Théâtre Beaujolais
Le théâtre Beaujolais – ou théâtre des Beaujolais – est une salle de spectacle parisienne ouverte en 1784 et disparue en 1790. À son emplacement se situe aujourd'hui le théâtre du Palais-Royal.
Historique
[modifier | modifier le code]Le est inaugurée à l’extrémité nord de la galerie de Montpensier, dans le péristyle de Joinville, par les entrepreneurs de spectacles Jean-Nicolas Gardeur[1] et Michel-André Delomel[2] une petite salle de spectacle édifiée par l'architecte Victor Louis et destinée à présenter des spectacles de bamboches (grandes marionnettes[3]). Placée sous la protection de Louis Charles d'Orléans, comte de Beaujolais, dernier des enfants du futur Philippe-Égalité, la troupe prend alors le nom de « Petits Comédiens de Son Altesse Sérénissime Monseigneur le comte de Beaujolais » et le théâtre celui de « Théâtre des Beaujolais ». Les marionnettes sont rapidement remplacées par des enfants qui miment les rôles tandis que des adultes parlent et chantent depuis les coulisses.
Le dramaturge italien Carlo Goldoni mentionne dans ses Mémoires que « la salle des Petits Comédiens, établie dans le même endroit [Palais-Royal], n’est pas moins fréquentée : ce sont des enfants qui accompagnent si adroitement avec leurs gestes la voix des hommes et des femmes qui chantent de la coulisse, que l’on a cru d’abord, et l’on a parié que c’étaient les enfants eux-mêmes qui chantaient »[4].
Le succès croissant déplaisant à la Comédie-Française et à la Comédie-Italienne voisines, défense est faite par les autorités à Delomel d’employer des enfants, enlevant au spectacle toute son originalité. La salle est rachetée le par Desmarets pour 15 000 livres, qui la cède deux ans plus tard pour 570 000 livres à la directrice du théâtre de Versailles, Marguerite Brunet dite Mlle Montansier[5]. L'inauguration de la salle agrandie et rénovée a lieu le sous le nom de théâtre Montansier.
Selon Raymond, à partir de 1789, les enfants furent remplacés par des adultes, les seuls enfants conservés étant dans le corps de danse. Les autres purent être recrutés par le Musée des Enfants (une autre troupe de théâtre, en fait, toujours au Palais Royal). Après les événements de juillet 1789, Gardeur se retira. Delomel parvint à rouvrir en août, mais dut céder son théâtre à la Montansier en janvier 1790. Il réussit à rouvrir à différentes adresses (salle des Élèves de l’Opéra, boulevard du Temple alors appelé "boulevard Ménil-Montant" ; salle Mareux, 46 rue Saint-Antoine) avant de renoncer et de partir s'occuper du Théâtre Louvois (p. 115) : le théâtre passa alors dans d'autres mains et finit par fermer définitivement en mars 1791.
Bien que le répertoire des Beaujolais ait été considérable, seule une vingtaine de pièces ont été éditées, dont un recueil de 14 pièces in-8o non relié, en portefeuille[Où ?].
Arthur Pougin donne une profusion de détails : "On y jouait la comédie, le vaudeville, et surtout l'opéra-comique; il avait un petit orchestre excellent, et non seulement il était le refuge de bien des compositeurs qui sans lui n'eussent pu aborder la scène, tels que Leblanc[6], Bonnay[7], Raymond, Froment[8] , Bonesi[9], mais certains musiciens déjà connus et estimés ne dédaignaient pas de travailler pour lui. Parmi ceux-ci il suffira de signaler les noms de Champein, Piccinni fils[10], le chevalier de Saint-Georges, Chapelle, Deshayes, Bambini, Désaugiers père, Rigel, et surtout celui de notre grand Philidor, le digne rival de Monsigny et de Grétry, qui fit jouer deux ouvrages aux Beaujolais. Parmi les acteurs de cet aimable théâtre, on peut rappeler le souvenir de Michot[11] et de Damas, dont la renommée fut si grande plus tard à la Comédie-Française, et celui de Talon[12], qui fit pendant longtemps les beaux jours de l'Ambigu Comique. A la Révolution, les Beaujolais furent victimes des exploits de cette intrigante fieffée qui avait nom la Montansier, et qui les déposséda de leur salle pour y établir son théâtre. Ils se transportèrent alors, en 1790, sur le boulevard du Temple mais ce déplacement leur fut fatal, et au bout de peu de temps ils cessèrent d'exister. Il n'en reste pas moins que le gentil théâtre des Beaujolais fut l'un des plus charmants que Paris ait jamais possédés."[13]
Le Musée des Enfants, plus tard appelé Spectacle des Enfants Moreau, présentait un spectacle donné par des enfants de 9 à 15 ans et recueillit certains petits acteurs des Beaujolais ; la salle était située près des Variétés, au-dessus du café Corrazza[14].
