Paul Fryer

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Paul Fryer, né en 1963, a étudié l'art à Leeds, en Angleterre.

Il vit et travaille à Londres.

Style[modifier | modifier le code]

Paul Fryer poursuit la longue tradition des figures de cire dans l'histoire de l'art, mettant en évidence les liens entre hyperréalisme et observation scientifique. Il collabore régulièrement avec un ingénieur physicien et imagine des pièces à la mécanique complexe.

Son œuvre phare, La Pieta, incarne la fascination de l'artiste pour le "côté obscur" de la science[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

  • Années 1980 : Leeds College of Art and Design, ville de Leeds dans le nord de l'Angleterre, où il étudie en compagnie de Damien Hirst. Paul Fryer ne va pas au bout de sa formation, préférant d'autres activités comme Disc jockey, musicien, chanteur électro-pop ou producteur de disques.
  • 1996 : déménage à Londres. Travaille en tant que designer graphique et consultant pour des galeries.
  • 2005 : reprend sa production artistique.
  • 2007 : remarquant une œuvre de Paul Fryer datant de 1983 et représentant le Christ sur une chaise électrique, Damien Hirst parvient à convaincre Fryer de la refaire en cire[2], réenclanchant ainsi sa carrière artistique[3].
  • 2009 : exposition de La Pieta à la Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Arnoux de Gap, puis au Palais des Arts de Dinard, à l'initiative de François Pinault[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Pieta (1983)
  • Chess Set for Tesla, échiquier composé de trente-deux tubes lumineux, bois, verre, composants électriques
  • Pieta (The Empire Never Ended) (2007), cire, bois, cheveux, peinture à l'huile, toile (122 × 71 × 87 cm), collection François Pinault Foundation

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Don't be so, Paul Fryer et Damien Hirst, Éditions Trolley, 10/2002.
  • Qui a peur des artistes ? Une sélection d'œuvres de la François Pinault Foundation, Caroline Bourgeois, Skira Flammarion, 06/2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre Qui a peur des artistes ? Une sélection d'œuvres de la François Pinault Foundation, Caroline Bourgeois, Skira Flammarion, 06/2009.
  2. Photographie de l'œuvre
  3. C'est la saillie de l'humoriste Lenny Bruce, « Si Jésus était mort au siècle dernier, c'est une chaise électrique et non un crucifix qui se balancerait au cou des catholiques » qui a inspiré à Fryer sa sculpture. Source : François Ekchajzer, « La crucifixion », sur telerama.fr, .
  4. (fr) Philippe Briend, « L'art contemporain s'expose tout l'été à Dinard », Ouest-France, 12 juin 2009