Guy de Montlaur

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Guy de Montlaur
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Autoportrait sans indulgence par Guy de Montlaur, 1969.

Naissance
Biarritz, France
Décès (à 58 ans)
Garches, France
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945 (sept citations dont quatre à l'ordre de l'Armée)

Guy de Villardi, comte de Montlaur (né à Biarritz, le 9 septembre 1918 et mort à Garches le 10 août 1977) est un peintre français issu de la branche aînée de la maison languedocienne de Montlaur [1].

Résistant pendant la seconde guerre mondiale, il débarque en Normandie le 6 juin 1944 avec les commandos Kieffer, participe à la bataille de Normandie et débarque à nouveau en Hollande le 1er novembre 1944 [2].

L'œuvre picturale de Montlaur est influencée par les grands classiques : Paolo Ucello, Ingres, Delacroix, et plus tard, Vassili Kandinsky. On peut définir quatre styles caractérisant l'évolution de la peinture de Montlaur : le cubisme juste après la guerre, l'abstraction géométrique dès 1949, l'expressionnisme abstrait à partir de 1955 et enfin l'abstraction lyrique vers 1960 lorsqu'il atteint la plénitude de son art et de sa technique. Sa peinture est souvent mystique, parfois religieuse. Elle est marquée par les terribles souvenirs des combats menés pendant la guerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses origines, sa formation[modifier | modifier le code]

La maison de Montlaur dont est issu le peintre est l'une plus anciennes du Languedoc, elle est citée dès le XIe siècle. Le château de Montlaur, est situé à 20km au nord-est de la ville de Montpellier. Guy de Montlaur est également italien par ses ancêtres Villardi, alliés des Visconti et des Baroncelli et qui se sont installés en Provence à la fin du XIIIe siècle. Il est Brésilien par ses ancêtres maternels qui venaient de la région de São Paulo et de Bahia [3] et il avait assurément du sang indien.

Il commence à peindre très jeune. Entre 1936 et 1938, tout en étudiant la littérature et la philosophie à la Sorbonne, il fréquente l'atelier d'Emmanuel Fougerat, puis l'Académie Julian. Il travaille également avec Jean Souverbie et l'accompagne à l'Exposition universelle de 1937 au Palais de Chaillot.

En 1938, il rencontre une jeune américaine, étudiante en arts, Adelaide Oates; il l'épousera à Londres cinq ans plus tard. En octobre 1938, juste après les accords de Munich, il part effectuer son service militaire.

Le soldat[modifier | modifier le code]

Guy de Montlaur se trouve sur le front au moment de la déclaration de guerre. Membre des Corps Francs, il participe à de nombreux raids dans la Sarre allemande. Pendant la débâcle, il se bat contre l'envahisseur à contre-courant et arrête son combat à Limoges deux jours après l'armistice concédée par Pétain à Hitler. En 1942, après avoir traversé l'Espagne franquiste, il rejoint Lisbonne; pendant trois mois, il y travaille pour le MI6, le service secret britannique (Secret Intelligence Service).

Il rejoint la France libre à Londres en octobre 1942. Il est intégré à sa demande au 1er Bataillon de Fusiliers Marins des Forces Navales Françaises Libres. Le 6 juin 1944, il participe au débarquement de Normandie à Ouistreham avec les 177 français du Commando Kieffer intégrés au 4e Commando de la 1st Special Service Brigade du Général Lord Lovat [4].

Guy Vourc'h qui commandait sa troupe lors du débarquement dira de lui, à son enterrement :

« Je le vis arriver au début de 1943, et lui offris dʼentrer dans les Commandos, version moderne de la cavalerie, arme des reconnaissances, des coups de main audacieux. Nous ne nous sommes plus quittés. Chef de groupe, puis chef de section, ensemble, avec le Commandant Kieffer, avec Lofi, Hattu, Chausse, Bégot, Wallerand, nous avons forgé cet instrument dʼattaque qui devait avoir lʼhonneur dʼêtre choisi pour « Je le vis arriver au début de 1943, et lui offris dʼentrer dans les Commandos, version moderne de la cavalerie, arme des reconnaissances, des coups de main audacieux. Nous ne nous sommes plus quittés. Chef de groupe, puis chef de section, ensemble, avec le Commandant Kieffer, avec Lofi, Hattu, Chausse, Bégot, Wallerand, nous avons forgé cet instrument dʼattaque qui devait avoir lʼhonneur dʼêtre choisi pour débarquer le premier, ici-même, sur le sol de France. Tous les officiers de ma compagnie blessés, cʼest lui qui en prit le commandement. Puis ce fut Flessingue et Walcheren. Blessé à mes côtés, il refuse de se laisser évacuer. Son courage touchait à lʼinsolence ; il était humiliant pour lʼennemi : sept citations et la Légion d'honneur à 25 ans. »[5] (Discours prononcé par le Professeur Guy Vourcʼh le 13 Août 1977, lors de l'enterrement de Guy de Montlaur au cimetière de Ranville). 

