV Crispo succéda à son père Francesco en 1510. Comme il était encore mineur, la régence fut assurée par des représentants de la République de Venise, dont son oncle maternel Antonio Loredano.

Après la défaite des chevaliers de Rhodes en 1522 face à Soliman le Magnifique, Giovanni IV accueillit l’archevêché de l’Égée sur Naxos. En 1537, il subit une attaque ottomane menée par Barberousse qui l’obligea à payer un tribut annuel de 5 000 ducats. Le duc appela alors à son aide les princes chrétiens occidentaux, qui organisèrent une Sainte Ligue qui échoua.

Devenu vassal du Sultan, Giovanni vit ses revenus diminuer. La situation sociale et politique du duché s’aggrava. Des îles se dépeuplèrent. Des conflits religieux opposèrent catholiques et orthodoxes, attisés par les Ottomans.

Son fils Giacomo IV Crispo lui succéda.

Léonard de Vinci

Léonard de Vinci
Léonard de Vinci

Léonard de Vinci (Leonardo di ser Piero da VinciLeonardo di serP iero da Vinci écouter, dit Leonardo da Vinci), né à Vinci le et mort à Amboise le , est un peintre italien et un homme d'esprit universel, à la fois artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain.

Après son enfance à Vinci, Léonard est élève auprès du célèbre peintre et sculpteur florentin Andrea del Verrocchio. Ses premiers travaux importants sont réalisés au service du duc Ludovic Sforza à Milan. Il œuvre ensuite à Rome, Bologne et Venise et passe les dernières années de sa vie en France, à l'invitation du roi François Ier.

Léonard de Vinci est souvent décrit comme l'archétype et le symbole de l'homme de la Renaissance, un génie universel et un philosophe humaniste dont la curiosité infinie est seulement égalée par la force d'invention. Il est considéré comme un des plus grands peintres de tous les temps et peut-être la personne la plus talentueuse dans le plus grand nombre de domaines différents ayant jamais vécu.

C'est d'abord comme peintre que Léonard de Vinci est reconnu. Deux de ses œuvres, La Joconde et La Cène, sont des peintures très célèbres, souvent copiées et parodiées, et son dessin de l’Homme de Vitruve est également repris dans de nombreux travaux dérivés. Seules une quinzaine d'œuvres sont parvenues jusqu'à nous ; ce petit nombre est dû à ses expérimentations constantes et parfois désastreuses de nouvelles techniques et à sa procrastination chronique. Néanmoins, ces quelques œuvres, jointes à ses carnets, qui contiennent des dessins, des diagrammes scientifiques et des réflexions sur la nature de la peinture, sont un legs aux générations suivantes d'artistes seulement égalé par Michel-Ange.

Comme ingénieur et inventeur, Léonard développe des idées très en avance sur son temps, comme l'avion, l'hélicoptère, le char de combat, le sous-marin jusqu'à l'automobile. Très peu de ses projets sont construits, ou même seulement réalisables de son vivant, mais certaines de ses plus petites inventions comme une machine pour mesurer la limite élastique d'un câble entrent dans le monde de la manufacture. En tant que scientifique, Léonard de Vinci a beaucoup fait progresser la connaissance dans les domaines de l'anatomie, du génie civil, de l'optique et de l'hydrodynamique.

Monastère d'Arkadi

Façade de l'église dans l'enceinte du monastère.
Façade de l'église dans l'enceinte du monastère.

Le monastère d'Arkadi (en grec : Μονή Αρκαδίου / Moní Arkadhíou) est un monastère orthodoxe situé sur un plateau fertile à 23 km au sud-est de Rethymnon, sur l'île de Crète (en Grèce).

L'église actuelle date du XVIe siècle et est marquée par l'influence de la Renaissance, l'île étant vénitienne à cette époque. Cette influence est visible dans l'architecture, qui mélange éléments romans et baroques. Cette église à deux nefs fut détruite par les Turcs en 1866, et reconstruite depuis. Dès le XVIe siècle, le monastère fut un lieu de science et d'art, possédant une école, et une bibliothèque riche de nombreux livres anciens. Entouré d'épaisses et hautes murailles et situé sur un plateau difficilement accessible, le monastère est une véritable forteresse.

