Marcel Lapierre

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Marcel Lapierre
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Naissance

Villié-Morgon (Rhône)
Décès
11 octobre 2010
Pierre-Bénite (Rhône)
Nationalité
Français
Activité
Viticulteur
Formation
Lycée viticole Belleville-sur-Saône
Maître
Élève
Philippe Pacalet, Thierry Puzelat
Mouvement
Influencé par
Œuvres réputées
Préface à "Les raisins de la raison" de Alain Braik, Jean-Paul-Rocher Editeur, 1998
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Marcel Lapierre, né à Villié-Morgon le et mort à Pierre-Bénite[1],[2],[3],[4] le , est un viticulteur français, producteur de morgon et de beaujolais, qui a été toute sa vie durant un défenseur et un promoteur des vins naturels sans soufre.

Reconnu pour son travail de précurseur, cet artisan-vigneron établi au Domaine des Chênes à Villié-Morgon, dans le Beaujolais, a repris un domaine familial en 1973 et imposé une idée singulière du vin, fondée sur une compréhension nouvelle de la microbiologie du sol et du végétal. C'est le négociant et dégustateur Jules Chauvet, rencontré au début des années 1980 à La Chapelle-de-Guinchay, qui l'a incité à redécouvrir l'importance du labour des vignes et du rôle des levures indigènes dans la genèse de l'arôme des vins fins.

Le morgon non filtré non soufré de Marcel Lapierre et son beaujolais nouveau vinifié au Château Cambon ont servi de modèle à une jeune génération de vignerons attachés à produire des vins naturels et expressifs, en respectant à la fois le cep et le caillou et en laissant de côté les produits phytosanitaires, les engrais chimiques, les levures industrielles et le dioxyde de soufre (SO2) employé à hautes doses en vinification.

Sa mort précoce a suscité des hommages dans le monde entier.

Citations[modifier | modifier le code]

«Je ne connais aucune déception qui résiste à un morgon de Marcel Lapierre.» Guy Debord

«Marcel Lapierre est mort mais il aura peut-être réussi à faire mentir son ami Guy Debord qui écrivait dans Panégyrique : “Au banquet de la vie, au moins là bons convives, nous étions assis sans avoir pensé un seul instant que tout ce que nous buvions avec une telle prodigalité ne serait pas ultérieurement remplacé pour ceux qui viendraient après nous. De mémoire d’ivrogne, on n’avait jamais imaginé que l’on pourrait voir des boissons disparaître du monde avant le buveur."» Jérôme Leroy [5]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Lapaque, Chez Marcel Lapierre, Stock, collection Écrivins, 2004 (ISBN 2234056748) ; réédition en poche, La Table Ronde, collection La petite vermillon, 2010 ; 3e édition, La Table Ronde, collection La petite vermillon, 2013, augmentée d'un avant-propos : "En souvenir de Marcel Lapierre".
  • Dominique Lacout, Guide de l'amateur des vins naturels : vignerons, restaurants, cavistes en France, Jean-Paul Rocher éditeur, 2005.
  • Jean-Camille Goy, Du goût des pierres et de Lapierre Marcel, vigneron de la rupture, Jean-Paul Rocher éditeur, 2005 (ISBN 2911361644)
  • Sylvie Augereau, Carnet de vigne omnivore, éditions de l'Épure, 2007 (ISBN 235255036X)

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Adieu, Marcel Lapierre. Adieu et merci., À chacun sa bouteille.
  2. Marcel Lapierre, Beaujolais Producer, Is Dead at 60, New York Times, 11 octobre 2010.
  3. Jean-Claude Ribaut, « Disparition : Marcel Lapierre, viticulteur », Le Monde, no 20444,‎ , p. 27 (ISSN 0395-2037)
  4. Sébastien Lapaque, Em memória de Marcel Lapierre, O Estado de S. Paulo, 21 octobre 2010.
  5. Marcel Lapierre, mort d'un vigneron français., Causeur, 19 octobre 2010.