Kylin

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Kylin
Bureau de Kylin 4.0
Bureau de Kylin 4.0

Famille Unix-like
Type de noyau Monolithique (Noyau Linux)
Plates-formes x86, AMD64, Intel Atom, SPARC, PowerPC, ARM, Itanium
Entreprise /
Développeur
Hunan Kylin Information Engineering Technology Co., Ltd.
Dernière version stable 6.0
Environnement graphique GNOME et KDE
Site web www.kylinos.com.cn

Kylin ou Kylin OS (chinois : 麒麟操作系统 ; pinyin : qílín cāozuò xìtǒng ; littéralement : « Système d'exploitation Qilin ») est un système d'exploitation développé pour l'armée chinoise. Conçu à partir de FreeBSD[1], il a été créé dans le but d'être plus sécurisé que les autres logiciels de serveurs. Il a été présenté en 2007.

Version FreeBSD[modifier | modifier le code]

Le développement de Kylin débute en 2001, lorsque l'université nationale de technologie de la défense reçoit la mission de développer un système d'exploitation dans le cadre du Programme 863 (destiné à rendre la Chine indépendante de la technologie étrangère)[2].

Son but consistait à « supporter diverses plateformes de serveurs, être hautement performant, disponible et très sûr, tout en se conformant aux standards internationaux des systèmes d'exploitation Unix et Linux[2]. » Il a été créé sur la base « d'une couche noyau élémentaire similaire à Mach, une couche système similaire à BSD et un environnement de bureau similaire à Windows[2]. »

En février 2006, China Miltary Online (un site Internet porté par l'Armée populaire de libération révèle la « réussite du développement du système d'exploitation Kylin pour serveurs », qui est annoncé comme « le premier système d'exploitation 64-bit de classe B2 (hautement sécurisé) » et « le premier système dépourvu de noyau Linux déclaré conforme aux standards globaux Linux [sic] par le groupe international des standards libres[3]. »

En avril 2006, Kylin est accusé d'avoir été largement copié de FreeBSD 5.3. Un étudiant chinois anonyme habitant en Australie, connu sous le pseudonyme de « Dancefire » effectue en effet un test de similarité des noyaux et montre que la similarité entre les deux systèmes s'élève à 99,45 %[4],[5]. Un des développeurs de Kylin confirme ensuite lors de la conférence internationale EuroBSDCon 2006 que Kylin est bien basé sur FreeBSD[6].

En 2009, un rapport présenté à la Commission États-Unis/Chine pour l'Économie et la Sécurité établit que le but de Kylin était de rendre les ordinateurs chinois invulnérables aux pays concurrents dans le cadre d'une cyberguerre. The Washington Times explique alors que : « La Chine a développé des systèmes d'exploitation plus sûrs pour ses dizaines de millions d'ordinateurs et est déjà en train de les déployer sur ses systèmes gouvernementaux et militaires, espérant rendre ainsi ses réseaux informatiques impénétrables pour les services militaires et d'espionnage américains[7]. »

Le déploiement de Kylin est réputé avoir renforcé les serveurs chinois les plus importants[7].

Kylin Linux[modifier | modifier le code]

À partir de la version 3.0, Kylin utilise le noyau Linux à la place de FreeBSD[8].

En décembre 2010, est annoncé que la société China Standard Software et la National University of Defense Technology ont signé un partenariat stratégique afin de lancer une version nommée « NeoKylin »[9]. China Standard Software est l'intégrateur de la série de distributions « NeoShine Linux », orientées bureau. NeoKylin est quant à lui à destination des bureaux gouvernementaux, de la défense nationale, de l'énergie et d'autres secteurs de l'économie chinoise[9].

Le système d'exploitation du supercalculateur Tianhe-1, qui était le plus puissant du monde à sa sortie, est une version de Kylin Linux en 64 bits, orienté vers l'optimisation du calcul parallèle haute-performance, supporte la gestion de l'énergie et des zones de calcul virtuelles de haute performance[10]. La seconde version, Tianhe-2, qui fût de nouveau le premier au TOP500 des supercalculateurs, utilise également Kylin Linux[11].

En mai 2014, lors de la fin du support de Windows XP et l'interdiction aux agences gouvernementales d'installer Windows 8, elle est proposée comme une des possibles solutions, permettant de réduire les coûts de migrations et de résoudre les problèmes de sécurité et de souveraineté, soulevés notamment par Edward Snowden[12].

Ubuntu Kylin[modifier | modifier le code]

En mars 2013, Canonical annonce qu'elle va créer un système d'exploitation standard, libre spécifique à la Chine et qui sera appelé « Ubuntu Kylin »[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gloomy prospects for domestic Linux industry sur People's Daily Online
  2. a, b et c (en) « What is Kylin », National University of Defense Technology,‎
  3. (en) Wang Wowen et Chen Ming, « Kylin Operating System of superior performance developed », China Military Online,‎
  4. (en) « Gloomy prospects for domestic Linux industry », People's Daily Online,‎
  5. (zh) « Kernel Similarity Analysis », Dancefire,‎
  6. (en) Qingbo Wu, « The Kylin Operating System », EuroBSDCon,‎
  7. a et b (en) Bill Gertz, « China blocks U.S. from cyber warfare », The Washington Times,‎
  8. (zh) « 麒麟Linux安全操作系统3.0版 », www.kylin-os.com,‎ sauvegarde sur Internet Archive
  9. a et b (en) « China OS Makers Partner on New Operating System Brand », pcworld,‎
  10. (en) « Hardware », National Supercomputer Centre in Tianjin (consulté le 19 août 2014)
  11. (en) « Tianhe-2 supercomputer at 31 petaflops is title contender », phys.org,‎ (consulté le 19 août 2014)
  12. (en) Kevin Rawlinson, « China bans Microsoft Windows 8 on government computers », BBC News,‎
  13. (en) Canonical and Chinese standards body announce Ubuntu collaboration - Canonical, 21 mars 2013