Arkadi fut un centre actif et un des hauts lieux de la résistance contre l'occupation ottomane, ce qui fit sa célébrité. Pendant la révolte crétoise de 1866, 943 Grecs y trouvèrent refuge : des résistants et une majorité de femmes et d'enfants. Après trois jours de combat, et sur les ordres du supérieur du monastère, l'higoumène Gabriel, les Crétois firent sauter les barils de poudre, préférant se sacrifier plutôt que de se rendre. Tous sauf une centaine sont morts lors de l'assaut. 1 500 Turcs et Égyptiens périrent aussi dans la bataille.

Le monastère est devenu aujourd'hui un sanctuaire national en l'honneur de la résistance crétoise. Le 8 novembre est désormais le jour de fêtes commémoratives, à Arkadi et à Rethymnon. L'explosion ne mit pas un terme à l'insurrection crétoise, mais attira l'attention de l'Europe sur ce peuple, qui se battait pour son indépendance.

Rhinocéros de Dürer

Le Rhinocéros de Dürer est caractéristique par la corne de licorne ajoutée sur le dos, la carapace couvrant l'animal, les pattes portant des écailles de reptile, les pattes d’oiseau et la queue d’éléphant.
Le Rhinocéros de Dürer est caractéristique par la corne de licorne ajoutée sur le dos, la carapace couvrant l'animal, les pattes portant des écailles de reptile, les pattes d’oiseau et la queue d’éléphant.

Le Rhinocéros de Dürer est le nom généralement donné à une gravure sur bois d’Albrecht Dürer datée de 1515. L’image est fondée sur une description écrite et un bref croquis par un artiste inconnu d’un rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis) débarqué à Lisbonne plus tôt dans l’année. Dürer n’a jamais observé ce rhinocéros qui était le premier individu vivant vu en Europe depuis l’époque romaine. Vers la fin de 1515, le roi de Portugal, Manuel Ier, envoya l’animal en cadeau au pape Léon X, mais il mourut dans un naufrage au large des côtes italiennes au début de 1516. Un rhinocéros vivant ne sera revu en Europe qu’à l'arrivée d'un second spécimen indien à Lisbonne en 1577.

En dépit de ses inexactitudes anatomiques, la gravure de Dürer devint très populaire en Europe et fut copiée à maintes reprises durant les trois siècles suivants. Elle a été considérée comme une représentation réaliste d’un rhinocéros jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Par la suite, des dessins et peintures plus corrects la supplantent, en particulier des représentations de Clara le rhinocéros qui fut exposée dans toute l’Europe au cours des années 1740 et 1750. Néanmoins, beaucoup d'artistes, comme Salvador Dalí ou Niki de Saint Phalle, continuent d’éprouver pour cette œuvre d'Albrecht Dürer une indéniable fascination en la reproduisant selon différentes manières.

Algèbre nouvelle

Page couverture de l’Opera Mathematica publié à Leyde en 1646 par Bonaventure et Abraham Elzevier.
Page couverture de l’Opera Mathematica publié à Leyde en 1646 par Bonaventure et Abraham Elzevier.

L’algèbre nouvelle, logistique ou analyse spécieuse, est un projet de formalisation de l’écriture algébrique réalisé par François Viète et ses successeurs. L’acte fondateur en est la parution chez Jamet Mettayer (en 1591) de l’artem Analyticem Isagoge. Son apparition conduit, fin XVIe – début XVIIe siècle, à l’abandon progressif de l’algèbre rhétorique. Ce formalisme a évolué selon les rédacteurs, notamment sous l’impulsion d’Anderson, de Vaulezard, de James Hume de Godscroft et de Pierre Hérigone. Lorsque, en 1637, René Descartes illustre sa méthode par un traité de géométrie, le philosophe achève cette révolution. En supprimant les contraintes d’homogénéité introduites par Viète, il fournit à l’algèbre sa forme littérale actuelle (ou peu s’en faut).

Antonio Pigafetta

Portrait traditionnellement présenté comme celui d'Antonio Pigafetta.

Antonio Pigafetta, (nait entre 1480 et 1491, probablement à Vicence et mort à une date inconnue), est un marin et chroniqueur italien du XVIe siècle qui a participé sous les ordres de Magellan puis Juan Sebastián Elcano au premier voyage autour du monde (circumnavigation).

