Le Musée imaginaire

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Le Musée Imaginaire est un essai d'André Malraux, d'abord édité en 1947, puis une seconde fois comme première partie des Voix du silence, en 1951. Une troisième édition remaniée est parue en 1965.

Introduction[modifier | modifier le code]

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Le musée a imposé une relation nouvelle avec l'œuvre d'art. C'est un phénomène récent, qui date de la période de la Renaissance et qui n'existe qu'en Europe.

Cette relation nouvelle délivre les œuvres de leur fonction, ce que Malraux appelle une métamorphose. Un crucifix n'est plus d'abord un crucifix, un portrait n'est plus un portrait de quelqu'un ; l'œuvre d'art avait toujours été une image - ou de ce qui existe (nature, homme), ou de ce qui n'existe pas (religion, fictions). Or, pour le musée, il n'y a plus ni vénération, ni ressemblance, ni imagination, décor ou possession, mais des images qui diffèrent des choses et qui se trouvent confrontées en tant que telles.

C'est une confrontation de métamorphoses, un concert de mélodies contradictoires, qui marque l'intellectualisation de notre relation à l'art.

Cette confrontation de contradictions est une prise de conscience de la quête de tout le possible de l'art, d'une recréation de l'univers qui donne la plus haute idée de l'homme. Pour Malraux, l'homme recrée le monde face à Dieu, et conquiert par l'art le sens de sa vie contre l'oubli et la mort. Or, c'est le musée imaginaire qui convoque dans l'esprit tous les chefs-d'œuvre, car le pillage et le tourisme ont leurs limites. Un musée est un résultat de hasards, c'est un possible mutilé. Le voyage d'art repose sur la mémoire optique qui n'est pas infaillible.

Mais aujourd'hui, grâce à la photographie, il est possible d'avoir à disposition les œuvres de toutes les civilisations. Il devient donc possible de confronter toutes les œuvres.

L'histoire de l'art[modifier | modifier le code]

La photographie[modifier | modifier le code]

La métamorphose des dieux[modifier | modifier le code]