Émile Bernard

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Émile Bernard
Zelfportret Rijksmuseum SK-A-3263.jpeg
Autoportrait au vase de fleurs (1897), Rijksmuseum Amsterdam.
Naissance
Décès
(à 72 ans)
Paris
Nom de naissance
Émile Henri Bernard
Nationalité
Activité
Formation
Atelier Cormon
Maître
Représenté par
Artists Rights Society (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieux de travail
Mouvement
Mécènes
Influencé par
Distinction
Œuvres principales
Madeleine au Bois d'Amour (1888), musée d'Orsay, Paris.

Émile Bernard, né le à Lille et mort le à Paris, est un peintre, graveur et écrivain français. C'est un artiste postimpressionniste, associé à l'école de Pont-Aven ; il a fréquenté Vincent van Gogh, Paul Gauguin et Eugène Boch, et plus tard Paul Cézanne.

Ses œuvres les plus radicales ont été réalisées durant sa jeunesse, dans les années 1887-1892 où il participe aux innovations stylistiques de la fin du XIXe siècle : il inaugure le cloisonnisme avec Louis Anquetin et Paul Gauguin. Ses recherches de simplification de la forme le conduisent vers le synthétisme, puis le symbolisme. Il part habiter en Égypte en 1893 où il vit jusqu'en 1904. À partir de 1893, il évolue progressivement vers un retour au classicisme inspiré par les maîtres anciens, comme les primitifs italiens ou plus tard les peintres vénitiens, mais aussi Raphaël, Nicolas Poussin ou Diego Vélasquez.

Son travail littéraire est moins connu, il a écrit de la poésie sous le pseudonyme de Jean Dorsal, et également de la critique d'art.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Toulouse-Lautrec, Portrait d'Émile Bernard (1886), Londres, National Gallery.

Émile Henri Bernard naît à Lille le 28 avril 1868[1]. Il est le fils d'Émile Ernest Bernard, marchand d'étoffes, et d'Héloïse, née Bodin. Sa grand-mère maternelle, Sophie Bodin-Lallement, dirige une blanchisserie. En 1870, la famille fuit à cause de la guerre et s'installe près de Rouen. Sa sœur Madeleine Sophie Héloïse Bernard naît le 14 février 1871. La famille déménage à Paris en 1878, où son père dirige la branche parisienne d'une compagnie textile. Le jeune Émile prend des cours de dessin à l’école des Arts décoratifs. En 1881, il entre au collège de Sainte-Barbe à Fontenay-aux-Roses, où il étudie durant trois ans.

En 1884, par l'intermédiaire du peintre russe, Michail de Wylie (1838-1910), un ami de la famille, il entre à 16 ans dans l'atelier de peinture de Fernand Cormon, où il se lie notamment avec Louis Anquetin et Henri de Toulouse-Lautrec. Les deux peintres l'emmènent au musée du Louvre mais aussi dans les cabarets de Montmartre.

L'École de Pont-Aven[modifier | modifier le code]

Madeleine au Bois d'Amour (1888), Paris, musée d'Orsay.

Exclu de l'atelier Cormon en 1886 pour manque de discipline, il quitte Paris pour un voyage à pied en Normandie et en Bretagne. À Concarneau, il rencontre le peintre Émile Schuffenecker qui lui donne une lettre d’introduction à l’attention de Paul Gauguin. Bernard se rend à Pont-Aven, mais il a peu de contacts avec Gauguin.

Pendant l’hiver 1886-87, il rencontre Vincent van Gogh à Paris. Il traverse alors une période pointilliste. Au printemps 1887, il visite à nouveau la Normandie et la Bretagne, et décore sa chambre à l'auberge de Mme Lemasson à Saint-Briac, où il passe deux mois avant de se rendre à Pont-Aven. Gauguin et Charles Laval sont alors en Martinique. Émile Bernard abandonne le pointillisme pour le cloisonnisme, élaboré avec Louis Anquetin.

En août 1888 a lieu la véritable rencontre avec Gauguin. Bernard est à Pont-Aven avec sa sœur Madeleine, de trois ans sa cadette. Gauguin et Bernard sont alors à un moment charnière de leurs évolutions artistiques respectives, ils se dirigent tous deux vers la synthèse conceptuelle et la synthèse formelle d'où naît le symbolisme de Pont-Aven : le synthétisme se traduit par une suppression de tout ce qui n'est pas mémorisé après la visualisation, les formes sont simples et la gamme de couleur est restreinte.

En juin 1889, a lieu une exposition des peintres du groupe de Pont-Aven, au Café des Arts à Paris, où Emile Bernard présente 25 œuvres, dont deux sous le pseudonyme de « Ludovic Nemo ».