Sa propre vie est très peu connue des historiens en raison du manque de sources mais ses écrits sont restés célèbres. Auteur du journal de bord des voyages de Magellan son œuvre a été publiée sous le titre Navigation & découvrement de l'Inde supérieure & îles de Malucque où naissent les clous de girofle, faite par Antonio Pigafetta, vicentin et chevalier de Rhodes, commençant en l'an 1519.

Ce livre contient des analyses linguistiques, c'est le premier lexique des Indiens de Patagonie mais aussi une étude ethnologique des peuples rencontrés ainsi que des observations astronomiques.

S'il s'agit de la chronique la plus complète et la plus célèbre, sur celle sur laquelle se basent tous les travaux relatifs au voyage de Magellan, son œuvre n'est pas dénuée de poésie et constitue « un incontestable chef-d'œuvre de la littérature de voyage ».

Cathédrale Notre-Dame du Havre

Vue générale de l’édifice.
Vue générale de l’édifice.

La cathédrale Notre-Dame du Havre ou cathédrale Notre-Dame-de-Grâce du Havre (anciennement : église Notre-Dame du Havre de Grâce, avant d’être élevée au rang de cathédrale en 1974) est un bâtiment gothique et de style renaissance construit aux XVIe et XVIIe siècles, avec une façade baroque achevée au cours du deuxième quart du XVIIIe siècle. C’est le plus ancien édifice du centre-ville du Havre (classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO) et l’un des seuls rescapés des destructions de la Seconde Guerre mondiale — après restauration et reconstruction partielle —, qui témoigne de l’histoire de la ville et des guerres qui l'ont touchée.

La dédicace de la cathédrale Notre-Dame du Havre a lieu le 7 décembre (si le 7 décembre tombe un dimanche, alors la fête est avancée au 6 décembre, comme le prévoit le missel), la veille de l’Immaculée conception, bien qu’en général, elle soit fêtée le lendemain, pendant la messe de l’Immaculée conception, en présence de l’évêque du Havre (le , les 35 ans du diocèse et le 35e anniversaire de la consécration de Notre-Dame du Havre en cathédrale ont été fêtés).

Château de Fontainebleau

Château de Fontainebleau en 2011.
Château de Fontainebleau en 2011.

Le château royal de Fontainebleau est un château de styles principalement Renaissance et classique, jouxtant le centre-ville de Fontainebleau (Seine-et-Marne), à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Paris, en France. Les premières traces d'un château à Fontainebleau remontent au XIIe siècle. Les derniers travaux furent effectués au XIXe siècle.

Haut lieu de l'Histoire de France, le château de Fontainebleau a été l'une des demeures des souverains français depuis François Ier (qui en fit sa demeure favorite) jusqu'à Napoléon III. Plusieurs rois ont laissé leur empreinte dans la construction et l'histoire du château, qui est ainsi un témoin des différentes phases de l'Histoire de France depuis le Moyen Âge. Entouré d'un vaste parc et voisin de la forêt de Fontainebleau, le château se compose d'éléments de styles médiévaux, Renaissance, et classiques. Il témoigne de la rencontre entre l'art italien et la tradition française exprimée tant dans son architecture que dans ses décors intérieurs. Cette spécificité s'explique par la volonté de François Ier de créer à Fontainebleau une « nouvelle Rome » dans laquelle les artistes italiens viennent exprimer leur talent et influencer l'art français. C'est ainsi que naquit l'École de Fontainebleau, qui représenta la période la plus riche de l'art renaissant en France, et inspira la peinture française jusqu'au milieu du XVIIe siècle, voire au-delà. Napoléon Ier surnomma ainsi le château la « maison des siècles », évoquant ainsi les souvenirs historiques dont les lieux sont le témoignage.

Depuis 1981, le château fait partie avec son parc du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Édouard VI d'Angleterre

Portrait d'Édouard VI d'Angleterre
Édouard VI vers 1550

Édouard VI () est roi d'Angleterre et d'Irlande du jusqu'à sa mort. Il est couronné le à l'âge de neuf ans ce qui en fait l'un des plus jeunes souverains anglais. Il est le fils d'Henri VIII d'Angleterre et de Jeanne Seymour, et devient le troisième souverain de la dynastie des Tudor et le premier souverain anglais protestant à monter sur le trône. Pendant tout son règne, le pouvoir est exercé par un Conseil de régence, car il meurt avant d'avoir atteint sa majorité. Le Conseil est d'abord présidé par son oncle Édouard Seymour, 1er duc de Somerset (de 1547 à 1549), puis par John Dudley, 1er comte de Warwick (de 1550 à 1553), qui devient plus tard duc de Northumberland.

