Mougon

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l'ancienne commune d'Indre-et-Loire, voir Mougon (Indre-et-Loire).
Mougon
Vue aérienne du bourg de Mougon au début des années 90.
Vue aérienne du bourg de Mougon au début des années 90.
Blason de Mougon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Celles-sur-Belle
Intercommunalité Communauté cantonale de Celles-sur-Belle
Statut Commune déléguée
Maire délégué Philippe Boinier
2017-2020
Code postal 79370
Code commune 79185
Démographie
Gentilé Mougonais, Mougonaises
Population 2 124 hab. (2014)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 17′ 41″ nord, 0° 17′ 10″ ouest
Altitude Min. 44 m – Max. 131 m
Superficie 21,29 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Mougon-Thorigné
Localisation

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Mougon est une commune déléguée de Mougon-Thorigné et une ancienne commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants s'appellent les Mougonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 14 km à l'Est de Niort, à 17 km à l'ouest de Melle et à 19 km au sud de Saint-Maixent-l'École, la commune appartient au canton de Celles-sur-Belle, au sud du département des Deux-Sèvres. Elle est constituée de trois villages : le principal bourg Mougon, puis Triou au sud-est à 2 km et Montaillon au nord-est à 3 km, sur le Lambon (affluent de la Sèvre Niortaise). La commune atteint 2000 habitants en 2008 et est principalement résidentielle. Une déviation de la D 948 est mise en service depuis 2007. Longue de près de 5 km, elle permet d'éviter la traversée du bourg de Mougon aux poids lourds et au gros du trafic routier.

Mougon se rattache à la plaine de Niort mais sa localisation, aux confins du pays Mellois, lui confère des paysages relativement variés. Sur son territoire, il est en effet possible de passer de la plaine au bocage, de l'openfield au couvert, du monotone à l'accidenté.

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Communes limitrophes :

Rose des vents Fressines Aigonnay Rose des vents
Vouillé N Thorigné
O    Mougon (79)    E
S
Prahecq Sainte-Blandine

Histoire[modifier | modifier le code]

Très ancienne localité, atelier monétaire dès le Xe siècle, Mougon doit remonter à une époque antérieure au Moyen Âge. En effet, d'après la tradition locale, des sarcophages et des ossements auraient été découverts, notamment sous la salle des fêtes et le monument aux morts. Cité au XIe siècle : "Molgonensis". Au Xe siècle, Mougon était un site important, convoité par la famille Aunay et les vicomtes de Melle. D'après la tradition orale, il y aurait sous le bourg de la commune tout un réseau de souterrains et un château aurait existé aux alentours du Crédit Agricole. Mougon fut très fréquenté par les pèlerins car le village est implanté sur la route de Nantes à Limoges. Sur l'ancien plan cadastral de 1822 apparaissent différents quartiers ; certains ont conservé le même nom : Grolleau, Poitiers, la Gasse, Biron, l'Houmeau, la Ballet, la Vieille Cour et les Baronneries ; d'autres ont disparu : le Prieuré, la Brocherie, le Guignier, la Malaisée, la Robinière ; enfin, de nouveaux noms sont apparus, comme, la Taudrie et la Grande Cour. La route départementale 948 ne figure pas sur l'ancien cadastre, elle est donc postérieure à 1822.

Chef-lieu de l'église protestante dans la plaine de Niort ; dragonnades en 1681 ; temple démoli en 1685.

Mougon fut chef-lieu de canton entre 1790 et 1801. Le canton regroupait alors 7 communes : Mougon, Aigonnay, Beaussais, Fressines, Prailles, Thorigné et Vitré, et dépendait du district de Saint-Maixent-l'École. Le canton fut dissous en 1801 par la loi du 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801), et les communes furent rattachées au canton de Celles-sur-Belle.

Le 1er janvier 2016 avec la réforme de territoriale, la région Poitou-Charentes rejoint les régions d'Aquitaine et du Limousin pour former la région Nouvelle-Aquitaine, dont fait partie la commune de Mougon.