Fin 1889, il perd le soutien financier de sa famille et s'installe chez sa grand-mère, à Lille, où il trouve un emploi de dessinateur chez un fabricant de textile de Roubaix.

De retour à Paris en juillet 1890, il assiste aux obsèques de Vincent van Gogh, avec Théo van Gogh, Paul Gachet, le père Tanguy, Charles Laval, Lucien Pissarro, Marie Auguste Lauzet et d'autres proches.

En février 1891, Bernard se brouille avec Gauguin. La rupture sera définitive, Émile Bernard accuse Gauguin de s'attribuer tous les mérites des inventions du groupe de Pont-Aven. Il participe aux salons de la Rose-Croix qu'Antoine de La Rochefoucauld, son mécène, organise et finance.

L'orientalisme[modifier | modifier le code]

En 1893, Antoine de La Rochefoucauld l'aide financièrement à partir en Égypte. Bernard y séjourne dix ans, s'y marie et y produit des tableaux d'inspiration orientaliste. À son retour, en 1904, il rencontre Cézanne à Aix-en-Provence.

Le retour au classicisme[modifier | modifier le code]

Après le bain ou Les Nymphes (1908), palais des beaux-arts de Lille.

De retour à Paris en 1904, il se dirige vers « un retour à l’art de tradition, à la grande peinture, à l’art classique » qui l'éloigne des expérimentations avant-gardistes de ses débuts[2]. Il reste fidèle à ses amis de toujours, dont le plus proche d'entre eux, Louis Anquetin, pour lequel il réalise un portrait en 1932, quelque temps avant son décès et qu'il lui dédicace : « À Louis Anquetin en témoignage de ma plus profonde admiration. » Sa correspondance des années 1932-1933 énonce également son amitié admirative pour le peintre Auguste Durand-Rosé[3].

En 1933, à la demande de l'abbé Duparc[Note 1], Émile Bernard peint dans l'église Saint-Malo de Saint-Malo-de-Phily une série de fresques sur le thème de l'histoire de la récupération des reliques de ce saint[4].

L'homme de lettres[modifier | modifier le code]

Il publie des poèmes sous le pseudonyme de « Jean Dorsal ».

Guillaume Apollinaire apprécie ses différents talents dans une lettre publiée en préface à son recueil de poèmes La Lumière mythique[Note 2].

Plaque figurant au no 15 du quai de Bourbon.

Il meurt le dans son atelier parisien de l'hôtel Le Charron au 13-15, quai de Bourbon, dans l'île Saint-Louis, qu'il occupait depuis 1926.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Peinture et œuvre sur papier[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

  • Le Paradis Perdu, 1888, meuble bas en pin et chêne sculpté par Paul Gauguin et Émile Bernard, ouvrant à deux portes, signé en bas et au centre et daté, 100 × 119 × 60 cm, localisation inconnue[5].
  • Bas-relief non daté pour décorer un meuble destiné à Ernest de Chamaillard. Gauguin de son côté en fera un également pour le même meuble[6].
  • Le J. Paul Getty Museum de Los Angeles conserve une sculpture[Laquelle ?] réalisée par Émile Bernard et Gauguin[7].
  • Une autre sculpture[Laquelle ?] de Gauguin et de Bernard est répertoriée en 1989 dans la collection Samuel Josefowitz à Lausanne. Localisation actuelle inconnue[7].

Tapisserie[modifier | modifier le code]

Fresque[modifier | modifier le code]

  • Fresques de l'église de Saint-Malo-de-Phily (1933) :
    • Rociantour et les envoyés d'Aleth implorant Childebert pour le corps de saint Malo ;
    • Épreuve proposée par le roi avec la tête et la main de saint Malo se séparant de son corps ;
    • Félix habitant de la paroisse est guéri par les reliques du saint[8].
  • Saint-Briac, rue Croix-des-Marins : L'Adoration des Bergers, La Circoncision, L'Évangile ouvert. Émile Bernard s'installe en 1888 au 1er étage de l'auberge de Mme Lemasson pour y peindre ces fresques. En 1889, il y peint deux fenêtres à la manière de vitraux. Plus tard, ce commerce est devenue une épicerie et ces œuvres ont disparu[9],[Note 3].
  • Abbaye Saint-André à Villeneuve lez Avignon : cycle de trois peintures représentant l’Annonciation avec deux scènes d’anges musiciens exécuté en 1914 dans la propriété de son ami le peintre Louis Yperman, restaurateur des fresques du Palais des Papes.

