Rue des Archives

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3e, 4e arrt
Rue des Archives
Paris rue des archives.png
Situation
Arrondissement 3e, 4e arrondissement
Quartier Enfants-Rouges - Archives - Sainte-Avoye - Saint-Merri - Saint-Gervais
Début 50 rue de Rivoli
Fin 51 rue de Bretagne
Morphologie
Longueur 900 m
Largeur 15 m
Géocodification
Ville de Paris 0397
DGI 0420

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue des Archives
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

48° 51′ 42″ N 2° 21′ 31″ E / 48.86158, 2.35867

La rue des Archives est une rue de Paris qui doit son nom au fait qu'elle longe les Archives nationales. La rue est l'association de plusieurs tronçons de rue.

Ce site est desservi par les stations de métro Hôtel de Ville et Rambuteau.

Historique[modifier | modifier le code]

Le , un décret déclare d'utilité publique l'alignement des rues des Billettes, de l'Homme-Armé, du Chaume, du Grand-Chantier, des Enfants-Rouges et Molay[1]. L'ensemble doit former un axe unique traversant le Marais[2].

En 1874, la rue des Archives est créée par la fusion de[3] :

En 1890, la rue est prolongée entre la rue Rambuteau et la rue de Rivoli par l'absorption de :

Les rues du Chaume, du Grand Chantier et des Enfants Rouges ont été ouvertes à la fin du XIIIe et formaient jadis la rue Neuve-du-Temple.

L'enceinte de Philippe-Auguste coupait initialement la rue au niveau du n°54 avant qu'une porte, la porte (ou poterne) du Chaume, n'y soit percée à la fin du XIIIe siècle.

Avant 1910, la rue des Archives finissait rue Dupetit-Thouars. À cette époque, on a donné le nom de rue Eugène Spuller à la partie de la rue des Archives comprise entre la rue de Bretagne et la rue Dupetit-Thouars.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

L'alignement décidé en 1863 n'a pas été complétement suivi d'effets et des bâtiments historiques ont donc été conservés :

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  • maison dite "de Jacques Cœur" parce qu'elle fut la propriété d'une de ses descendantes (no 40, école maternelle), rue de l'Homme-Armé ;
  • no 45 : ancien couvent des Pères de la Merci ; présence d'un cadran solaire mural à l'intérieur de la cour.
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  • angle nord-est du carrefour des rues des Archives et des Francs-Bourgeois : vestige d'une fontaine transformée en regard lors de la reconstruction de l'hôtel de Soubise puis remaniée en 1959 après ouverture d'une porte dans ce pan coupé[5].
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Plus haut dans la rue, on trouve d'autres édifices intéressants, notamment aux n°79, 81, 85 et 90[6].

En littérature[modifier | modifier le code]

Dans le roman Ferragus par Honoré de Balzac, la veuve Gruget habite le no 12 de la rue des Enfants Rouges. C'est là où Jules Desmarets écoute la conférence entre sa femme et Ferragus XXIII[7].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière),‎ , « Décret du 23 mai 1863 », p. 348.
  2. Plan d'ensemble des travaux de Paris à l'échelle de 0,001 pour 10 mètres (1/10 000) indiquant les voies exécutées et projetées de 1851 à 1868 [lire en ligne]
  3. op. cit., « Arrêté du 25 juin 1874 », p. 402
  4. Jacques Hillairet - Dictionnaire historique des rues de Paris - T.1, p.104
  5. Jacques Hillairet - Dictionnaire historique des rues de Paris - T.1, p.104
  6. Jacques Hillairet - Dictionnaire historique des rues de Paris - T.1, p.105 et 106
  7. Honoré de Balzac,Ferragus, tome V de La Comédie humaine dans la Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1977
  • Alexandre Gady, Le Marais. Guide historique et architectural, Paris, éd. Le passage, 2002