Edmund FitzAlan

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Edmund FitzAlan
image illustrative de l’article Edmund FitzAlan
Le comte d'Arundel et Hugues le Despenser l'Aîné sont amenés prisonniers devant la reine Isabelle de France. Image extraite des Chroniques de Jean Froissart.

Titre Comte d'Arundel
(1301 - 1326)
Conflits Guerres d'indépendance de l'Écosse
Guerre des Despenser
Invasion de l'Angleterre
Faits d'armes Siège de Cardiff
Biographie
Naissance
Marlborough
Décès (à 41 ans)
Hereford
Père Richard FitzAlan
Mère Alice de Saluzzo
Conjoint Alice de Warenne
Enfants Richard FitzAlan
Edmund FitzAlan
Michael FitzAlan
Mary FitzAlan
Aline FitzAlan
Alice FitzAlan
Katherine FitzAlan
Eleanor FitzAlan
Elizabeth FitzAlan

image illustrative de l’article Edmund FitzAlan
de gueules, un lion rampant or

Edmund FitzAlan, 2e comte d'Arundel[N 1] (1er mai 1285 – 17 novembre 1326), est un noble anglais qui a joué un rôle important dans le conflit opposant le roi Édouard II à ses barons. Son père Richard meurt en 1301, alors que Edmund est encore mineur. Il est alors placé sous la garde de John de Warenne, 6e comte de Surrey, et épouse sa petite-fille Alice. En 1306, Edmund est titré comte d'Arundel et sert le roi Édouard Ier dans ses campagnes en Écosse, ce pourquoi il a été grandement récompensé.

Après la mort d'Édouard Ier, Arundel devient un des membres de l'opposition au nouveau roi Édouard II et à son favori Piers Gaveston. En 1311, il fait partie des Ordonnateurs qui assument le contrôle du gouvernement pour le roi. Avec Thomas de Lancastre, il est responsable de la mort de Gaveston en 1312. Toutefois, à partir de ce moment-là, les relations entre le roi et Arundel deviennent plus amicales. Ceci est probablement dû à son association avec le nouveau favori royal Hugues le Despenser le Jeune, qui marie sa fille avec le fils d'Arundel. Arundel soutient le roi lorsqu'il écrase la rébellion de Roger Mortimer et de Thomas de Lancastre en 1322. En remerciement pour ses services, il reçoit des terres et des postes en gains.

Son destin change radicalement lorsque l'Angleterre est envahie en 1326 par Mortimer, qui a fait cause commune avec la reine Isabelle de France. Immédiatement après la capture d'Édouard II, la reine ordonne l'exécution d'Arundel et la confiscation de ses titres et terres. Son fils et héritier Richard n'obtient la restitution de ceux-ci qu'en 1331, après que le roi Édouard III ait écarté la reine et Mortimer. Pendant les années 1390, un culte s'est développé autour du comte d'Arundel. Il est alors vénéré comme un martyr, bien qu'il n'ait jamais été canonisé.

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Edmund FitzAlan est né à Marlborough, dans le Wiltshire, le 1er mai 1285[1]. Il est le fils de Richard FitzAlan et de son épouse Alice de Saluzzo, fille du marquis italien Thomas Ier de Saluces. Richard a été en opposition au roi Édouard Ier pendant la crise politique de 1295, a en conséquence contracté de nombreuses dettes et s'est vu une partie de ses terres confisquées[2]. Lorsque Richard meurt le 9 mars 1301, la garde d'Edmund est confiée à John de Warenne, 6e comte de Surrey. Le petit-fils de Warenne, prénommé lui aussi John, est encore jeune et non marié. Ainsi, le comte de Surrey propose en mariage à Edmund FitzAlan sa petite-fille Alice, héritière présomptive de son frère. Pour des raisons inconnues, Edmund a d'abord refusé d'accepter l'offre. Toutefois, Edmund change d'avis en 1305 et épouse Alice[3].

En avril 1306, peu avant d'atteindre ses 21 ans, Edmund prend possession de son héritage paternel[4]. Le 22 mai 1306, il est adoubé par le roi Édouard Ier au cours de la Fête des cygnes[1]. Ces adoubements ont lieu en préparation à la prochaine campagne militaire en Écosse. Une fois l'invasion de l'Écosse achevée, Arundel est richement récompensé pour sa loyauté. Édouard Ier lui pardonne les dettes de 4,234 £ qu'il a héritées de son père. Ces marques de patronage royal subsistent après la mort d'Édouard Ier en 1307 : en 1308, Édouard II lui rend le hundred de Purslow, honneur qu'Édouard Ier avait confisqué au père d'Edmund[5]. Edmund reçoit également des distinctions officielles durant les premières années de règne d'Édouard II. Au couronnement du roi le 25 février 1308, Arundel détient la fonction de chef bouteiller, poste appartenant traditionnellement aux comtes d'Arundel[3].

