La Cavalerie

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La Cavalerie
Place des Templiers
Place des Templiers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Larzac et Vallées
Maire
Mandat
Bruno Ferrand
2014-2020
Code postal 12230
Code commune 12063
Démographie
Gentilé Cavalerien(ne)
Population
municipale
1 058 hab. (2012)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 35″ N 3° 09′ 36″ E / 44.0097222222, 3.1644° 00′ 35″ Nord 3° 09′ 36″ Est / 44.0097222222, 3.16  
Altitude Min. 764 m – Max. 892 m
Superficie 40,56 km2
Localisation

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Liens
Site web lacavalerie.fr

La Cavalerie est une commune française, appartenant au département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Creissels Millau La Roque-Sainte-Marguerite Rose des vents
Lapanouse-de-Cernon N Nant
O    La Cavalerie    E
S
Sainte-Eulalie-de-Cernon L'Hospitalet-du-Larzac

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se situe au centre du plateau du Larzac, le plus méridional de tous les causses du Massif central.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gare de Millau.

La gare de Millau est à 20 km.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Le village est bordé par l'A75 (sortie 47, dernière sortie avant le viaduc de Millau en venant de Montpellier) et traversé par la route nationale 9. À la suite de la baisse du trafic sur la route nationale 9 depuis la mise en service de l'A75, une rénovation de la portion de la RN9 passant dans le village a permis de nombreux aménagements à visée commerciale et touristique.

Le village est le point de convergence de 3 routes départementales en provenances des fermes du Larzac, des vallées de la Dourbie, du Cernon, de la Sorgue et du Tarn.

La Cavalerie se situe à 20 km au sud de Millau, à 40 km de Lodève, à 95 km de Montpellier et à 100 km des plages du Languedoc.

Les bus du conseil général de l'Hérault relient la commune à Lodève, Montpellier et Millau.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Cette commune est limitrophe de la commune de L'Hospitalet-du-Larzac ou se trouve l'aérodrome de Millau-Larzac dévolu à l'aviation légère.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme La Cavalerie (en occitan rouergat La Cavalariá) est basé sur le mot occitan lo caval qui désigne le cheval[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le peuplement du Larzac est sans doute très ancien, en témoignent les dolmens présents dans le territoire de la commune.

Construite au Ier siècle après J.C. sur les vestiges d'une ancienne piste gauloise, la voie romaine Segodunum/Condatomagus/Luteva/Cessero (Rodez/Millau/Lodève/Saint-Thibéry) traverse le Larzac du nord au sud pour rejoindre la Via Domitia (Voie Domitienne). Près de la voie, 1 km au nord de la commune actuelle, un premier village se développe sur le lieu-dit de Lestrade....

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1151, l’abbé Raimond de Saint-Guilhem-le-Désert fait don de l’église de Sainte-Eulalie-de-Cernon aux chevaliers de l'Ordre du Temple. Grâce aux donations des seigneurs locaux, notamment celle de Raimond Bérenger, roi d’Aragon et comte de Barcelone, les Templiers s'implantent durablement dans le Larzac.

La commanderie de La Cavalerie est fondée en 1154. Au départ, les Templiers fondent deux villages: la Cavalerie Vieille, au lieu-dit de Lestrade et la Cavalerie Neuve sur le lieu de l'actuelle commune. Finalement, à la suite d'un litige avec la ville de Milhau concernant la juridiction du lieu-dit de Lestrade, les Templiers abandonnent progressivement la Cavalerie Vieille et obligent les populations à se regrouper dans le lieu de la Cavalerie Neuve. La Cavalerie Vieille disparait dans le courant XIVe siècle.

On mentionne l'existence de l'église Sainte Marie de la Cavalerie en 1180 : l'église et son cimetière étaient inclus dans la maison des Templiers qui regroupait autour d'une cour intérieure les bâtiments agricoles, une tour carrée et le logis des chevaliers. Après l'édification de l'église, les Templiers construisent un château (autour de l'actuelle place de l'église) dont il ne reste que peu de traces aujourd'hui. Après la chute de l'Ordre du temple, tous les biens des chevaliers sont transmis Ad providam à l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte vers 1312. Les Hospitaliers transforment au fil des ans La Cavalerie en commanderie de grande importance.