Répertoire des Beaujolais
[modifier | modifier le code]- Le Vieux Soldat et sa pupille, opéra-comique d'Ève Demaillot, 1785
- Adélaïs, pantomime historique en trois actes de Maillé de Marencour, 1785
- L’Amateur de musique, comédie mêlée d’arias de B.-Louis Raymond, 1785 (Fétis le donne à Henri Raymont, souffleur et répétiteur de musique aux Beaujolais[15]
- Cydippe, pastorale héroïque de Boutillier, musique de Froment, 1785
- La Ruse d’amour, ou l’Epreuve, comédie de Maillé de Marencour, musique de Chardini, 1785
- L'Heureux dépit, comédie lyrique en un acte, en vers libres, de Joseph-Dominique Rauquil-Lieutaud (1756-1793)[16], musique de Chapelle, 1785
- Le Pouvoir de la nature, ou la Suite de la Ruse d’amour[17], comédie en deux actes mêlée d’arias de Maillé de Marencour, musique de Chardini, 1786
- Suzette et Colinet, ou les Amants heureux par stratagème, comédie mêlée d’arias de Person de Bérainville[18], musique de Piccini fils, 1786
- Atine et Zamorin, ou l'Amour turc, opéra-bouffon en trois actes, avec ses agréments, paroles de M. Dancourt, musique de M. Rigel[19], le 26 septembre 1786.
- Les Curieux punis, comédie mêlée d’arias de Desenne, musique de Bonnay, 1787
- Les Amours d’Arlequin et de Séraphine, comédie de Jean-Claude Gorgy, 1788
- L’Amour arrange tout, comédie de Joseph Marie Loaisel de Tréogate, 1788
- Le Bon Père, opéra-bouffe de Jacques François Lepitre, musique de Cambini[20], 1788 ;
- L'Amour hermite, pièce anacréontique en un acte mêlée d'ariettes, paroles de Philippe Desriaux[21], mise en musique par Frédéric Blasius (31 janvier 1789)[22].
- Colin et Colette, Opéra Bouffon en un Acte, Paroles de M ***. : musique d'Othon Vandenbroek, représenté au théâtre de Beaujolais vers 1789[23]
Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Maurice Tourneux écrit à son sujet : "l'impresario, Jean-Nicolas Gardeur, modeleur à ses moments perdus et inventeur de la sculpture en carton-pâte..."(Gallica : [1], Notice préliminaire) et Raymond note dans son premier chapitre que "Les foyers des premières & des secondes Loges sont charmans, d'un très-bon goût , & ont attiré autant de monde au Spectacle, dans le tems des Bamboches, que le Spectacle même" et précise dans une note : "Toute la sculpture qui embellit ces foyers est faite avec du papier travaillé d'après une opération que M. Gardeur possède seul. Il faut savoir que ce n'est que du papier pour le croire ; il a la dureté du mastic, & dure autant que lui. Avec du papier travaillé à sa manière, M. Gardeur fait des fleurs, des guirlandes, des figures, tant grandes que petites, parfaitement bien dessinées, & exécutées avec un goût achevé : il a toutes sortes de moules faits exprès pour cela. Cette sculpture est encore une nouveauté piquante attachée à ce Spectacle, qui fait honneur à l'Art, au génie & aux talens de cet Entrepreneur." Il se fit connaître aussi pour ses bustes en carton de Louis XVI et de Marie-Antoinette : Gallica [2].