Le 1er janvier 2017 la commune de Mougon a fusionnée avec celle de Thorigné pour former la nouvelle commune de Mougon-Thorigné, dont la population sur la base des populations légales en vigueur à compter du 1er janvier 2016, s'établit à 3 390 habitants pour la population municipale et 3 476 habitants pour la population totale[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur aux trois épis empoignés d’or, liés de même[2].

Économie[modifier | modifier le code]

La population, dans sa majorité, est tournée vers le bassin d'emploi niortais, mais il reste une activité agricole intense (polyculture, élevages bovins et caprins, production de rosiers miniatures...).

La commune est dotée de la plupart des commerces, artisans et services de base ; d'un secteur santé composé de deux cabinets médicaux, d'un cabinet dentaire, d'un pharmacien et de deux infirmières à domicile ; de services publics dont deux groupes scolaires.

La commune de Mougon bénéficie d'une activité associative, culturelle et sportive, importante et d'un environnement géographique enviable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Mougon est une commune ancrée à gauche. Au second tour des élections présidentielles de 2012 , François Hollande obtient un score de 67,22%, contre 51,63% au niveau national. Cet ancrage ce confirme aux élections européennes de 2014, ou le Parti socialiste atteint 25% des suffrages et arrive en tête,loin devant le Front national et l'UMP contre à peine 14% au niveau national.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Philippe Boinier DVG  
mars 2008 mars 2014 Nicole Lahmiti[3] DVG  
mars 2014 décembre 2016 Philippe Boinier DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Mougon, cela correspond à 2004, 2009, 2014[4], etc. Les autres dates de « recensements » (comme 2006, etc.) sont des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
996 1 147 997 1 083 1 160 1 170 1 201 1 256 1 330
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 401 1 335 1 336 1 330 1 413 1 377 1 382 1 390 1 356
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 342 1 332 1 311 1 187 1 180 1 146 1 124 1 113 1 077
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 081 1 054 1 127 1 199 1 358 1 511 1 665 1 994 2 124
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Prieuré Saint-Jean-Baptiste - Le prieuré clunisien de Mougon dépendait de l'abbaye de Montierneuf. Ce prieuré remonterait aux années 1023-1031, dates auxquelles Cadelon et son fils Guillaume, vicomtes d' Aulnay, obtenaient de l'évêque de Poitiers, Isambert, une charte de privilège. En 1248, le prieuré est cité dans le registre des comptes d'Alphonse comte de Poitiers. Ce prieuré devait entretenir un prieur et sept moines. Un marché de 1570, entre François Floret, notaire demeurant à Mougon, agissant pour le prieur de Mougon, et Martin Pommier, maçon à Prahecq, signale la réfection d'un pignon et des portes du pont du prieuré. Un acquêt de 1608, indique la fourniture de 45 charrettes de pierre de Prahecq et des clous pour la couverture de l'église. En septembre 1731, Frédéric de la Tour d'Auvergne, prêtre du diocèse de Paris, prit possession du prieuré de Mougon, avec tous ses fruits dont le profit et les revenus étaient de 4 à 5000 livres. Des sources de 1769 indiquent que l'église est très petite et en bon état, sauf la toiture. Vendue comme bien national à la Révolution, elle change trois fois de mains de 1791 à 1798. Elle est aujourd'hui détruite. La date de 1870 est inscrite sur une porte de l'élévation latérale de la grange.
