Intensité énergétique

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L’intensité énergétique est une mesure de l'efficacité énergétique d'une économie. Elle est calculée comme le rapport de la consommation d'énergie au produit intérieur brut.

Après trois décennies de tendance à la baisse dans le monde, l'intensité énergétique (consommation d'énergie par unité de PIB, (qui est aussi un indice de gaspillage) a en 2011 commencé à ré-augmenter (+ 1,35 % en 2010[1]), probablement suite à la baisse des coûts de l'énergie induite par la crise de 2008.

Description[modifier | modifier le code]

Une intensité énergétique élevée correspond à une économie « gourmande » en énergie pour un niveau de PIB donné.

L'intensité énergétique d'un pays dépend de nombreux facteurs. Par exemple, elle varie en fonction du niveau de vie et du climat ; en effet, les pays particulièrement chauds ou froids tendent à avoir une intensité plus élevée que les autres.

Elle peut être affectée par l'efficacité énergétique des machines et des bâtiments, la consommation d'essence des véhicules, les distances parcourues par ces véhicules, les modes de transport, les efforts d'économie ou de rationnement de l'énergie, ou les chocs économiques. Étant un rapport au PIB l'intensité énergétique va être plus faible dans un pays ayant un important secteur économique tertiaire.

Ainsi, un pays avec un climat doux et tempéré, des lieux de travail en moyenne peu éloignés des domiciles, des véhicules à faible consommation, des réseaux de transport commun, et une partie importante de la population se déplaçant à pied ou à bicyclette aura une intensité énergétique bien plus faible qu'un pays au climat extrême, avec de grandes distances à parcourir pour travailler, et une utilisation importante de véhicules à consommation élevée.

Données[modifier | modifier le code]

Évolution de l'intensité énergétique pour quelques pays, 1980-2004

En France, suite aux chocs pétroliers et à la politique d'économie d'énergie qui en a découlé, l'intensité énergétique primaire a diminué de près de 20 % entre 1970 et 2004, tandis que l'intensité énergétique finale a diminué de près de 40 %[2].

Aux États-Unis, l'intensité énergétique primaire est passée de 15 172 BTUs par dollar 2000 en 1980 à 9336 en 2004, soit une diminution de 38 %[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Matthieu Quiret citant une étude du Worldwatch Institute, dans un article intitulé Après 30 ans de baisse, L'intensité énergétique mondiale augmente à nouveau, Les Echos, 2011-10-26, PDF, consulté 2011-11-08
  2. Source : DGEMP, MINEFI [1]
  3. Source: Energy Information Administration [2]

Liens internes[modifier | modifier le code]