Les Vice-rois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Les Vice-rois est un roman de Federico De Roberto paru en 1894. Il a également été publié en français sous le titre Les Princes de Francalanza.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'auteur raconte l'histoire d'une famille de la noblesse de Sicile, les Uzeda de Francalanza. L'action débute en 1855 à Catane par l'annonce du décès puis les funérailles de la princesse Teresa. Lors de la lecture de son testament rédigé le 19 mars 1854, l'on apprend qu'elle lègue la majeure partie de sa fortune à son fils aîné et à son troisième fils.

Lorsque le choléra fait son apparition sur l'Ile, la famille se réfugie à la propriété du Belvédère. Le roman s'achève vers 1882.

Personnages[modifier | modifier le code]

Le prince Giacomo XIII de Francalanza avait marié son fils Consalvo VII (né en 1805) à la fille du baron Risa de Riscemi, Teresa, née en 1795. De cette union naquirent :

  • Angiolina qui devint Sœur Maria Crocefissa, religieuse de l'abbaye de Saint-Placide à Catane;
  • Chiara qui épousa le marquis de Villardita;
  • Giacomo XIV, le nouveau prince, marié à Margherita Grazzeri dont il a deux enfants : Consalvo VIII et Teresina ;
  • Lodovico qui devint Père Benedetto de la congrégation du Mont-Cassin, doyen du couvent de Saint-Nicolas-de-l'Arène à Catane;
  • Raimondo, comte de Lumera, marié à la comtesse Matilde, fille du baron Palmi;
  • Ferdinando;
  • Lucrezia, qui épousera l'avocat Benedetto Giulente.

Le prince Consalvo VII avait en outre trois frères et une sœur :

  • don Blasco, bénédictin
  • Gaspare, duc d'Oragua
  • Eugenio, chevalier
  • donna Ferdinanda, "vieille fille".

Analyse[modifier | modifier le code]

De l'œuvre de Federico De Roberto, la postérité a retenu, bien timidement, ce roman. Chaque personnage fait l'objet d'un examen très poussé et revient de temps à autre sur le devant de la scène. Aucun n'est vraiment sympathique, ni par son caractère, ni par son comportement, leurs défauts ayant pris le pas, dans cette famille, sur leurs qualités (ils sont très cupides). Peut-être est-ce dû au sentiment qu'ils ont d'appartenir à une caste (la haute aristocratie qui gouverna jadis la Sicile en tant que vice-roi d'Espagne). Le nouveau régime de Victor-Emmanuel II ne les épargnera pas (Don Blasco et son neveu Lodovico seront chassés du couvent lors de la suppression des congrégations, le prince devra acquitter les nouveaux impôts). Mais ils sauront en tirer parti (le duc deviendra député, Don Blasco n'hésitera pas à acheter des titres de banque, jusqu'à Consalvo VIII qui...). Ils paraissent avant tout opportunistes ... et bien malheureux. Au-delà d'une simple histoire de famille, c'est à une page d'histoire que nous convie l'auteur, à un témoignage sur la Sicile de la seconde moitié du XIXe siècle.

Postérité[modifier | modifier le code]

La parution du Guépard de Giuseppe Tomasi, prince de Lampedusa en 1958 a fait ressortir de l'ombre ce roman de De Roberto. Bien que les deux œuvres traitent du même sujet, la comparaison s'arrête là. L'œuvre de De Roberto est plus riche en personnages hauts en couleurs et plus abondante en événements politiques. Le Guépard, c'est avant tout le prince de Salina. - Les deux œuvres se rejoignent néanmoins en ce sens que rien ne semble pouvoir modifier le visage profond de la Sicile.

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • Les Vice-rois, trad. Henriette Valot, Paris, Club bibliophile de France, 1954 (2 vol.)
  • Les Princes de Francalanza, trad. Nathalie Bauer, Paris, Stock, 2007 (rééd. "Points" Seuil, 2008)

Adaptation au cinéma[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]