Le 1er novembre 1944, il participe au débarquement allié de Walcheren en Hollande (Operation Infatuate) où il est blessé quand sa barge de débarquement est touchée par un obus allemand. L'opération, menée contre un ennemi dix fois supérieur en nombre, fut un succès total. Elle ouvrit l'Escaut aux troupes alliées et leur permit l'accès au port d'Anvers ainsi qu'au nord de l'Allemagne, accélérant ainsi la fin de la guerre[6].

Guy de Montlaur est cité par Cornelius Ryan dans son livre The Longest Day (Le jour le plus long [7]). Son rôle est interprété par l'acteur Georges Rivière dans le film The Longest Day (Le jour le plus long) tourné en 1962 par Darryl Zanuck.

Le peintre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Montlaur part avec sa femme Adelaide aux Etats-Unis, il étudie à l'Art Students League de New York et peint sans relâche. Après deux ans passés en Amérique, il rentre en France, où il restera jusqu'à la fin de ses jours.

La période cubiste[modifier | modifier le code]

Les peintures de Montlaur suivent fidèlement les principes et les règles de la Section d'Or chère aux cubistes. il se lie d'amitié à Gino Severini et s'inspire des principes énoncés dans son livre Du Cubisme au Classicisme[8], où les couleurs sont déterminées de manière quasi mathématiques et découlent rigoureusement des formes.

L'œuvre produite pendant cette période est abondante, elle montre la rigueur du créateur, la justesse et la précision de son regards et de sa main. Montlaur rentre des Etats-Unis en 1948 et s'installe à Nice jusqu'en 1953. Il passe son temps entre Nice et Paris où il retrouve ses amis AtlanPoliakoff, Schneider, Chapoval, et Soulages, le groupe dynamique des Réalités Nouvelles. La première exposition solo de Montlaur eut lieu en mars 1949 à la Galerie Lucienne-Léonce Rosenberg. Le Musée d'Art Moderne de la ville de Paris acheta une de ses peinture lors de l'exposition[9].

L'abstraction géométrique[modifier | modifier le code]

En 1949, la Galerie René Drouin édite la traduction du testament de Vassily Kandinsky Du Spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier[10]. Les peintures de Kandinsky ainsi que ses idées deviennent des modèles pour Montlaur. En octobre 1949, au 16e Salon des Surindépendants, Montlaur expose sa première peinture abstraite : la Baie des Anges, 1949. Dans une lettre datée du 6 janvier 1950, Gino Severini lui écrit « je suis persuadé que cette période d'abstraction vous sera utile Mais laissez toujours la porte ouverte »[11]. Montlaur expose une deuxième fois au Salon des Surindépendants, mais trouvant que leur orientation ne correspondait pas à son style, il se dirige vers les Réalités Nouvelles où il expose jusqu'en 1958 à côté d'Atlan, Chapoval, Soulages, Schneider, Kupka, Vasarely, Herbin, Nell Blaine, Ellsworth Kelly, Jacques Duthoo, Nicolas Poliakoff... Montlaur expose également à la galerie Colette Allendy en 1951 et 1954. Cette galerie avait été fondée par la veuve du Dr. René Allendy qui avait préfacé le livre de Severeni, Du Cubisme au Classicisme. Le critique d'art Michel Ragon écrit à son sujet « toute la nouvelle peinture viable est exposée par Madame Colette Allendy ». Elle expose également  Hartung, Soulages, Mathieu, Stahly, Wols, Corneille, Bryen, Doucet, Schneider, del Marle [12]...

L'abstraction expressionniste[modifier | modifier le code]

En 1953 Montlaur et sa famille s'installent à Fontainebleau.

