Alabama Shakes

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Alabama Shakes
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Brittany Howard et Zac Cockrell à West Hollywood, Californie, en janvier 2012.
Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Roots rock, rock sudiste, garage rock, soul, Americana, blues rock
Années actives Depuis 2009
Labels ATO Records, Rough Trade
Site officiel www.alabamashakes.com
Composition du groupe
Membres Brittany Howard
Zac Cockrell
Heath Fogg
Steve Johnson

Alabama Shakes est un groupe de rock américain, originaire d'Athens, en Alabama. Il est formé en 2009, et composé de Brittany Howard (voix et guitare), Heath Fogg (guitare), Zac Cockrell (basse) et Steve Johnson (batterie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation (2009–2011)[modifier | modifier le code]

Brittany Howard et Zac Cockrell, tous deux élèves de la East Limestone High School dans le même comté de Limestone, commencent à écrire ensemble des chansons après les cours. Ils demandent ensuite au batteur Steve Johnson de se joindre à eux pour former un trio. Le petit groupe enregistre ses premières chansons au Clearwave recording studio à Decatur sous la houlette du producteur Jeremy Stephens. Le guitariste Heath Fogg a intégré le groupe après avoir entendu une des démos du trio. Ils choisissent au début de s'appeler The Shakes, puis ajoute Alabama pour ne pas être confondus avec d'autres formations du même nom.

En , ils enregistrent leur premier EP, Alabama Shakes, et attirent l'attention des médias. Ils sont invités à se produire au CMJ Music Marathon à New York. Le journaliste du New York Times Jon Pareles ne tarde pas à comparer la voix de Brittany Howard à celle de Janis Joplin.

Boys and Girls (2012–2014)[modifier | modifier le code]

Le groupe trois mois avant la sortie de Boys and Girls en 2012.

Leur premier album, Boys and Girls, est publié en avril 2012[1]. Sous format numérique, il débute seizième des classements américains[1], mais grimpe ensuite à la huitième place une fois le format physique sorti[2]. L'album reçoit un bon accueil presque universel[3]. Après une tournée européenne, ils ouvrent pour Jack White en été, et jouent à plusieurs festivals, comme le Sasquatch Music Festival, Bonnaroo et Lollapalooza[2]. Le single principal de l'album, Hold On est un succès radio (classé premier du classement Billboard Adult Alternative Songs[4]) et est sacré meilleur morceau de l'année par Rolling Stone[5].

Le groupe est nommé à trois reprises aux Grammy Awards en 2013 dans les catégories « meilleur nouveau groupe », « meilleure performance d'un morceau » pour Hold On, et « Best Recording Package » pour leur premier album, Boys and Girls[6],[7]. Après leur performance aux Grammys, Boys and Girls est classé sixième du top 10, un an après sa sortie[4]. Boys and Girls est certifié disque d'or par la RIAA avec plus 500 000 exemplaires vendus aux États-Unis, le [8]. il est depuis certifié or pour plus de 744 000 aux États-Unis[4].

Sound and Color (depuis 2015)[modifier | modifier le code]

Le groupe commence à enregistrer son deuxième album à la fin 2013. Le groupe s'imprègne de toutes sortes d'influences musicales[9]. Ils passent plus d'un an en studio, sans réel objectif, car ils ne voulaient écrire aucun nouveau morceau, épuisés par leurs tournées[9].

Leur deuxième album studio, Sound and Color, est publié le [10],[11],[12]. Il débute premier du Billboard 200 aux États-Unis, ce qui en fait le premier album numéro un du groupe[4]. Le single principal, Don't Wanna Fight, est classé deuxième des Adult Alternative Songs[4]. L'album remporte finalement trois Grammy Awards, dont un dans la catégorie de « meilleur nouvel album alternatif »[13],[14]. Le groupe joue au VMworld 2015 Party de l'ATT à San Francisco le et au Barclays British Summer Time de Hyde Park, à Londres, le .

En 2018, le groupe remporte un Grammy pour sa performance de Killer Diller Blues dans le film The American Epic Sessions, réalisé par Bernard MacMahon[15]. Ils enregistrent le morceau en live par-dessus la bande son électrique des années 1920[16].

