Boniface de Challant

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Boniface de Challant
Blason fr maison de Challant.svg
Fonctions
Évêque diocésain
Diocèse de Sion
à partir du
Évêque de Sion
-
Chanoine
Cathédrale de Lyon (d)
à partir de
Évêque catholique
Évêque
Diocèse de Sion
Biographie
Naissance
Décès
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Religion

Boniface de Challant, né dans la décennie 1240 et mort à Sion le , est un ecclésiastique valdôtain, évêque de Sion (1289-1308). Il dirige son diocèse comme un véritable fief.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Boniface de Challant est le troisième fils Godefroi Ier, seigneur de Challant et de Fénis, vicomte d'Aoste, et de son épouse Béatrice de Genève[1], probable fille ou parente de Guillaume II, comte de Genève. Son frère aîné, Ebal, devient vicomte d'Aoste ; ses deux autres frères Pierre († 1287) archevêque élu de Lyon et Aymon évêque d'Aoste, puis de Verceil.

Évêque et seigneur féodal[modifier | modifier le code]

Boniface commence sa carrière comme curé de Chatillon, puis, en 1283, devient chanoine de la cathédrale de Lyon[1], avec le titre honorifique de « Comte de Lyon » car comme les autres chanoines de la Primatiale Saint-Jean.

Chapelain pontifical en 1289[1], il est élu la même année sur le siège épiscopal de Sion, vacant depuis deux ans[1]. Il est ainsi Prince d'Empire, seigneur de Principe de Sion et Préfet et comte du Valais. Il fait commencer la construction près de Sion du château de Tourbillon qu'il dote d'une chapelle. En 1293, il exige du comte Amédée V de Savoie l'hommage lige pour le château de Chillon et de la châtellenie de Montreux.

Dès 1294 et jusqu'en 1299, il agit plus comme un seigneur féodal que comme un pasteur et mène plusieurs guerres contre les seigneuries limitrophes du domaine épiscopal. Il s'oppose notamment à Pierre IV de la Tour[1], qu'il bat à Louèche en 1294. Il le fait emprisonner et finalement le gracie. Il fait la guerre au comte de Savoie et conquiert la place forte de Riddes qu'il rase jusqu'au sol. Il finit par conclure une paix avec le prince de Savoie, le [1].

Néanmoins, il ne perd pas de vue les devoirs de sa charge et il fonde et dote l'hospice de Brigue par un acte du 23 mars 1304. Il publie des statuts diocésains pendant le synodes qu'il tient en 1300 1303 et 1305. Il développe également l'économie de son petit état féodal et conclut un accord de commerce avec la seigneurie de Milan en 1291, un traité de combourgeoisie avec Berne puis réglemente le transfert de marchandises par le col du Simplon en 1307.

Boniface meurt à Sion le [1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Gregor Zenhäusern, « Challant, Boniface de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Gremaud Catalogue des évêques de Sion Georges Bridel Éditeur, Lausanne 1864.
  • Abbé Joseph-Marie Henry, Histoire populaire religieuse et civile de la Vallée d’Aoste, Aoste, Imprimerie Marguerettaz, 1929, réédition en 1967, chapitre no 118 « Boniface de Challant, évêque de Sion (1290-1308) » p. 156-157.

Liens externes[modifier | modifier le code]