Auguste Le Poitevin de L'Égreville

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Auguste Le Poitevin de L'Égreville
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Auguste Le Poitevin, dit de L’Égreville ou Saint-Alme, né en 1791 à Paris où il est mort le , est un homme de lettres et dramaturge français.

Fils de l’acteur connu sous le nom de Resicourt, il débuta en 1821 par deux romans intitulés Charles Pointel, ou Mon Cousin de la main gauche (4 vol. in-12), et les Deux Hector, ou les Deux Familles bretonnes (2 vol. in-12), qui n’obtinrent qu’un médiocre succès. Suivirent L’Héritière de Birague (1822, 4 vol. in-12), L’Anonyme ou Ni père ni mère (Paris, 1823, 3 vol. in-12), ainsi que Michel et Christine et La Suite (même date, 3 vol. in-12), qui furent assez bien accueillis. En 1824, il fit paraître, en collaboration avec Balzac, Jean-Louis, ou la Fille trouvée (4 vol. in-12).

Le Poitevin, qui prenait en outre une part active à la rédaction de petits journaux (il fonda "Le Figaro", "Le Corsaire-Satan" et "La Liberté"), empruntait souvent l’anonymat, et s’est caché sous les noms de Viellerglé (anagramme de Légreville), Prosper et Saint-Alme.

« Auguste Lepoitevin dit Lepoitevin de L’Égreville, fils d’un acteur assez connu, avait débuté très jeune avec des romans bâclés mais adroits qu’il signait Vieillerglé[1]. »

« Le Poitevin de L’Égreville tenait sous ses ordres, comme un maître d’école armé de sa férule, une douzaine de jeunes gens qu’il traitait de “petits crétins”. Il les formait dans l’art d’aiguiser le poignard de l’esprit et de frapper au bon endroit[2]. »

On a encore de lui : Le Mulâtre (1824, 4 vol. in-12), Le Corrupteur (1827, 3 vol. in-12). Il a écrit des mélodrames pour le Cirque-Olympique et les théâtres des boulevards, notamment La République, L’Empire et les Cent-Jours (en 4 actes et 19 tableaux, 1832, in-8°), L’Empereur (événement historique en 5 tableaux, 1832). Il composa avec Étienne Arago les vaudevilles intitulés Stanislas, ou la Suite de Michel et Christine, et Un jour d’embarras (1824). Il fit paraître en 1828, à titre anonyme, une brochure intitulée Des journaux et des théâtres.

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Maurois, p. 68.
  2. Hippolyte Castille, p. 164.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Biographie universelle ancienne et moderne, Paris, Michaud, 1854, t. 24, p. 234.

Liens externes[modifier | modifier le code]