XVe et XVIe siècles[modifier | modifier le code]

Les Hospitaliers fortifient le bourg en 1435 (9 ans avant La Couvertoirade et 14 ans avant Sainte-Eulalie-de-Cernon). L'enceinte quadrangulaire est pourvue de trois tours rondes et d'une tour carrée appelée donjon carré des Templiers et située au niveau du chœur de l'église actuelle. La Cavalerie devient alors un bourg prospère comptant marchands, notables, professions libérales. Autour des remparts, les jasses et les paillets alternent avec les jardins.

Lors des guerres de religion, La Cavalerie est prise et pillée deux fois par les protestants en 1568 et en 1578 . Le château des Templiers est presque entièrement détruit en 1580. Quelques années plus tard, on abaissera et démilitarisera les tours rondes.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la prospérité retrouvée de La Cavalerie se traduit par la construction d'hôtels particuliers et de la tour carrée existante aujourd'hui. Certains négociants de La Cavalerie vont même s'installer à Malte en raison des liens particuliers qui unissaient les Hospitaliers à cette île.

Au XVIIIe siècle, les intendants du roi décident d’améliorer la route qui relie la Haute-Guyenne et le Languedoc. Pour La Cavalerie, c’est la naissance du « grand chemin ». Bientôt, on construit un relais des postes; les tavernes, auberges et hôtels se développent et l’activité économique principale des Cavalériens devient le transport de marchandises.

À la Révolution Française, les terres et les greniers du Commandeur sont vendus à des particuliers. Lors de le vente des biens nationaux en 1794, les restes du château des Templiers sont mentionnés comme « une petite maison, à La Cavalerie, dite ci-devant le château ... ».

XIXe et XXe siècle[modifier | modifier le code]

L’exode rural modifie la courbe de croissance démographique de La Cavalerie, dès le milieu du XIXe siècle. Le bourg s’écarte de ses racines templières mais reste quand même le siège de nombreuses ferme d'exploitations agricoles.

En 1818, la commune de L'Hospitalet-du-Larzac (crée en 1793) fusionne avec La Cavalerie (mais il existe toujours deux paroisses). En 1836, l’Hospitalet-du-Larzac redevient commune indépendante.

En juin 1902, s'achève la construction du camp militaire du Larzac. La Cavalerie est le lieu de passage pour de nombreux appelés du contingent qui viennent y faire leur classe. L'activité économique engendrée par l'armée complète l'activité agricole traditionelle du village et de nombreux bars et hotels voient le jour face au camp militaire.

La camp militaire devient un centre d'assignation à résidence surveillée pour les membres du FLN. À la suite d'une dénonciation des conditions sanitaires par la Croix Rouge et de nombreuses manifestation, le centre fut transformé en centres d'accueil des rapatriés d'Algérie en 1962. Plus de 12000 harkis et leur famille furent accueillis sous des tentes mais avec une très grande humanité par les habitants de la Cavalerie.

Les années 70 furent marquées par la Lutte du Larzac, un mouvement de résistance non violente engagé par un groupe d'agriculteurs contre l'extension du camp militaire voulue par les gouvernants de l'époque. Grâce à son ampleur et à sa durée (10 ans), il marqua durablement les esprits au point de faire connaitre le Larzac dans quasiment tout point du globe. Cette lutte fut le point de départ du courant d'idée altermondialiste, reconnu aujourd'hui comme un courant de pensée important et implanté dans la vie politique.