Opposition à Édouard II[modifier | modifier le code]

Bien que le règne d'Édouard II soit initialement harmonieux, le roi rencontre l'opposition de plusieurs barons et prélats[6]. La source de ce mécontentement est la relation privilégiée qu'entretient Édouard avec le chevalier gascon Piers Gaveston, exilé par Édouard Ier mais rappelé par Édouard II immédiatement après son avènement au trône[7]. Le favoritisme du roi envers Gaveston est une offense à la vieille noblesse anglaise établie depuis plus de deux siècles et son élévation au titre de comte de Cornouailles suscite la colère des barons[8]. Un groupe de magnats conduit par Henry de Lacy contraint le roi à exiler une seconde fois Gaveston en 1308[9]. Dès 1309, Édouard réussit à se réconcilier avec l'opposition et Gaveston est autorisé à rentrer en Angleterre[10].

Arundel rejoint l'opposition des barons relativement tôt et n'assiste pas au Parlement tenu à Stamford en juillet 1309, où le retour de Gaveston est négocié[11]. Une fois le favori rappelé d'exil, son comportement devient de plus en plus agressif et l'hostilité à sa personne ne cesse de croître[12]. En addition, les barons ne sont pas satisfaits par leur roi, qui échoue à engager des campagnes militaires efficaces en Écosse[13]. Le 16 mars 1310, le roi accepte de mauvaise grâce la nomination d'un comité d'Ordonnateurs, qui est chargé de réformer le gouvernement royal. Arundel fait partie des 8 comtes qui constituent les 21 Ordonnateurs[14].

Les Ordonnateurs contraignent une nouvelle fois à l'exil Gaveston en 1311 mais il est de retour dès l'année suivante[15]. Le favori est considéré comme un hors-la-loi et Arundel fait partie des comtes qui font serment de le traquer. Le chef de l'opposition — après la mort de Lacy l'année précédente — est désormais Thomas de Lancastre[16]. En juin 1312, Gaveston est capturé, jugé par les comtes de Lancastre, de Warwick et de Hereford, et exécuté[17]. Une réconciliation est arrangée entre le roi et les magnats rebelles et Arundel reçoit plusieurs pardons, bien que l'animosité demeure. En 1314, Arundel fait partie des barons qui refusent d'accompagner Édouard dans sa campagne contre les Écossais, ce qui contribue à la défaite anglaise à la bataille de Bannockburn[11].

Changement d'allégeance[modifier | modifier le code]

Pourtant, au moment où a lieu la bataille de Bannockburn, Arundel semble avoir changé d'allégeance en faveur du roi. Le rapprochement entre le roi et le comte a en fait commencé plus tôt, lorsque le 2 novembre 1313, Arundel reçoit un pardon du roi concernant les dettes qu'il a contractées envers la couronne[18]. Le facteur déterminant dans cette procédure est toutefois l'alliance matrimoniale entre Arundel et les nouveaux favoris royaux, les Despenser. Hugues le Despenser le Jeune et son père Hugues le Despenser l'Aîné prennent peu à peu le contrôle du gouvernement et utilisent leurs pouvoir pour s'enrichir[19]. Tandis que ce comportement suscite des critiques au sein de la noblesse, Arundel reste neutre sur le sujet. Vers 1314 ou 1315, son fils aîné Richard est fiancé à Isabelle le Despenser, fille de Hugues le Jeune[18]. Se trouvant désormais dans les faveurs du roi, Arundel commence à recevoir de multiples récompenses et de nouvelles fonctions. En 1317, il est nommé gardien des Marches écossaises. En août 1318, il négocie le traité de Leake, qui réconcilie temporairement le roi avec Thomas de Lancastre[11].

Le château de Clun est la source de la rivalité personnelle entre Arundel et Roger Mortimer.

Peu après l'ascension de ces nouveaux favoris éclatent de nouvelles tensions. En août 1321, les barons demandent au roi d'exiler les Despenser[20]. Le roi, qui a dû faire face à l'éclatement d'une rébellion des barons dans les Marches galloises, n'a d'autres choix que d'accepter[21]. Arundel vote l'expulsion des Despenser mais affirme plus tard qu'il l'a fait sous la contrainte et soutient leur retour en Angleterre dès décembre[11]. Ce soutien indéfectible envers le roi et ses favoris peut s'expliquer par le fait que Roger Mortimer s'est emparé en mai 1321 de son château de Clun[22],[23]. En janvier 1322, Arundel accompagne Édouard II lors de sa campagne contre Mortimer[21]. L'opposition des barons s'émiette et le roi décide alors d'agir contre Thomas de Lancastre, qui a soutenu en sous-main la rébellion des Marches. Lancastre est écrasé à Boroughbridge en mars et exécuté[24].