- ↑ Vers 1742 - 10 avril 1830. Il fut ensuite directeur du Théâtre Louvois : INHA: [3], p. 115.
- ↑ "C'étoient des figures de bois, de la hauteur de 3 pieds environ" (presque un mètre), selon Raymond, INHA: [4], notes du chapitre 1
- ↑ Cité dans Eugène Hugot, Histoire littéraire, critique et anecdotique du théâtre du Palais-Royal, op. cit., p. 14
- ↑ Henry Buguet, Foyers et Coulisses, vol. 3, op. cit..
- ↑ Hubert Leblanc (ca) ou Le Blanc (1750-1827), violoniste et compositeur français était en 1791 chef d'orchestre au Théâtre comique et lyrique de Paris, puis compositeur au Théâtre d'Émulation (où il travailla jusqu'en 1801). Plus tard, il devint second violoniste dans l'orchestre du Théâtre sans prétention (Gallica: "Théâtre sans prétention"?rk=429186;4 + Boulevard du Temple), boulevard du Temple, avant de finir par sombrer au rang de copiste. Il mourut à un âge avancé et dans la misère (Fétis, Gallica: p. 238-239). Il est l'auteur de plusieurs opérettes et de quelques pantomimes qu'il composa pour le Théâtre d'Émulation (Gallica: "Théâtre d'Émulation".zoom). Il composa neuf opéras et opérettes entre 1787 et 1797,(Gallica: "La Chasse, Sonate pour violon et basse continue"?rk=21459;2)> pour le théâtre des Beaujolais (La noce béarnaise, son premier opéra, 1787 ; Gabrielle et Paulin, Vaudeville, 1788) ; pour le Théâtre comique et lyrique (La folle gageure (Gallica: "La folle gageure"Léger?rk=21459;2), opéra, paroles de Léger, 1790 ; Rosine et Zely, 1790 (Gallica: "Théâtre comique et lyrique"?rk=193134;0) ; Le berceau de Henri IV, opéra en deux actes, 1790 ; Nicodème dans la lune, opéra-comique en trois actes, "son œuvre la plus réussie, jouée dans le même théâtre pendant plus d'un an" ; Télémaque, une pièce dialoguée avec une ouverture, des intermèdes musicaux et des extraits chantés. Louis Péricaud (Gallica: [5]) mentionne aussi Le Lord et son jockey (Beaujolais, 8 octobre 1788, repris en 1789) et La Soubrette rusée, comédie en un acte, mêlée d'ariettes (Beaujolais, 3 octobre 1789). Pougin mentionne Le Mariage de Nanon ou la Suite de Madame Angot, comédie en prose et en un acte, par Ève Demaillot, musique d'Hubert Leblanc, créé sur le Théâtre d’Émulation, ci-devant Nicolet le 12 ventôse an 5 [1er mars 1797], ainsi que "cinq féeries et cinq mélodrames". Adèle de Sacy, ou le Siège de Montcenis (e-monsite: [6], pantomime en trois actes par Charles-Émile Gaulard-Désaudray, fondateur du Lycée des Arts, musique d'Hubert Leblanc, ballet de M. Frossard (connu comme maître de ballet à l'Ambigu-Comique), représentée pour la première fois sur le Théâtre du lycée des arts le 24 août 1793. Le Mariage aux fraix [sic] de la nation (e-monsite: [7]), pantomime à grand spectacle, avec intermède, mêlé de chants & de danses, naquit d'une autre collaboration entre Desaudray et Leblanc, et fut créé au même endroit le 10 frimaire an 2 (31 octobre 1793), quelques semaines avant L'Échappé de Lyon, de Lacouterie, Leblanc, avec un ballet de Frossard. La Bergère de Saluces, ou la Vertu à l’épreuve, est un drame en 4 actes et à grand spectacle, mêlé de pantomime, paroles de Noël, musique de Leblanc, ballet de Blondin, créé sur le théâtre des Jeunes-Artistes (Wikisource : [8] (p. 99)) le 9 pluviôse an 8 (29 janvier 1800). Leblanc écrivit en outre de la musique pour Jean-Louis Gabiot (1759-1811) et Louis-François Ribié ; Caigniez, Plancher de Valcour ; Servières et Lafortelle ; Eugène Cantiran de Boirie et Lemaire. Geneviève, ou la Confiance trahie, pantomime en 3 actes, par Franconi Jeune, divertissement de M. Morand, créée sur le Théâtre du Cirque-Olympique le 1er juin 1812, est peut-être sa dernière œuvre.