Le soir même de sa victoire François Mitterrand déclara que l'extension du camp militaire n'aurait pas lieu et mit fin à 10 ans de lutte.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de la Cavalerie
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 Jean Malzac    
1794 1796 Sylvestre Agusjol    
1796 1800 Guillaume Galtier    
1800 1817 Joseph Gasc    
1817 1819 Jean François Marcolès    
1819 1820 Jean Pierre Virenque    
1820 1835 Jean Antoine Aussel - Lacoste    
1835 1840 Augustin Arnal    
1840 1844 Jean Pierre Galtier    
1844 1848 Augustin Arnal    
1848 1848 Jean Pierre Galtier    
1848 1858 André Cadilhac    
1858 1870 Marie Auguste Joseph Arnal    
1870 1879 Adolphe Corneillan    
1879 1881 Benoit Pagès    
1881 1881 Auguste Lavabre    
1881 1882 Emile Méric    
1882 1883 Auguste Lavabre    
1883 1885 Jean Guillaumenq    
1885 1888 Zabert Brouillet    
1888 1904 Adolphe de Corneillan    
1904 1910 Clément Crebassa    
1910 1919 Auguste Foulquier    
1919 1922 Emile Marquès    
1922 1945 Jean Pascal    
1945 1965 Joseph Cadilhac    
1965 1979 René Marcel Calixte Lapeyre    
1979 mars 1995 Jean Andrieu    
mars 1995 Juin 2011 Robert Muret UMP  
Juillet 2011 en cours Bruno Ferrand    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 058 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
680 857 1 665 1 589 1 749 1 303 1 413 1 581 1 472
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 504 1 506 1 442 1 588 1 506 1 416 1 333 1 256 1 115
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
961 785 783 710 617 771 782 1 149 727
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 029 734 748 900 701 813 984 992 1 071
2012 - - - - - - - -
1 058 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de La Cavalerie est caractérisée par une agriculture traditionnelle qui modèle fortement le territoire de cette commune. Anciennement tournée presque exclusivement vers celle-ci, elle est pratiquée de façon extensive et basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de roquefort, pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement.

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Une diversification existe tournée vers l'apiculture, la production de bois de chauffe et le tourisme rural. Les exploitations agricoles sont au nombre de treize. Une laiterie est présente dans le bourg. Une autre, de plus grande dimension se trouve dans la zone d'activité artisanale.

Deux zones d'activité sont basées dans la commune  : la Z.A. Millau-sud, issue du regroupement de trois structures distinctes (la commune de La Cavalerie, la chambre de commerce et d'industrie de Millau et la communauté de communes du Millavois), et la Z.A départementale (parc d'activité Millau-Larzac) située en zone de revitalisation rurale (ZRR). On dénombre dans ces deux zones une quinzaine d'industriels et de prestataires de service.

Les loisirs influent modérément sur l'économie communale : locations saisonnières de meublés, randonnée, découverte nature. La chasse se pratique à partir du quinze août.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fortifications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fortifications de La Cavalerie.

Les fortifications de La Cavalerie  Inscrit MH (1998)[4], comprenant des tours et le chemin de ronde. Les restes des fortifications du bourg ont été restaurés en 2008.

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Église Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

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Place des Templiers[modifier | modifier le code]

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Relais de Poste[modifier | modifier le code]

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Jasses et lavognes[modifier | modifier le code]

  • Des jasses (anciens modèles de bergeries) quand elles ne sont plus utilisées par les éleveurs.
  • Les lavognes pour la récupération de l'eau pluviale qui témoignent aujourd'hui et à travers les âges de la forte présence paysanne sur le Larzac.

Dolmens et menhirs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dolmen de la Fabière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Quatrefages), Nant : La Cavalariá, La Cobertoirada, L'Espitalet, Sauclièiras, Sent-Joan-del-Bruèlh / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Nant, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ , ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-20-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36685848)
  • Dictionnaire biographique de l'Hérault (p. 188), Paris, Flammarion, s.d. (vers 1904).
  • Pierre Clerc, Dictionnaire de biographie héraultaise (p. 427), Montpellier, 1996.
  • L. Dulieu, La Médecine à Montpellier (t.7, p. 290/291) Avignon, 1999.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 83.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  4. « Notice no PA12000014 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no PA00093995 », base Mérimée, ministère français de la Culture