Estampes[modifier | modifier le code]

Femmes assemblant des gerbes de paille, zincographie avec gouache et aquarelle, Musée d'Art d'Indianapolis.

Dans ses collections Jacques Doucet, la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art possède plus de 80 estampes, principalement des lithographies de sujets religieux ou des scènes de genre, mais aussi des gravures sur bois[10]. L'Indianapolis Museum of Art possède de Bernard des zincographies, un procédé proche de la lithographie.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Propos sur l'art, 2 tomes, (ISBN 2-84049-031-5).
  • L'Esclave nue, suivi de La Danseuse persane, roman.
  • Le Parnasse oriental. Le Caire, Beth el Baabri, impr. de E. Messina, 1903. Revue éphémère créée en 1902[11].
  • Le Voyage de l'être, poèmes d'évolution. Susurrements, Cœur nu, Sentimentalités solitaires, Sensualismes, Malaises cordiaux, Foi, Extases et luttes, suivi de Paysages et du Livre d'hommages, Le Caire, Impr. Moussa Roditi, 1898 (Poésies 1886-1898).
  • La Méthode de Paul Cézanne. Exposé critique , Mercure de France, CXXXVIII, 1er mars 1920, p. 289-318.
  • Une conversation avec Cézanne, Mercure de France, CXLVIII, 1er juin 1921, p. 372-397.
  • Souvenirs sur Paul Cézanne. Une conversation avec Cézanne, la méthode de Cézanne, Paris, Chez Michel, 1925.
  • La Lumière mythique, Jean Dorsal, Paris, Éditions de la Rénovation Esthétique, 1933.
  • Le Sablier, suivi de Les Regrets, Jean Dorsal, Paris, Éditions de la Rénovation Esthétique, 1933.
  • Les Lettres d’un artiste (1884-1941), Dijon, Les Presses du réel, 2012 (ISBN 978-2-84066-498-7).

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925 à Paris : Femme dans une prairie, écran en tapisserie d'Aubusson.
  • Exposition « Émile Bernard », Kunsthalle de Brême, du 5 février au 2 avril 1967 (en coopération avec le palais des beaux-arts de Lille).
  • « Époque de Pont-Aven », exposition Émile Bernard, Paris, du 21 mai au 17 juillet 2010, à la galerie Malingue, 26, avenue Matignon, 75008 Paris[12].
  • Exposition collective au musée des beaux-arts de Quimper, regroupant 29 œuvres dont 9 d'Émile Bernard, printemps 2009.
  • Exposition « Frictions of Ideas: Van Gogh, Gauguin, Bernard » Ordrupgaard, Copenhague (printemps 2014) et musée des beaux-arts de Göteborg, Suède (été 2014).
  • Exposition « Émile Bernard (1868-1941)[13] », musée de l'Orangerie, Paris, du 16 septembre 2014 au 5 janvier 2015.
  • Exposition « Émile Bernard. Au cœur de l’art moderne », Kunsthalle de Brême, du 7 février au 31 mai 2015 (en coopération avec les musées d'Orsay et de l'Orangerie).
  • Exposition « Émile Bernard. De Van Gogh à Gauguin », Centre Cristel Éditeur d'Art, Saint-Malo, du 17 avril au 9 mai 2015.
  • Exposition « Émile Bernard, héraut de la peinture moderne », Presbytère, Saint-Briac, à l'occasion de la 20e édition du Festival d'Art de Saint-Briac, du 3 juillet au 6 septembre 2015.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bernard parti de Saint-Briac, film documentaire de Christophe Penot, Cristel Éditeur d'Art, 2015.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Marché de l'art[modifier | modifier le code]

Les œuvres d'Émile Bernard sont cotées de manière inégale sur le marché de l'art, en fonction de ses époques. Son record mondial[réf. nécessaire] aux enchères est atteint avec Le Salon, huile sur toile de 89 × 116 cm peinte vers 1890-1892, vendue 1 322 500  le chez Christie's à Paris.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • En Bretagne, au moins cinq rues portent son nom[14]. En France, de nombreuses rues portent également son nom[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Curé de l'Église Saint-Louis-en-l'Île, dont Émile Bernard est un des paroissiens.
  2. « Monsieur,
    Pardonnez à un admirateur d'Émile Bernard et de Jean Dorsal sa surprise en apprenant l'identité de ces deux artistes.
    Mon admiration devenue unique, a pris soudain plus de force. J'irai, si vous me le permettez, vous visiter et vous dire quels sentiments je ressens pour le peintre que vous êtes, me contentant de vous écrire à la hâte, que j'aime un poète dont la grande voix n'a rien de barbare.
    Il émane de vos poèmes une puissante et belle volupté. Aucun poète n'a aujourd'hui autant de noblesse ni autant de liberté. La force lyrique de vos images me transporte. Vous les concevez au semblant des plus beaux, des plus riches objets naturels ; votre œuvre a le calme passionné, lumineux et inévitable ; et, cherchant une métaphore touchant votre art poétique, je trouve que chacun de vos vers est un rayon de soleil.
    Vous êtes un homme admirable, vous connaissez la beauté plastique et le lyrisme. Depuis la Renaissance on n'a pas vu d'homme plus complet. Je suis l'admirateur du savant, du peintre et du poète ; d'Émile Bernard et de Jean Dorsal. »

    — Apollinaire, Lettre du 27 mars 1909.