- ↑ François Bonnay, violoniste et compositeur, "de l'Académie Royale de Musique". Gallica: [9] p. 115
- ↑ Froment, "l'un des premiers violons de l'opéra" (Gallica: [10] (donc membre de l'Académie royale de musique) et maître de musique au Théâtre d'Émulation autour de 1799 (Gallica: [11] p. 93), a écrit la musique de Cydippe et Le vieux soldat, La suite du vieux soldat créées en 1787 ; Le Moine (Gallica: [12], comédie en cinq actes de Nicolas Cammaille-Saint-Aubin (dit Désiré) et Louis-François Ribié, créée le 23 décembre 1797 au Théâtre d’Émulation ; Jocrisse au Sérail de Constantinople, calembour en trois actes en prose, à grand spectacle, mêlé de chants, danses, marches burlesques, etc., de René Perin, ballet de Blondin, créée le 28 thermidor an 8 (16 août 1800) au Théâtre des Jeunes Artistes (Gallica: artistes ; Le paganisme ou Carête et Sophronime, drame en quatre actes, joué à Paris en 1800. (Archive.org: [13]) Carête fut repris en janvier 1806 au Théâtre des Nouveaux Troubadours (boulevard du Temple). (Retronews: [14] page 14)
- ↑ Benedetto Bonesi, né à Bergame, arrivé à Paris en 1779 où il meurt en 1812 Gallica : [15]
- ↑ Second fils de Niccolò Piccinni, Louis ou Luigi (Naples 22 décembre 1764 - Passy, 31 juillet 1827) "a composé quelques médiocres opéras comiques: Les Infidélités imaginaires (1790), Le Sigisbé (1804), etc. Gallica: [16] & Artlyrique :[17]
- ↑ Comédie française : Sociétaire de la Comédie-Française#cite ref-1
- ↑ Pierre Casimir Talon (1754-1826).
- ↑ Gallica : [18]
- ↑ Gallica : "musee des enfants"# Introduction p. xviij & Histoire de l'histoire des grands et des petits théâtres de Paris pendant la Révolution, le Consulat et l'Empire. 2e vol. sur Gallica : [19]
- ↑ Gallica : [20] p. 193
- ↑ Joseph-Dominique Rauquil-Lieutaud (1756-1793), auteur de plusieurs comédies comme Mélite et Lindor, ou la Délicatesse par amour, comédie en 1 acte, en vers (Paris, Ambigu-comique, 13 avril 1785) (Gallica: "Mélite et Lindor") ou de la romance L’Amour et les Grâces, musique de Georg Gerson (IMSLP: [21]), il est aussi connu pour ses traductions d'August Gottlieb Meißner, Bianca Capello, roman dramatique , imité (c'est-à-dire librement traduit) de l'allemand (Paris, Didot aîné, 1790)(Gallica: "Bianca Capello"?rk=193134;0) et Alcibiade (Gallica: [22]). Sa comédie Le duel, ou La force du préjugé (Chez Cailleau, Paris 1786) est une traduction de Das Duell, oder der Weise in der That (1768) de Friedrich Ernst Jester (de)(Google books : [23]) - Jester a-t-il été influencé par "Le Philosophe sans le savoir" de Michel-Jean Sedaine (1765) ?). De l'anglais, il a traduit Lettres de feu lord Lyttelton (Gallica: "Lettres de feu lord Lyttelton"?rk=21459;2) (Letters of the late Lord Lyttelton) en fait écrites par William Combe (1782). Il a tiré son "drame héroïque et trois actes, en vers", Le Duc de Bénévent (1784, Chez Vente, donné à Paris, les Comédiens italiens, 16 juillet 1784) (Gallica : "Le Duc de Bénévent"?rk=85837;2) de "L'Éducation d'un Prince" (Contes en vers), de Voltaire (Wikisource: [24]). : Il a été condamné à mort pour fabrication de faux assignats le 5 juin 1793 (Compte rendu aux sans-culottes de la République française, par très-haute, très-puissante et très-expéditive dame Guillotine. Partie 1 / par le citoyen Tisset, 1793 : Gallica: [25] p. 15, et [26]
