Dongo (Gobo)

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Polgué
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Extrême Nord
Département Mayo-Danay
Démographie
Population 1 024 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 9° 58′ 09″ nord, 15° 30′ 59″ est
Altitude 352 m
Localisation

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Dongo est un village de la région de l'Extrême-Nord (Cameroun), département du Mayo-Danay et arrondissement de Gobo[1].


Localisation[modifier | modifier le code]

Le village Dongo est situé au  9°58°9’’N et 15°30'59’’E et d’altitude 352 m. Ce village est limité au nord par le village Massa Koudwed, à l’Est par Ouro Bouna, au Sud par Tikem et à l’Ouest par Bigui.

Caractéristiques naturelles[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de ce village est l’ensemble  à celui de la région de l’Extrême-Nord ; nous avons ici un climat  soudano- sahélien. La période allant de janvier jusqu’en mai correspond à la grande saison sèche et la température au cours de celle-ci oscille autour de 39 °C .les températures dans ce village oscille entre 40 et 39˚. La pluviométrie annuelle est comprise entre 800 et 900 mm. Ce climat est caractérisé par la succession de 02 saisons notamment une saison des pluies d’environ quatre mois (début juin à fin septembre) et une longue saison sèche dont la durée varie entre 7 et 9 mois (généralement entre novembre et juin).

Pédologie[modifier | modifier le code]

Dans ce village, le sol est essentiellement de type sableux. Ce sol est de faible fertilité et est utilisés pour la culture du Sorgho rouge, du mil pénicillaire, des arachides, du maïs et du Vouandzou. Ce sol incite l’implantation de nombreuses populations en provenance du canton Mousseye voisin pour le prélèvement de sable.

Végétation[modifier | modifier le code]

La végétation de ce village est composée d’une savane arbustive prédominante, composée de formations mixtes d'arbustes ne dépassant pas 7 mètres et d’une savane arborée constituée d'arbres et de graminées dont les arbres sont d’environ 10 à 12 mètres. Cette végétation regroupe diverses espèces dont les espèces locales fruitières et consommables, les espèces locales à usages domestiques et médicinales, les espèces exotiques fruitières puis les espèces forestières. On y rencontre le karité, le néré, le Kapokier rouge, le Tamarinier, le Baobab et le Dattier du sahel.

Faits humains[modifier | modifier le code]

L’organisation sociale[modifier | modifier le code]

L’organisation sociopolitique est marquée par une cohabitation du pouvoir traditionnel et moderne. Notre village dépend d’un chef de canton et son  pouvoir est relayé dans les villages par les Lawans.

Démographie[modifier | modifier le code]

Dongo a une population estimé à 1024 habitants dont 483 hommes (47 %) et 537 femmes (53 %) lors du dernier recensement de 2010[2]. La population de Dongo représente 1,9  % de la population de la commune de Gobo.

Santé[modifier | modifier le code]

Dongo  ne possède aucun établissement de santé.

Éducation[modifier | modifier le code]

En 2017, Dongo compte une école primaire construite par les populations locales. Cette école accueille 375 élèves.

Religion[modifier | modifier le code]

Les religions présentent dans ce village sont l’animisme, le christianisme et l’Islam. Les Chrétiens (sont répartis en deux obédiences principales : Les Catholiques et les Protestants. Les protestants sont en majorité rattachés aux tendances luthériennes et baptistes. L’islam est fortement ancré au niveau de l’espace urbain mais, dans les villages ce sont davantage l’animisme et le christianisme

Économie[modifier | modifier le code]

Les activités économique de la commune relèvent principalement du secteur primaire et sont basées essentiellement sur l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat et le petit commerce.

L’agriculture[modifier | modifier le code]

Elle constitue la principale activité menée dans la commune et est  destinée à la consommation familiale. Parmi les principales spéculations, on a le sorgho, le niébé, l’arachide. Elle est peur rentable mais coûteuse en temps, en énergie et en main d’œuvre. Les variétés généralement sont des variétés locales améliorées qui s'adaptent aux conditions des exploitants.

L’élevage[modifier | modifier le code]

L’activité d’élevage constitue la seconde activité principale pratiquée dans ce village et porte surtout sur le petit élevage (petits ruminants, porcins, volailles) et l’élevage du gros bétail (Bovins, Equins, Arsins).

La pêche[modifier | modifier le code]

Elle se pratique essentiellement pendant la saison sèche dans les marigots, les marécages et le Logone. Les sennes de plage, des filets dormants et les nasses constituent le matériel utilisé pour pratiquer cette activité. Pendant les mois d’octobre à juin considéré comme période de pêche officielle.

L’artisanat[modifier | modifier le code]

Le village a comme activité  La vannerie (la fabrication des nattes, les chapeaux, la corde, les tabourets, les sekos et les lits traditionnels La poterie : les canaris, les jarres. La sculpture les calebasses La deuxième catégorie comprend les maçons, les forgerons, les couturiers, les coiffeurs, les cordonniers, les réparateurs motos et vélos, etc.

Le  commerce[modifier | modifier le code]

L’activité commerciale est dominée par le secteur informel et animée par le marché hebdomadaire. Les échanges portent sur les produits agricoles, les produits d’élevage, les produits de transformation locale et les produits manufacturés assurée par des boutiques. Les producteurs agricoles et les éleveurs écoulent leurs produits essentiellement au niveau des marchés hebdomadaire locaux que sont Nouldaina, Guéré Dana et yagoua. Les produits agricoles font l’objet de nombreuses transformations (vin traditionnel, huile d’arachide, beignets d’arachide, bouillie de riz).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Centre ORSTOM, Dictionnaire des villages du Mayo-Danai [archive],, Yaoundé, , 54 p.
  2. Bureau Central de Recensement de la Population (BUCREP), volume IV- Tome., Repertoire actualisé des villages du Cameroun

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des villages du Mayo-Danai, Centre ORSTOM de Yaoundé, janvier 1972, 54 p.
  • Marcel Roupsard, Nord-Cameroun : ouverture et développement d'une région enclavée, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, 1987, 516 p. (thèse de géographie)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Gobo, sur le site Communes et villes unies du Cameroun (CVUC)