Style musical[modifier | modifier le code]

Les premiers critiques de leur album, Boys and Girls (2012), notent que le style musical du groupe partage quelques points communs avec le rhythm and blues du milieu du XXe siècle[17],[18]. Avec la voix de Howard, les morceaux sont comparés à ceux de Janis Joplin, Otis Redding, et Aretha Franklin[19]. Howard s'inspire stylistiquement et vocalement de Bon Scott d'AC/DC[2].

Sur leur deuxième album, Sound and Color (2015), les critiques notent différents genres musicaux et touches de shoegazing et de groupes comme MC5[17].

Membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Membres additionnels pour les tournées[modifier | modifier le code]

  • Ben Tanner – claviers[20]
  • Paul Horton - claviers[21]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Stephen Thompson, « First Listen: Alabama Shakes, 'Boys And Girls' », NPR Music, NPR, (consulté le 2 avril 2012).
  2. a b et c (en) Brian Mansfield, « Meet the Alabama Shakes », (consulté le 30 juin 2015).
  3. (en) Joe Rhodes, « Alabama Shakes's Soul-Stirring, Shape-Shifting New Sound », (consulté le 30 juin 2015)
  4. a b c d et e (en) Keith Claufield, « Alabama Shakes Scores Its First No. 1 Album on Billboard 200 Chart », Billboardpublisher=Prometheus Global Media, (consulté le 29 avril 2015).
  5. (en) Will Hermes, « Alabama Shakes' Unlikely Triumph », Rolling Stone, New York, Jann Wenner, (ISSN 0035-791X, consulté le 30 juin 2015).
  6. (en) « 55th Annual Grammy Awards Nominees », sur Grammy.com, The Recording Academy (consulté le 7 décembre 2012).
  7. (en) Mary Colurso, « Alabama ties: 2013 Grammy nods for Alabama Shakes, Casting Crowns, Civil Wars, more », (consulté le 7 décembre 2012).
  8. (en) « RIAA News Room - Nine Acts Spring Forward With New Multi-Platinum Awards », sur Recording Industry Association of America, (consulté le 24 avril 2015)
  9. a et b (en) David Browne, « How Alabama Shakes Gambled Big on Wild Second Album 'Sound & Color' », Rolling Stone, New York, Wenner Media LLC, (ISSN 0035-791X, consulté le 30 juin 2015).
  10. (en) Claire Stern, « Brittany Howard of the Alabama Shakes Shares Her Tour Must-Haves », sur InStyle, (consulté le 24 avril 2015).
  11. (en) Josh Terry, « Alabama Shakes announce new album, Sound & Color, premiere "Don't Wanna Fight" — listen », sur Consequence of Sound, (consulté le 24 avril 2015)
  12. (en) Jamie Coughlan, « Alabama Shakes Share 'Don't Wanna Fight', Announce New Album », sur Overblown.co.uk, (consulté le 24 avril 2015).
  13. (en) Harriet Gibsone, « Alabama Shakes win best alternative music album Grammy for Sound & Color », (ISSN 0261-3077, consulté le 2 mars 2016).
  14. Alex Young, « 2016 Grammy Winners: Kendrick Lamar, Alabama Shakes, David Bowie », sur Consequence of Sound, (consulté le 2 mars 2016).
  15. (en) (en) « 60th GRAMMY Awards: Winners & Nominees (2017) », Grammy.com (consulté le 28 janvier 2018).
  16. (en) (en) « Watch Alabama Shakes Travel Back In Time With Cover Of 'Killer Diller' », NPR.org (consulté le 28 janvier 2018).
  17. a et b (en) Lauretta Charlton, « Alabama Shakes: 'There's No Way to Be Original' », sur Vulture, (consulté le 30 juin 2015).
  18. (en) Jon Dolan, « The Alabama Shakes – 'Boys & Girls' », Rolling Stone, New York, Wenner Media LLC, (ISSN 0035-791X, consulté le 30 juin 2015)
  19. (en) « Alabama Shakes: Full Of 'Southern Soul' », sur All Things Considered, NPR, (consulté le 30 juin 2015).
  20. (en) Matt Wake, « Ben Tanner: In-demand keyboardist talks Belle Adair's Huntsville show, touring and recording with Alabama Shakes », (consulté le 21 novembre 2017).
  21. (en) « Alabama Shakes: Live from the Artists Den », sur The Artists Den (consulté le 21 novembre 2017).
  22. (en) « Malcolm & Marie », dans Wikipedia, (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]