Son règne s'accompagne de problèmes économiques et des troubles sociaux qui, en 1549, aboutissent à des émeutes et à une rébellion. Une guerre est engagée contre l’Écosse ; elle commence par un succès mais prend fin par un retrait militaire à Boulogne-sur-Mer. La transformation de l'Église anglicane en un corps protestant structuré a également lieu sous son règne et le jeune Édouard attache un grand intérêt aux questions religieuses pendant tout son règne...

Fernand de Magellan

Portrait de Fernand de Magellan, lithographie réalisé par Charles Legrand en 1841.
Portrait de Fernand de Magellan, lithographie réalisé par Charles Legrand en 1841.

Fernand de Magellan, (Fernão de Magalhães en portugais, Fernando de Magallanes en espagnol), né dans le Nord du Portugal aux environs de 1480 et mort sur l'île de Mactan aux Philippines le , est un navigateur et explorateur portugais de l'époque des Grandes découvertes. Il est connu pour être à l'origine de la première circumnavigation de l'histoire – achevée en septembre 1522 sous les ordres de Juan Sebastián Elcano après trois ans de voyage – en ayant navigué vers l'ouest pour rejoindre les Moluques, découvrant sur son chemin le détroit qui porte son nom.

Au XVe siècle, contrairement aux idées reçues, la rotondité de la Terre était une idée acquise depuis l'Antiquité. Au IIIe siècle av. J.-C., Ératosthène en avait mesuré la circonférence avec un degré d'exactitude remarquable. Même si les écrits des Grecs, notamment ceux d’Aristote, perdirent leur autorité, cette idée perdura pendant tout le Moyen Âge. Le Traité de la Sphère de Joannes de Sacrobosco, écrit à Paris en 1224, fut largement divulgué dans tous les cercles savants sans que l'Église n'y trouvât à redire. Le premier globe connu, c'est-à-dire le plus ancien conservé, est celui réalisé à Nuremberg par Martin Behaim en 1492

François Ier de France

François Ier (1530) par Jean Clouet, Musée du Louvre
François Ier (1530) par Jean Clouet, Musée du Louvre

François Ier (1494 - 1547), dit le père et restaurateur des Lettres, le roi guerrier, le Grand Colas, le Bonhomme Colas ou encore François au Grand Nez, est sacré roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathédrale de Reims, et règne jusqu’à sa mort en 1547. Fils de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie, il appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne.

François Ier est considéré comme le monarque emblématique de la période de la Renaissance française. Son règne permet un développement important des arts et des lettres en France.

Sur le plan militaire et politique, le règne de François Ier est ponctué de guerres et d’importants faits diplomatiques. Il a un puissant rival en la personne de Charles Quint et doit compter sur les intérêts diplomatiques du roi Henri VIII d’Angleterre toujours désireux de se positionner en allié de l’un ou l’autre camp. François Ier enregistre succès et défaites mais ne permet pas à son ennemi impérial de concrétiser ses rêves, dont la réalisation toucherait l’intégrité du royaume. Les efforts des deux souverains catholiques pour se combattre l’un l’autre ont de lourdes conséquences pour l’Occident chrétien en limitant la répression de la Réforme naissante.

François de Sales

Saint François de Sales
Saint François de Sales

Saint François de Sales (15671622), né au château de Sales près de Thorens-Glières en Savoie, est un saint et docteur de l'Église catholique. Issu d'une famille aristocratique, il choisit le chemin de la foi et devint l'un des théologiens les plus considérés au sein du christianisme. Ce grand prêcheur accéda au siège d'évêque de Genève. Il fonda l'ordre religieux de la Visitation. Il exerça une influence marquante à l'intérieur de sa religion mais également envers les détenteurs du pouvoir temporel que furent, entre autres, le roi de France ou le duc de Savoie. Consacrant sa vie à Dieu, il renonça à tous ses titres de noblesse. Homme d'écriture, il laissa une somme importante d'ouvrages, témoignage de sa vision de la vie. Il reste de nos jours le saint patron des journalistes et des écrivains, et cela en raison de son usage précoce du progrès que constituait l'avènement de l'imprimerie. Ses publications imprimées comptent parmi les tout premiers journaux catholiques au monde.