Sa peinture est devenue progressivement plus géométrique et plus plane. Elle s'éloigne de ses maîtres Kandinsky et Severini, elle perd son allégeance au néo-constructivisme des Réalités Nouvelles. Montlaur troque le pinceau contre le couteau à palette. Il rompt les formes et les contours. Ses peintures prennent souvent un aspect fantastique, onirique, déconcertant. Les sujets de ses peintures, les titres deviennent hermétiques. On voit apparaître son rapport intime avec ses poètes préférés : Baudelaire, Verlaine, Nerval (Le titre d'une peinture Divertissement pour une nuit de janvier, 1955 fait référence à la mort de Nerval le 26 janvier 1855), Valéry, et surtout Guillaume Apollinaire qui l'a accompagné pendant tous ses combats pendant la guerre: il avait avec lui une édition des Alcools dans son sac quand il débarqua le 6 juin 1944 : le livre porte encore les traces d'eau de mer. Sa lucidité et son intransigeance l'amènent à vouloir exposer la vérité à tout prix, seul contre tous. Son ami Albert béguin lui dit dans une lettre de 1957 « Maintenant vous montrez votre vrai caractère violent » [13].

En mai 1956, Guy de Montlaur s'installe enfin à Paris avec Adelaide et ses enfants[14].

L'abstraction lyrique[modifier | modifier le code]

Les blessures au visage et aux yeux occasionnées par des éclats d'obus le font souffrir et l'empêchent de dormir. Les médecins ne peuvent pas l'opérer pour enlever les éclats de tungstène. Montlaur choisit de transcender sa douleur physique et spirituelle en augmentant son activité créatrice. Sa peinture devient mystique (La chute de l'ange, 1960) et, relate un combat spirituel intime.

Pour des raisons financières, Montlaur reprend du service à la Marine, d'abord au Bataillon de Joinville, puis au Service Historique de la Marine, avenue de Suffren. Le peintre y consacre toute son énergie, au détriment de son art. Pendant 9 ans, il ne peint plus que pendant ses congés, passés en Bretagne avec sa famille. Paradoxalement, ces courts moments de tranquillité voient exploser sa production.

Sa peinture devient de plus en plus hermétique mais le peintre laisse toujours des indices. C'est avec la peinture qu'il combat le désespoir, mais sa peinture elle-même est désespoir. Il écrit, à propos de son tableau Voici venir l'automne, 1961 :

« Il nʼy a quʼune flaque de laque de garance foncée qui pourrait réchauffer un tel paysage de métal. Le bleu coupant du ciel pâle et net, lʼacier des ruisseaux et des routes, le givre qui cisèle les arbres : tout cela réclame une dépouille sanglante. Quʼune main aux serres aiguës arrache à ma poitrine ce cœur tout rouge et chaud, pour le jeter dans lʼhiver du bois : et voilà mon tableau tout composé. Le voilà juste. Cʼest à lʼhiver quʼappartient mon cœur. » [15] (Guy de Montlaur, Petits écrits de nuit).

Un épisode tragique va le marquer pendant l'été 1966. La voiture dans laquelle il est passager, traverse un village et percute un jeune garçon. Montlaur restera à ses côtés pour le réconforter pendant qu'il agonise. Cet accident fait remonter à sa mémoire les événements les plus insupportables qu'il a vécus pendant la guerre. Les peintures de ce mois d'août 1966 expriment violemment son désarroi (Du sang sur la routeCauchemar d'une nuit d'étéÀ la mémoire de ma tante, tuée à Ravensbrück).

Montlaur avait déclaré que Paolo Ucello et Vassili Kandinsky étaient ses maîtres, voici comment il se décrit en 1971 lors de son exposition à la Galerie Rolf Lutz, Quai Voltaire à Paris :

« Il regarde le monde dʼun œil plutôt sceptique, car il sait que lʼutilité des choses compte peu. Ce qui importe réellement cʼest cette mystérieuse manière dont les formes et les couleurs sʼorganisent inexorablement. Rien de ce quʼil voit nʼest sans mouvement. Il ne cesse de sʼémerveiller devant ce qui est créé par sa main. La seule chose dont il est sûr cʼest quʼil est le médium entre ce mystère qui lʼenveloppe et cette peinture nouvelle dont il nʼaurait même pas rêvé, auparavant. » [16] (Guy de Montlaur, Petits écrits de nuit).