  • Église paroissiale - L'église paroissiale de Mougon appartient à la commune qui l'a fait construire après le Concordat. Vers 1820, les habitants sollicitent une subvention pour mettre en état l'édifice qui, d'après la tradition, est une ancienne grange. Le clocher a été édifié en 1822. En 1826, l'abbé Béneteau est nommé premier curé de Mougon, après la Révolution. À partir de 1836 les archives conservent plusieurs projets (des architectes mellois Antoine Bizard puis Bernad Gurs) d'agrandissement de l'édifice, remaniement du clocher et travaux d'embellissement intérieur (boiserie d'autel, confessionnal et couronnement de la chaire), exécutés de 1838 à 1842 par Louis François Tarenne, charpentier à Celles-sur-Belle. A l'extrême fin du XIXe siècle, le projet de construction d'une nouvelle église par l'architecte Mongeaud, n'aboutissant pas, est transformé en projet de restauration en 1927.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Migault (1644-1707) - Né aux Basses Touches de Thorigné en 1644. En 1663 il épouse Elisabeth Forestier avec laquelle il aura 14 enfants. Installé à Moulay près de Fressines, il devient instituteur, il est aussi lecteur de la Bible à la paroisse réformée de Mougon et notaire à la châtellenie de Mougon (fonction que le roi interdira aux protestants à partir de 1681). Malgré les pressions sur sa famille, le pillage et la destruction de sa maison, Jean Migault refuse de se convertir, il s'enfuit dans un premier temps à Mauzé puis se réfugie à Olbreuse et gagne La Rochelle. Arrêté et emprisonné, il abjure pour sauver sa famille. Il tente plusieurs fois sans succès de quitter la France, il réussit enfin à regagner la Hollande avec cinq de ses enfants. Il regroupe ensuite sa famille à Amsterdam puis à Emdem où il éduque les enfants de réfugiés. Il meurt en août 1707. Jean Migault retrace toute cette période dans un journal écrit pour l'éducation de ses enfants, précieux témoignage du combat des protestants de l'époque (dragonnades du Poitou). ("Le Journal de Jean Migault, Les Dragonnades en Poitou et Saintonge", Geste Éditions)
  • Louis Claude Monnet de Lorbeau (1766-1819) - Né à Mougon, est un militaire français, général sous Napoléon Ier, créé baron sous Louis XVIII. Il fut capitaine dans le 36e bataillon des Deux-Sèvres et Charente, surnommé le Vengeur, et fit les campagnes des ans II, III, IV et V en Vendée, qu'il contribua à pacifier. Le Directoire exécutif, informé de sa belle conduite, le nomma chef de la 31e demi-brigade par arrêté du 5 thermidor. Le courage et le dévouement de Monnet en Helvétie, puis en Italie, lui méritèrent le grade de général de brigade sur le champ de bataille. Il participa à l'expédition du Portugal, et lorsque la guerre fut déclarée avec l'Angleterre, il reçut le commandement supérieur de Flessingue et de l'île de Walcheren, qu'il mit en état de siège. Le premier Consul le nomma général de division le 9 fructidor suivant et commandeur de la Légion d'honneur les 19 frimaire et 25 prairial an XII, et électeur du département des Deux-Sèvres. Il fit les campagnes de Hollande des ans XI-XIV. Appelé de nouveau au commandement de Flessingue et de Walcheren, il ne put empêcher le débarquement des Anglais et la reddition de l'île. Un conseil de guerre déclara Monnet coupable de lâcheté et de trahison, et le condamna à mort par contumace. Au retour des Bourbons, le général Monnet rentra en France en 1814 et fut réintégré le 24 juillet dans son grade et dans ses honneurs, nommé chevalier de Saint-Louis et créé baron. Il mourut à Paris en 1819.
  • Jacques Bujault (1771-1842) - Député des Deux-Sèvres et promoteur d'une nouvelle agriculture, né à La Forêt-sur-Sèvre, est enterré au cimetière de Mougon. Successivement libraire, imprimeur et avocat, Bujault embrassa finalement la carrière de laboureur. Humaniste éclairé, il chercha à améliorer le bien-être matériel de ses concitoyens, introduisit l'usage des prairies artificielles, et publia de petits almanachs populaires dans lesquels, tout en parlant d'agriculture, il enseigne aux hommes à se conduire avec sagesse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'Intérieur, « Création de la commune nouvelle Mougon-Thorigné / Actualités / Accueil - Les services de l'État dans les Deux-Sèvres », sur www.deux-sevres.gouv.fr (consulté le 10 décembre 2016)
  2. Gaso.fr
  3. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  4. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 11 avril 2012)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. http://www.pierrerenverseau.com/a-propos