Giacomo IV Crispo

Armes des Crispo, ducs de Naxos.
Armes des Crispo, ducs de Naxos.

Giacomo IV Crispo fut le dernier duc de la dynastie des Crispo à gouverner le duché de Naxos. Il succéda à son père Giovanni IV en 1564. Il régna jusqu’en 1566, date à laquelle il fut déposé par le sultan ottoman Sélim II, son suzerain. Il fut alors remplacé par Joseph Nassi.

Il partit pour Venise à qui il céda les droits sur son duché. Il se mit ensuite au service de la Sérénissime en pratiquant la guerre de course. Il mourut en 1576 à Venise.

Hernando de Soto (militaire)

Portrait d'Hernando de Soto
Portrait d'Hernando de Soto

Hernando de Soto, né en 1496 ou 1497 en Estrémadure, à Barcarrota ou à Jerez de los Caballeros, en Espagne, et mort le dans l’actuel Arkansas, était un conquistador et explorateur espagnol. Encore adolescent, il participa à la conquête de l’Amérique centrale aux côtés du premier gouverneur de Panama, Pedrarias Dávila. Il se joignit à Francisco Pizarro au début des années 1530, lors de ses conquêtes en Amérique du Sud.

En 1539, de Soto entreprend la plus importante des premières expéditions coloniales espagnoles. Une vaste entreprise qui lui fait traverser tout le sud-est des États-Unis actuels, à la recherche d’or et d’un passage vers la « Mer du Sud » qui ouvre la voie vers la Chine, poursuivant ainsi les mêmes objectifs que Juan Ponce de Leon, en 1513, de Lucas de Ayllón, en 1526 et de Pánfilo de Narváez en 1527.

De Soto meurt de fièvre, en 1542, sur la rive occidentale du Mississippi, dans un village indien nommé Guachoya (proche de l’actuel McArthur dans l’Arkansas).

Jean V de Parthenay

Blason avec des bandes horizontales blanches et bleues, barrées dans la diagonale par une bande rouge.
Armes des seigneurs de Parthenay : « burelé d’argent et d’azur, à la bande de gueules brochant sur le tout. »

Jean V de Parthenay-L’Archevêque, ou Larchevêque, sieur de Soubise, né posthume en 1512 et mort au parc Mouchamps en Vendée, le , est un noble français protestant, dernier seigneur des Herbiers et du parc Mouchamps, issu en droite ligne de la famille des Parthenay-l’Archevêque. Il ne possède plus tous les fiefs de cette vieille famille, notamment la ville de Parthenay, qui ont été cédés par le dernier des Parthenay en ligne directe, Jean II de Parthenay-l’Archevêque, mort en 1427. Sa mère est l’humaniste Michelle de Saubonne ; sa fille Catherine est la mère des Rohan.

Combattant et ambassadeur d’Henri II pendant les dernières guerres d’Italie, il est au service du roi, qu’il accompagne depuis l’enfance. Converti officiellement au calvinisme en 1562, après le massacre de Wassy, il devient pendant la première guerre de religion l’un des plus ardents soutiens de Condé et du parti huguenot. Ses faits et gestes sont connus au travers des mémoires de sa vie telles que les a mises en forme le mathématicien François Viète, son avocat et secrétaire entre 1564 et 1566. Elles ont été publiées en 1879 par Jules Bonnet et abondamment commentées et popularisées par Frédéric Ritter et Benjamin Fillon

Marie de Hongrie (1505-1558)

Portrait de Marie de Hongrie
Portrait de Marie de Hongrie

Marie de Hongrie, archiduchesse d'Autriche et, par son mariage, reine de Hongrie et de Bohême, est née le au palais du Coudenberg, à Bruxelles, et morte le à Cigales, en Castille. Elle est l’avant-dernière des six enfants de Philippe le Beau (1478-1506), héritier des Habsbourg, et de Jeanne de Castille (1479-1555).