Ses dernières années[modifier | modifier le code]

En 1974 Montlaur achète une propriété près de Lisieux, en Normandie, pour selon lui, se rapprocher de la région qui l'a tant marqué en 1944. Il passe les dernières années de sa vie entre Paris et la Normandie se consacrant entièrement à sa peinture.

« Jʼai envie de crier : Mais regardez donc ! Regardez le mystère ! Il vous crève les yeux ! Et personne ne voit. Personne que moi. Les gens voient des couleurs, des ombres, des lumières, des formes. Ils voient (que sais-je ?) peut-être la toile et les clous du châssis. Et moi, je ne comprends pas quʼils ne puissent deviner toute la détresse qui est là, sous les yeux, comme elle était à la guerre : la clameur, la mort, lʼamour, la trahison, le mensonge et la peur. Et beaucoup plus encore que je ne puis dire, mais que je sais faire. Je dis bien : je sais faire. » [17] (Guy de Montlaur, Petits écrits de nuit).

Guy de Montlaur est enterré, avec sa femme Adelaide au cimetière de Ranville en Normandie, Il repose à côté de camarades commandos dont l'aumônier du Commando Kieffer, René de NauroisJuste parmi les Nations, qui le maria, lui et Adelaide le 21 août 1943 à Londres.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1937 : Salon des Artistes français, Paris
  • 1949 : exposition à la galerie Lucienne-Léonce Rosenberg, Paris
  • 1949 : « Les peintres de la Résistance », Paris
  • 1949 et 1950 : salon des Surindépendants, Paris
  • 1951 et 1954 : exposition galerie Colette Allendy, Paris
  • 1951 : 3e exposition de l'Art club - Hôtel Negresco, Nice
  • 1950 à 1958 : salon des réalités nouvelles, Paris
  • 1959 : exposition 20 peintres américains, 20 peintres français, comité France-Amérique, Paris
  • 1971 : exposition galerie Rolf Lutz, Paris
  • 1974 : hôtel de ville de Renaix, Belgique
  • 1974 : BNP Bruxelles, Belgique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marquis de Montlaur, Histoire d'un nom, Paris, [s.n.], 1985 [10828], , 138 p. (lire en ligne), p.118
  2. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4, lire en ligne), p.21
  3. Marquis de Montlaur, Histoire d'un nom, Paris, [s.n.] , 1985 [10828], , 138 p. (lire en ligne), p.3
  4. M. Masson, Muracciole, Villardi de Montlaur, La participation de la marine française aux débarquements de Normandie, de Corse et de Provence, Paris, Service Historique de la Marine Nationale, (lire en ligne)
  5. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4), p.22
  6. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4, lire en ligne), pp.21-27
  7. Cornelius Ryan, Le jour le plus long, Paris, Editions Robert Laffont, , 275 p., p. 68
  8. Gino Severini, Du cubisme au classicisme. Esthétique du compas et du nombre., Paris, J. Povolozky & Cie, , 127 p.
  9. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4), p. 31-34
  10. Vassili Kandinsky, Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier, Paris, Galerie Drouin,
  11. George de montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4), p. 34
  12. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4), pp. 34-42
  13. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Peintre et soldat., Saint-Pétersbourg, Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4), p. 54
  14. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4), p. 48
  15. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4), p. 61
  16. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4), p. 64
  17. George de Montlaur, Guy de Montlaur (1918-1977). Soldat et peintre., Saint-Pétersbourg, Edition Serge Khodov, , 80 p. (ISBN 978-5-98456-050-4, lire en ligne), p.12
  18. « Галерея "На Каширке" », sur Галерея "На Каширке" (consulté le 24 juillet 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Commandant Kieffer, Béret vert, Paris, France-Empire, , 282 p.
  • Gwenn-Aël Bolloré, Commando de la France Libre : Normandie 6 juin 1944, Paris, France-Empire, , 280 p. (ISBN 2-7048-0320 X)
  • René de Naurois, Aumônier de la France Libre : Mémoires, Paris, Perrin, , 287 p. (ISBN 978-2-262-021184)
  • Stéphane Simonnet, Commandant Kieffer : le Français du jour J, Paris, Tallandier, (ISBN 978-2-84734-842-2).
  • Benjamin Massieu, Philippe Kieffer : Chef des commandos de la France Libre, Villers-sur-Mer, Pierre de Taillac, , 314 p. (ISBN 978-2-36445-022-6)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]