  3. Une plaque commémorative orne le mur de l'ancienne auberge de Mme Lemasson : « C'est dans cette demeure que le peintre Émile Bernard jeta les premières bases picturales de l'École dite de Pont-Aven. Il y séjourna de 1886 à 1891. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives du Nord, commune de Lille, acte de naissance no 1911, année 1868 (page 238/1064).
  2. Bénédicte Bonnet Saint-Georges, « Un tableau d’Émile Bernard préempté par le musée d’Orsay » sur le site de La Tribune de l'Art, 27 novembre 2012.
  3. Maison de vente Alde, Lettres d'Émile Bernard à Auguste Durand-Rosé, 1932-1933.
  4. Notice no IM35009237, base Palissy, ministère français de la Culture.
  5. La Gazette de Drouot, 7 décembre 2001, no 44, p. 19 : vente du mercredi 19 décembre 2001, hôtel Georges V à Paris, étude Maître Trajan, expert M. Baille.
  6. Maurice Guérin, L'Œuvre gravé de Gauguin, Paris, H. Floury, 1927. À propos de ce bas-relief : « Pour en garder le souvenir, ils prirent des empreintes de leurs reliefs avec du papier de soie ; cela donnait l'aspect d'une vieille xylographie du Moyen Âge », cité par Sylvain Alliod in « À la recherche du Paradis Perdu », Gazette de l'hôtel Drouot, no 44, 7 décembre 2001, p. 19.
  7. a et b Sylvain Alliod, op. cit.
  8. Ces fresques ont fait l'objet d'un classement et d'une restauration en 2011-2012 (Ouest-France, jeudi 13 janvier 2011 ; cf. Fernand Daucé, op. cit.).
  9. Lettre du 2 août 1889 d'Émile Bernard citée dans Ouest-France, 23 décembre 2017.
  10. « Estampes d'Émile Bernard », sur INHA (consulté le 7 janvier 2018).
  11. Bibliothèque de l'INHA , M. 62 cat.32.
  12. Exposition Émile Bernard, site de la galerie Malingue.
  13. Exposition « Émile Bernard (1868-1941) ».
  14. Emmanuel Salmon Legagneur, Les noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, Éd. Coop Breizh et Institut culturel de Bretagne, 1997.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Périodiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Époque de Pont-Aven, catalogue exposition « Émile Bernard », Paris, du 21 mai au 17 juillet 2010, 48 p., édité par la galerie Malingue, 26, avenue Matignon, 75008 Paris Exposition « Émile Bernard », (ISBN 2-9518323-5-4).
  • Dorothée Hansen, Fred Leeman, Rodolphe Rapetti, Valérie Sueur-Hermel et Marie-Paule Vial, Émile Bernard 1868-1941 (Catalogue d'exposition, Paris, musée de l'Orangerie, 16 septembre 2014-5 janvier 2015), Paris, Flammarion, , 247 p. (ISBN 9782081343047). 
  • Fred Leeman, Émile Bernard (1868-1941), Citadelles & Mazenod éditeurs ; Wildenstein Institute Publications, 2013, 495 p. (ISBN 9782850885716).
  • Jean-Jacques Luthi et Armand Israël, Émile Bernard, sa vie, son œuvre, catalogue raisonné, Éditions des Catalogues raisonnés, 2014.
  • Jean-Jacques Luthi et Armand Israël, Émile Bernard, 1868-1941, éditions de l'Amateur, (ISBN 2-85917-387-0).
  • Daniel Morane, Émile Bernard. Catalogue de l'œuvre gravé, musée de Pont-Aven, 2000.
  • Clément Siberchicot, L'Exposition Volpini, 1889. Paul Gauguin, Émile Bernard, Charles Laval. Une avant-garde au cœur de l'Exposition universelle, Classiques Garnier, Paris, 2010 (ISBN 2812402156).
  • Christophe Penot, Émile Bernard. Héraut de la peinture moderne, Cristel éditeur d'art, 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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