Elle devient reine consort de Hongrie et de Bohême de 1522 à 1526, puis gouverneur des Pays-Bas espagnols de 1531 à 1555.

Elle grandit aux Pays-Bas auprès de Marguerite d’Autriche. Très jeune, elle est promise en mariage à Louis II de Hongrie, mais leur union ne dure que quatre ans, en raison du décès de ce dernier en 1526 sur le champ de bataille, contre les Turcs. Comme il n'a pas d’enfant, la couronne revient à son frère Ferdinand, qu’elle fait élire roi lors de la régence qu’elle exerce avec difficulté en Hongrie. Après son refus de se remarier, son frère, l'empereur Charles Quint, lui demande de le seconder en tant que gouverneur des Pays-Bas, ce qu'elle fait pendant près de vingt-cinq ans. « Homme fort » de l’empereur, Marie de Hongrie a à cœur la prospérité des Pays-Bas, mais aussi de seconder ses frères dans les conflits religieux et territoriaux tout en maintenant le prestige des Habsbourg

Martin Fréminet

Buste de Martin Fréminet sculpté par Barthélemy Tremblay
Barthélemy Tremblay, buste de Martin Fréminet, Paris, musée du Louvre

Martin Fréminet (Paris, 24 septembre 1567Paris, 18 juin 1619), est un peintre maniériste français, membre de la seconde École de Fontainebleau, et actif au début du XVIIe siècle. Après un voyage en Italie à la fin du XVIe siècle, Fréminet revient en France en 1603, et se voit confier la réalisation des décors de la chapelle de la Trinité du château de Fontainebleau, œuvre maîtresse de sa carrière, aboutissement de ses recherches et de ses influences, et qui le place comme l'un des derniers maîtres de l’école bellifontaine.

Essentiellement peintre de scènes religieuses, rares sont les œuvres sûrement exécutées par sa main, car à l'exception des décors de la voûte de la chapelle de Fontainebleau, seules quelques toiles (parmi lesquelles une Adoration des bergers du musée de Gap et une Charité de saint Martin conservée au musée du Louvre) lui sont attribuées avec certitude. Son style puissant et coloré doit beaucoup à son admiration pour l'œuvre de Michel-Ange, du Parmesan, et sa découverte de l'école vénitienne.

Nicholas Hilliard

Autoportrait de Nicholas Hilliard
Autoportrait de Nicholas Hilliard

Nicholas Hilliard (Exeter, vers 1547 - Londres, ) est un orfèvre et un enlumineur anglais plus connu comme portraitiste en miniatures à la cour d'Élisabeth Ire d'Angleterre et de Jacques Ier d'Angleterre. Il est réputé pour ses petites miniatures ovales bien qu'il ait parfois utilisé des formats plus importants, jusqu'à 25 centimètres. Pendant quarante-cinq ans, il a connu un indéniable succès artistique mais des problèmes financiers continus.

Ses portraits d'Élisabeth Ire illustrent encore les différences qui le démarquent des autres peintres du reste de l'Europe au cours du XVIe siècle. Il introduit un arrière-plan caractérisé par la présence d'un rideau plissé en velours au lieu du traditionnel fond bleu exécuté à l'aquarelle...

Philippe Millereau

Le sacrifice d'Iphigénie, huile sur bois, Fontainebleau, musée national du château.
Le sacrifice d'Iphigénie, huile sur bois, Fontainebleau, musée national du château.

Philippe Millereau (né vers 1570, mort en 1610 à Paris) est un peintre maniériste français de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle actif pendant le règne d'Henri IV, assimilé à la seconde école de Fontainebleau, dont il reste une figure assez secondaire et peu connue ; on note chez lui une influence nette de Toussaint Dubreuil, mais aussi d'artistes italiens comme Nicolò dell'Abbate, et de peintres flamands. Il est vu par les historiens de l'Art comme un « petit maître » de cette période.

Theatrum Chemicum

Volume I.
Volume I.

Le Theatrum Chemicum (« Théâtre Chimique ») est le plus important et le plus célèbre recueil de traités alchimiques de la Renaissance. Écrit en latin, la langue savante européenne de l'époque, et publié pour la première fois en trois volumes en 1602 par l'éditeur et imprimeur strasbourgeois Lazare Zetzner, il atteint six volumes et rassemble plus de deux cents traités dans la dernière édition de 1659-1661.

