Emel Mathlouthi

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Emel Mathlouthi
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Emel Mathlouthi en concert lors du festival du Bout du Monde 2012
Informations générales
Naissance (36 ans)
Tunis, Tunisie
Genre musical Trip hop
Chanson engagée
Instruments Guitare
Années actives Depuis 2005
Labels Partisan Records
Site officiel emelmathlouthi.com

Emel Mathlouthi (arabe : آمال المثلوثي), née le 11 janvier 1982 à Tunis[1], est une chanteuse et auteure-compositrice tunisienne. Artiste engagée, elle a d'abord été révélée par le public[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 2006, Emel Mathlouthi est finaliste de la première édition du prix RMC Moyen-Orient[3].

Lors de la révolution tunisienne de 2011, elle est sur place pour une série de concerts. Par la suite, elle soutient la lutte depuis la France.

En janvier 2012, elle publie son premier album studio, Kelmti Horra, dont le titre signifie en arabe « Ma parole est libre ». En mars 2013, elle sort une nouvelle chanson intitulée Ma Katlou Had, signifiant en arabe « Personne ne l'a tué », en hommage à l'opposant politique Chokri Belaïd assassiné le 6 février de la même année.

Le 19 septembre 2013, elle participe au premier concert de femmes solistes donné à l'opéra de Téhéran depuis la Révolution iranienne de 1979. Elle apparaît dans le documentaire No Land's Song tourné à cette occasion par le réalisateur iranien Ayat Najafi[4],[5].

Le 11 décembre 2015, elle joue à Oslo lors de la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix décerné au quartet du dialogue national, ayant accompagné le renouveau démocratique en Tunisie[6].

En 2017, la chanteuse tunisienne, égérie de la révolution, est écartée de la programmation du Festival international de Carthage, après des mois de travail autour d'une œuvre originale. Sous la pression du public et des médias, elle réintègre la liste des artistes et se produit le 12 août, accompagnée d'un joueur de ney, de percussionnistes tunisiens et d’un orchestre symphonique français, dont une partie des musiciens sont issus de l’Orchestre Debout, formé lors du mouvement Nuit debout qui prend place en France dès mars 2016[7].

La même année, elle publie son second album, Ensen, sur le label Partisan Records. Pour ce projet, elle s'entoure de l'ingénieur du son et compositeur islandais Valgeir Sigurðsson, dont les précédents travaux ont accompagné les musiciens Björk et Sigur Rós[7].

Discographie[modifier | modifier le code]

Emel Mathlouthi lors du Festival du bout du monde en 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Emel Mathlouthi », sur tv5monde.com (consulté le 13 janvier 2016)
  2. « Emel Mathlouthi », sur lesinrocks.com.com (consulté le 13 janvier 2016)
  3. « Biographie de Emel Mathlouthi », sur concerts.fr (consulté le 13 janvier 2016)
  4. Anne Berthod, « Ayat Najafi  : “Avec No land's song, je voulais parler de la place des femmes dans la musique iranienne” », sur telerama.fr, (consulté le 16 mars 2016)
  5. Corinne Renou-Nativel, « No Land’s Song révèle les voix des femmes iraniennes », sur la-croix.com, (consulté le 16 mars 2016)
  6. « En vidéo : Amel Mathlouthi lors du concert du prix Nobel », sur tuniscope.com, (consulté le 13 janvier 2016)
  7. a et b Charline Lecarpentier, « Emel Mathlouthi : la voix est libre », sur http://next.liberation.fr, (consulté le 18 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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