- ↑ Gallica : [27]
- ↑ Pierre-Claude Person, ou Person de Bérainville, ou Chevallier de Bérainville (1742-1827). Artiste polyvalent (Gallica: [28])
- ↑ Gallica: "l#
- ↑ Giovanni Gioseffo Cambini (Livorno, 13 février 1746- Paris v1825) : Gallica: [29] p. 290 et Biographie Larousse : "LES FOURBERIES DE MATHURIN".zoom#
- ↑ Desriaux (1758-18..), librettiste pour Charles-Simon Catel (Sémiramis (Gallica: [30]) et Johann Christoph Vogel (La toison d’or(Gallica: [31], 1786) ; traducteur des livrets de Demofoonte (Vogel) (Gallica: [32], 1789) ; I Virtuosi ambulanti, Opera buffa de Valentino Fioravanti (Gallica: [33]) ; La Création (Haydn : Gallica: [34]) ; L'Hôtellerie de Sarzano, opéra en 1 acte imité du poème italien de Goldoni, mis en musique par Joseph Arquier (Toulon 1763-1816 Bordeaux), et dédié à Mademoiselle Laval-Lécuyer", représenté à Paris, au théâtre Montansier & le 1er Floréal an 10 (21 avril 1802), au théâtre des Jeunes Elèves.
- ↑ Gallica: p. 63
- ↑ Gallica : [35]
Sources
[modifier | modifier le code]- Raymond, B. Louis (17..-18..?), Les Mimes du Palais-Royal, avec des réflexions sur divers points concernant le spectacle de Beaujolois ; par M. B. Louis Raymond, auteur, compositeur & maître de musique du spectacle de Beaujolois , A Paris, Chez Robert-André Hardouin & Gattey, 1787[1]
- Recueil des pièces qui ont eu le plus de succès sur les Théâtres de la Rue Richelieu, ci-devant des Variétés amusantes, et Théâtre du Palais-Royal ; sur celui des Petits-Comédiens du Palais-Royal, dits Beaujollois ; sur celui de l'Ambigu-Comique, au Boulevart ; sur celui de la Gaieté, ci-devant les Grands-Danseurs du Roi ; sur celui des Elèves de l'Opéra, &c. 1791, p. 53 lire en ligne
- Jacques Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, vol. 6, Paris, Furne et Cie, 1837, p. 410 lire en ligne
- Henry Buguet, Foyers et Coulisses : Histoire anecdotique des théâtres de Paris, vol. 3 « Variétés », Paris, Tresse, 1873 pp. 1-3 /bpt6k5662492b lire en ligne lire en ligne sur Gallica
- Henry Buguet, Foyers et Coulisses : Histoire anecdotique des théâtres de Paris, vol. 4 « Palais-Royal », Paris, Tresse, 1874 pp. 1-3 lire en ligne lire en ligne sur Gallica
- Eugène Hugot, Histoire littéraire, critique et anecdotique du théâtre du Palais-royal (1784-1884), Paris, Ollendorff, 1886, pp. 1-22 lire en ligne lire en ligne sur Gallica
- Répertoire des Beaujolais sur la base CESAR
- Le Théâtre français de la Révolution à l'Empire : [36]