The Plays of William Shakespeare (1765)

Page titre de l'édition allongée de 1773 en dix volumes des Plays of William Shakespeare. Il est indiqué « corrections et illustrations de divers commentateurs auxquelles sont ajoutées les notes de Samuel Johnson et George Steevens ».
Page titre de l'édition allongée de 1773 en dix volumes des Plays of William Shakespeare. Il est indiqué « corrections et illustrations de divers commentateurs auxquelles sont ajoutées les notes de Samuel Johnson et George Steevens ».

The Plays of William Shakespeare (Les Pièces de William Shakespeare), révisés et corrigés par Samuel Johnson et George Steevens, est une édition des tragédies de William Shakespeare parue au XVIIIe siècle. Johnson avait annoncé son intention de publier ces pièces de théâtre dans son Miscellaneous Observations on Macbeth (1745), et son Proposal final fut publié en 1756. La première version de l'ouvrage sortit finalement en 1765.

Dans sa Preface de cette édition, Johnson justifia son choix de rechercher le texte original des pièces de théâtre et ajouta plusieurs notes explicatives pour le bénéfice du lecteur. Des éditeurs ultérieurs ont suivi les traces de Johnson et ont tenté de retrouver les textes émanant de la main de Shakespeare.

William Shakespeare

Portrait de Shakespeare

William Shakespeare (né probablement le 23 avril 1564, baptisé le 26 avril 1564, décédé le 23 avril 1616) est largement considéré comme le plus grand poète, dramaturge et écrivain de la culture anglo-saxonne. Il est réputé pour sa maîtrise des formes poétiques et littéraires ; sa capacité à représenter les aspects de la nature humaine est souvent mise en avant par ses amateurs.

Personnage éminent de la culture occidentale, Shakespeare continue d’influencer les artistes d’aujourd’hui. Il est traduit dans un grand nombre de langues et ses pièces sont régulièrement jouées partout dans le monde. Shakespeare est l’un des rares dramaturges à avoir pratiqué aussi bien la comédie que la tragédie. Il est également extrêmement rare de voir un écrivain du XVIe siècle dont les textes puissent donner, dans notre époque moderne, des films à succès.

Shakespeare écrivit trente-sept œuvres dramatiques entre les années 1580 et 1613, bien que la chronologie exacte de ses pièces soit encore sujette à discussion. Cependant, le volume de ses créations ne doit pas nous apparaître comme exceptionnel, d’après les standards de l’époque.

Miguel de Cervantes

Portrait imaginaire de Cervantes (il n'existe aucun portait authentifié).
Portrait imaginaire de Cervantes (il n'existe aucun portait authentifié).

Miguel de Cervantes Saavedra ( à Alcalá de Henares - à Madrid) est un romancier, poète et dramaturge espagnol. Il est célèbre pour son roman L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, publié en 1605 et reconnu comme le premier roman moderne.

Miguel de Cervantes mène d'abord une vie aventureuse de soldat et participe à la bataille de Lépante en 1571, où il perd l'usage d'une main. Cette main paralysée lui vaut le surnom de « Manchot de Lépante ». En 1575, à son retour vers l'Espagne, il est capturé par les barbaresques et, malgré des tentatives d'évasion, reste captif à Alger. En 1580, il est racheté en même temps que d'autres prisonniers espagnols et regagne son pays.

Marié, puis séparé de sa femme et occupant diverses fonctions, il se lance alors dans l'écriture par le roman pastoral La Galatea en 1585. En 1605, il publie la première partie de ce qui reste comme son chef-d'œuvre : L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche dont la deuxième partie ne paraît qu'en 1615. Sa parodie grandiose des romans de chevalerie et la création des personnages mythiques de Don Quichotte, Sancho Panza ou Dulcinée ont fait de Cervantès la plus grande figure de la littérature espagnole.

Ses premières œuvres théâtrales, peu appréciées de son vivant ont pourtant donné lieu à de nombreuses imitations. En particulier, la tragédie en vers Le Siège de Numance écrite de 1581 à 1583, a connu entre 1600 et 1813 cinq imitations sous des titres divers et a inspiré à Lope de Vega La Sainte ligue.