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البوّابة المغاربية - ⴰⵡⵡⵓⵔ ⵏ ⵜⵎⴰⵣⵖⴰ
Palais des raïs à Alger
Palais des raïs à Alger

Le Maghreb (en arabe : المغرب (al-Maghrib), « le Couchant », en berbère : L'maghrib) est la région d’Afrique du Nord comprise entre la mer Méditerranée, le Sahara, l’océan Atlantique et l'Égypte.

Dans l'antiquité, le Maghreb était nommé la "Libye" (à ne pas confondre avec la république de Libye actuelle), désignation provenant du nom original des nord-africains: Les Libyens, qui parlaient la langue Libyque ancêtre de tous les dialectes bèrberes d'aujourd'hui.

Le Maroc est également désigné par le nom d'Al-Maghrib. En cas d'ambiguïté, on l'appelle Al-Maghrib Al-Aqsa (« Al-Aqsa » signifiant extrême), ce que l'on peut, à la rigueur, traduire en français par Extrême-Occident.

Le Maghreb regroupe l'Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie. Aujourd'hui, afin d'éviter toute confusion, on appelle Grand Maghreb cet ensemble et Petit Maghreb (ou encore Maghreb central) l'ensemble des trois pays occupant la péninsule atlassienne de l'Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie).

La partie orientale du monde arabe est nommée Machrek (c'est-à-dire « Le Levant » ou « L'Orient »).


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Article de la quinzaine

Mohammed Khadda, né 14 mars 1930 à Mostaganem et mort le 4 mai 1991 à Alger, est un peintre algérien. Il est considéré comme l'un des fondateurs de la peinture algérienne contemporaine et l'un des principaux représentants des peintres du signe.

Né, d'après les registres, le 14 mars 1930, Mohammed Khadda est l'aîné de cinq enfants, deux mourants en bas âge. Il entre en 1936 à l'école indigène de Tigditt, quartier arabe de Mostaganem. En 1942, la famille fuyant la famine et partant à pied à Tiaret, il porte alors son frère sur ses épaules. La tante qui l'héberge n'étant pas moins misérable, c'est trois mois plus tard le retour à Mostagnem où il se trouve repris à l'école. En 1943 il reçoit le diplôme qui donne accès au lycée. Il est temps pour son père qu'il trouve un travail, mais son instituteur lui obtient un an de répit, puis en 1944, Khadda ayant obtenu certificat d'études, le fait embaucher à l'imprimerie de l'« Aîn Sefra ». Il y commence à dessiner et faire des croquis pour les imprimés à réaliser. Le soir, il fait de la reliure, lisant les livres qui lui sont confiés, Hafid, Djami, Omar Khayyam, Mohamed Abdou, Taha Hussein, Gide, André Breton, Cocteau.

Autour de 1947 Khadda rencontre Abdallah Benanteur, s'inscrit à une école de dessin par correspondance, réalise ses premières aquarelles, puis des pastels et des peintures. Il approfondit son approche de la peinture aux hasards de ses rencontres dans les librairies et aux marchés aux puces. En ⁣⁣1948⁣⁣, il découvre le Musée des Beaux-Arts d'Alger où il voit longuement les toiles de Delacroix, Fromentin, Chassériau, Dinet, les sculptures de Rodin et de Bourdelle.

Le sentiment national progresse décisivement en cette époque. Khadda découvre ainsi la pensée de Benbadis, adhère un moment à la Jeunesse de l'UDMA de Ferhat Abbas. En 1953 Khadda et Benanteur arrivent à Paris où ils visitent longuement musées et galeries. Khadda dessine le soir à l'Académie de la Grande Chaumière de Montparnasse, se lie avec le romancier Kateb Yacine, milite pour l'indépendance de l'Algérie et adhère au Parti communiste. Après avoir participé à plusieurs expositions collectives et salons, notamment celui des réalités nouvelles en 1955, 1957 et 1958, il réalise sa première exposition personnelle en 1961.

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Deux femmes juives de Tripoli en habit traditionnel en 1914.
Deux femmes juives de Tripoli en habit traditionnel en 1914.

L'histoire des Juifs en Libye, la plus petite communauté juive des pays d'Afrique du Nord, remonterait au IIIe siècle avant l'ère commune, lorsque la Cyrénaïque est colonisée par les Grecs.

La conquête musulmane de l'Afrique du Nord fait entrer la Cyrénaïque et la Tripolitaine dans l'aire de civilisation arabo-islamique, et marque durablement l'identité des communautés juives locales, dont le statut est désormais régi par la dhimma. Peu de traces de la communauté juive au Moyen Âge nous sont parvenues. En 1551, la côte libyenne est conquise par l'Empire ottoman, et la dynastie des Karamanli, largement autonome, gouverne le pays. Le rabbin marocain Shimon Ibn Lavi, descendant de Juifs expulsés d'Espagne, revivifie spirituellement la communauté et établit de nombreuses coutumes, encore suivies de nos jours.

Le statut des Juifs s'améliore en 1835, lorsque le pouvoir central ottoman reprend le contrôle direct de la région, et supprime progressivement les mesures discriminatoires touchant les Juifs.

La conquête italienne de la Libye, en 1911, a une grande influence sur la communauté, tant sur le plan culturel qu'économique, en dépit de sa brièveté. L'italien devient langue de communication chez les Juifs, et leurs activités commerciales prospèrent. Leur situation se dégrade cependant à la fin des années 1930 avec la montée du fascisme en Italie et son alliance avec le Reich allemand.

Après guerre, le réveil du nationalisme arabe et les soubresauts du conflit israélo-arabe ont raison d'une présence juive pluri-millénaire. Un pogrom fait plus de cent morts à Tripoli en 1945, alors que le pays est sous administration britannique. Plus de 32 000 Juifs émigrent entre 1949 et 1951, suite à la fondation de l'État d'Israël. En 1967, la guerre des Six Jours sonne le glas du reste de la communauté juive, évacuée d'urgence en Italie devant la fureur des foules. Lors de la prise de pouvoir par le colonel Kadhafi, en 1969, il reste moins de 600 Juifs en Libye. Le nouveau régime s'attache non seulement à les faire partir, mais aussi à effacer toute trace de la présence juive, rasant les cimetières et convertissant les synagogues en mosquées.

La diaspora juive de Libye est actuellement répartie entre Israël et l'Italie, où elle tente de préserver une identité communautaire propre.

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