Sœurs Chemmâma

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Les sœurs Chemmâma sont des chanteuses et danseuses tunisiennes qui furent en leur temps les coqueluches des cafés chantants de la capitale tunisienne, Tunis, à partir de 1875.

Biographie[modifier | modifier le code]

Leur père est un commerçant juif tunisien prospère mais qui meurt et laisse sa famille dans le besoin[1]. C'est ce contexte difficile qui amène Kammûna, Mannâna, Bîbiya et Bhayla à trouver un moyen de gagner leur vie[1]. Musiciennes par leur éducation familiale, belles et talentueuses, elles fondent alors une troupe musicale (aouada) pour se produire sur scènes malgré les réticences de leur famille conservatrice[1].

On raconte qu'elles font de l'ombre à Leïla Sfez qui est de moins en moins sollicitée et qui doit se résigner à s'occuper de l'éducation musicale de sa nièce, Habiba Msika. Les sœurs chantent en chœur et dansent, régulièrement accompagnées par le violoniste Kaylu[2].

Des photographies les montrent avec des pantalons bouffants coquins, leur mise en scène et leur talent leur assurant une célébrité dans le Tout-Tunis de la Belle Époque[1] : elles sont de toutes les fêtes familiales des familles bourgeoises tunisoises. Elles obtiennent un tel succès qu'elles reçoivent des propositions de la part des maisons de disques[1] et enregistrent pour une première fois leurs voix au studio de Fella Nataf.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Ezzine Ezzine
  • Lbnat Chemama
  • Tabkaw Ala Khir Ya Syadi
  • Dir El Khamr Fi Al Kass
  • Taher Ya Motahir
  • Ala Jannat

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Hamadi Abassi, Tunis chante et danse. 1900-1950, éd. Du Layeur, Paris, 2001, pp. 6-7
  2. Mohamed Garfi, Musique et spectacle : le théâtre lyrique arabe. Esquisse d'un itinéraire (1847-1975), éd. L'Harmattan, Paris, 2009, p. 99