À la suite du triomphe du roi, les Despenser s'enrichissent davantage grâce aux terres des rebelles confisquées. Hugues le Despenser l'Aîné est créé en mai 1322 comte de Winchester[25]. Arundel, qui est désormais l'un des plus ardents partisans du roi, est lui aussi grandement récompensé. Après la capture de Roger Mortimer, il reçoit sa seigneurie de Chirk en Galles[11]. Il cumule par la suite d'importants postes : il est nommé Chief justiciar du Pays de Galles en 1323 , puis gardien des Marches galloises en 1325[1]. Le comte d'Arundel étend également son influence par des alliances matrimoniales [26]: en 1325, il parvient à arranger le mariage de deux de ses filles avec les héritiers des comtes de Hereford et Warwick[N 2].

Chute et mort[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Invasion de l'Angleterre (1326).

En 1323, Roger Mortimer, qui a été incarcéré à la tour de Londres à la suite de sa rébellion, s'évade et s'embarque pour la France[23]. Deux ans plus tard, la reine Isabelle de France — l'épouse d'Édouard II — se rend à Paris en ambassade auprès du roi de France. Elle profite de son absence pour développer avec Roger Mortimer un plan visant à envahir l'Angleterre et renverser le roi Édouard[27]. Isabelle et Mortimer débarquent en Angleterre le 24 septembre 1326 et ne doivent faire face qu'à une opposition dérisoire, principalement à cause du ressentiment du peuple et des barons envers les Despenser[28]. Arundel échappe aux rebelles en s'enfuyant avec le roi vers l'ouest. Il est ensuite envoyé par le roi lever des troupes dans le Shropshire mais échoue à remplir cette mission[29]. Il est capturé à Shrewsbury par son vieil ennemi John Charlton de Powys et livré à la reine Isabelle à Hereford. Le 17 novembre, il est exécuté sur ordre de Mortimer en compagnie de deux de ses domestiques, John Daniel et Thomas de Micheldever[11]. Selon un chroniqueur, l'utilisation d'une épée émoussée aurait été réclamée par Mortimer et 22 coups auraient été nécessaires de la part du bourreau pour décapiter le comte d'Arundel[30].

Les ruines de l'abbaye d'Haughmond, où est située la sépulture d'Arundel.

Le corps d'Arundel est enterré d'abord à l'église franciscaine de Hereford. Il est ensuite transféré à l'abbaye d'Haughmond, près de Shrewsbury, selon ses dernières volontés[31]. Bien qu'il n'ait jamais été canonisé, un culte autour de sa personne est apparu pendant les années 1390, où il est associé au roi du IXe siècle Edmond le Martyr. Cette vénération a peut-être été inspirée par un culte rendu en l'honneur de son petit-fils Richard FitzAlan, 4e comte d'Arundel, exécuté sur ordre de Richard II en 1397[32].

Arundel est frappé après sa mort d'un bill d'attainder : ses biens sont confisqués par la couronne dont la plupart sont saisies par la reine Isabelle et Roger Mortimer, tous deux régents du royaume après la destitution d'Édouard II[33]. Le château d'Arundel est brièvement détenu par Edmond de Woodstock, demi-frère d'Édouard II, avant qu'il ne soit lui-même exécuté le 19 mars 1330 pour complot contre les régents[1]. Le fils aîné d'Edmund FitzAlan, Richard, participe à la rébellion de Woodstock et doit s'enfuir en France pour échapper à des représailles. En octobre 1330, les régents sont renversés par le jeune Édouard III. Ceci permet à Richard FitzAlan de retourner en Angleterre pour réclamer son héritage, qui lui est rendu le 8 février 1331[34].

Descendance[modifier | modifier le code]

Edmund et son épouse Alice de Warenne ont au moins sept enfants [35]:

Nom Date de naissance Date de décès Notes
Richard FitzAlan v. 1313 24 janvier 1376 Épouse (1) Isabelle le Despenser, (2) Éléonore de Lancastre
Edmund  — v. 1349
Michael  —  —
Mary  — 29 août 1396 Épouse John le Strange, 4e baron Strange de Blackmere[36]
Aline  — 20 janvier 1386 Épouse Roger le Strange, 5e baron Strange de Knockin[37]
Alice  — 1326 Épouse John de Bohun, 5e comte de Hereford
Katherine  — v. 1375/76 Épouse (1) Henry Hussey, (2) Andrew Peverell
Eleanor  —  — Épouse Gérard de Lisle
Elizabeth  —  — Épouse William Latimer

