Peter Maag

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Peter Maag est un chef d'orchestre suisse, né le à Saint-Gall et mort le à Vérone en Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père pasteur luthérien et musicien érudit et d'une mère violoniste dans le fameux Quatuor Capet, Peter Maag a pour professeurs d'éminentes personnalités comme le théologien Karl Barth et le philosophe Karl Jaspers.

Musicalement parlant, il étudie le piano et la théorie auprès de Czeslaw Marek à Zurich. Plus tard, il travaille en privé avec Alfred Cortot, l'un des plus grands panistes et pédagogues du XXe siècle.

C'est avec Franz von Hoesslin et Ernest Ansermet qu'il s'initie à la direction d'orchestre. En 1952, il est affecté comme premier chef d'orchestre à l'Opéra de Düsseldorf, alors dirigé par Eugen Szenkar. Sa réputation ne cesse de croître et il est amené à diriger sur les plus grandes scènes, avec les meilleures formations orchestrales.

Peter Maag était le petit-neveu de Fritz Steinbach.

Répertoire[modifier | modifier le code]

Méconnu et peu médiatisé, Maag est néanmoins un musicien de grande classe. À ce titre, on ne peut passer sous silence son interprétation parfaitement ciselée et équilibrée de la Symphonie Écossaise de Mendelssohn avec l'Orchestre symphonique de Londres chez Decca. Il a enregistré en 1997 cette même symphonie, couplée avec la Symphonie Italienne, toutes les deux à la tête de l'Orchestre symphonique de Madrid. Méritent aussi d'être mentionnées plusieurs gravures d'œuvres de Mozart (symphonies, sérénades et concertos), Schubert ou encore Johannes Brahms. On remarquera son interprétation exceptionnelle de l'ouverture du seul oratorio de Mozart, La Betulia Liberata, en 1991, à Padoue, chez Brilliant. Il confère une force extraordinaire, une tension qu'il semble seul à avoir vue, et qui pourrait bien être au plus près de ce qu'a souhaité Mozart, au début de cet oratorio qui évoque une ville assiégée.

Il a été aussi un grand chef d'opéra. Rappelons seulement deux réussites parmi d'autres : le Don Giovanni intense qu'il a dirigé en 1964 au Festival d'Aix-en-Provence, avec Gabriel Bacquier, Wladimiro Ganzarolli, Luigi Alva, Giorgio Tadeo, Ilva Ligabue, etc., et des Contes d'Hoffmann d'une rare force dramatique donnés au Teatro Colón de Buenos Aires en 1970, avec Sándor Kónya, Bacquier, Mesplé, Heather Harper, etc. Il est heureux qu'on conserve des enregistrements pris sur le vif de ces exécutions.

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