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les comtes d'Arundel sont numérotés différemment selon que les prétentions des sept premiers à avoir été comtes sont acceptées. Edmund FitzAlan est le second membre de la famille FitzAlan à avoir détenu le titre. Il est tantôt désigné comme le 2e, le 7e ou le 9e comte.
  2. Aucune de ses alliances ne porte ses fruits. Alice FitzAlan, qui épouse le comte de Hereford John de Bohun, meurt dès 1326. On ignore quelle fille a été fiancée à Thomas de Beauchamp, l'héritier du comté de Warwick, mais le mariage n'a jamais eu lieu.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Cokayne (1910–1959), pp. 241–242.
  2. Burtscher (2008), pp. 12–14.
  3. a et b Burtscher (2008), p. 15.
  4. Fryde (1961), p. 415.
  5. Burtscher (2008), pp. 12, 15.
  6. Maddicott (1970), p. 67.
  7. Morris (2088), p. 377.
  8. Maddicott (1970), p. 71.
  9. Hamilton (1988), pp. 50–51.
  10. Maddicott (1970), pp. 103–105.
  11. a, b, c, d, e et f Given-Wilson (2004).
  12. Haines (2003), p. 74.
  13. Maddicott (1970), 106–108.
  14. McKisack (1959), p. 10.
  15. Prestwich (2007), 186.
  16. Maddicott (1970), 80–1.
  17. Hamilton (1988), pp. 98–99.
  18. a et b Burtscher (2008), p. 17.
  19. Prestwich (2007), 197–198.
  20. Haines (2003), p. 129.
  21. a et b Hamilton (2004).
  22. Burtscher (2008), p. 18.
  23. a et b Davies (2004).
  24. Maddicott (1970), 311–312.
  25. Prestwich (2007), p. 206.
  26. Burtscher (2008), pp. 21–22.
  27. McKisack (1959), p. 81–83.
  28. Tuck (985), p. 90.
  29. Burtscher (2008), p. 24.
  30. Burtscher (2008), pp. 24–25.
  31. Burtscher (2008), pp. 25–27.
  32. Burtscher (2008), p. 31.
  33. Burtscher (2008), p. 28.
  34. Burtscher (2008), p. 33.
  35. Burtscher (2008), p. viii.
  36. Douglas Richardson. Magna Carta ancestry: a study in colonial and medieval families, Genealogical Publishing Com, 2005. pg 89. Google ebook
  37. Douglas Richardson, Plantagenet Ancestry, p. 761-762.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michael Burtscher, The Fitzalans: Earls of Arundel and Surrey, Lords of the Welsh Marches (1267–1415), Glasgow, Logaston Press, (ISBN 1-904396-94-1)
  • George Cokayne, The Complete Peerage of England, Scotland, Ireland, Great Britain and the United Kingdom, vol. i, London, The St. Catherine Press, 1910–1959
  • R.R. Davies, « Mortimer, Roger (V), first earl of March (1287–1330) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford, Oxford University Press, (DOI 10.1093/ref:odnb/19354)
  • E. B. Fryde, Handbook of British Chronology, London, Royal Historical Society,
  • Chris Given-Wilson, « Fitzalan, Edmund, second earl of Arundel (1285–1326) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford, Oxford University Press, (DOI 10.1093/ref:odnb/9529)
  • Roy Martin Haines, King Edward II: His Life, His Reign, and Its Aftermath, 1284–1330, Montréal, London, McGill-Queen's Press, (ISBN 0-7735-2432-0)
  • J. S. Hamilton, Piers Gaveston, Earl of Cornwall, 1307–1312: Politics and Patronage in the Reign of Edward II, Detroit; London, Wayne State University Press; Harvester-Wheatsheaf, (ISBN 0-8143-2008-2)
  • J. S. Hamilton, « Despenser, Hugh, the younger, first Lord Despenser (d. 1326) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford, Oxford University Press, (DOI 10.1093/ref:odnb/7554)
  • May McKisack, The Fourteenth Century: 1307–1399, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 0-19-821712-9)
  • J.R. Maddicott, Thomas of Lancaster, 1307–1322, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 0-19-821837-0)
  • Marc Morris, A Great and Terrible King: Edward I and the Forging of Britain, London, Hutchinson, (ISBN 978-0-09-179684-6)
  • Michael Prestwich, Plantagenet England: 1225–1360, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 0-19-822844-9)
  • Anthony Tuck, Crown and Nobility 1272–1461: Political Conflict in Late Medieval England, London, Fontana, (ISBN 0-00-686084-2)