Mélissa Laveaux

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Mélissa Laveaux
Nom de naissance Mélissa Michelle Marjolec Laveaux
Naissance (35 ans)
Montréal (Québec, Canada)
Genre musical Folk, blues, soul, créole
Instruments Guitare, voix
Années actives Depuis 2006
Labels No Format!

Mélissa Laveaux est une chanteuse, musicienne, et compositrice d'origine canadienne et de nationalité française depuis 2019. Sa musique est teintée d'influences haïtiennes, pays dont ses parents sont originaires, ainsi que de blues et de folk. Elle écrit et chante en trois langues : l'anglais, le français, et le créole haïtien.

Elle est signée depuis 2007 chez No Format!, un label français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Montréal le de parents haïtiens immigrés, Mélissa Michelle Marjolec Laveaux grandit à Ottawa en Ontario, dans un univers bilingue, et doit tenter de s'intégrer à ce nouvel environnement, sans rien abandonner pour autant de sa culture d'origine, créole et francophone. Son père lui offre une guitare acoustique à treize ans. Sa culture musicale grandit au fil des années, à commencer par l'univers musical créole (Martha Jean-Claude), la chanson française (Georges Brassens), la folk canadienne (Joni Mitchell), de figures du jazz vocal afro-américain (Nina Simone, Billie Holiday), ainsi que de nombreuses chanteuses ayant ouvert la voie et marqué la musique, comme la Canadienne Lhasa, la Cap-Verdienne Cesária Évora, Björk.

En parallèle de son intérêt et son implication grandissante dans la musique, elle poursuit ses études, étudiant en « éthique et société » à l’Université d’Ottawa. Elle y obtient en son diplôme de bachelor.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 2007, elle est lauréate de la Bourse Musicien offerte par la Fondation Lagardère[1]. Après une auto-production Camphor & Copper en 2006, elle participe à plusieurs festivals importants dont le Festival international de Jazz de Montréal 2007, puis d'autres en France (Festival du bout du monde 2008, Printemps de Bourges 2009, Sakifo Musik Festival 2009)[2],[3].

Son premier album, Camphor & Copper est sorti en sur le label No Format!. Elle le qualifie de « folk blues à la rythmique haïtienne »[4]. En , Mélissa Laveaux avait déjà sorti un opus du même nom, sur son label indépendant Malleable Records. Grâce à la bourse de la Fondation Lagardère et au soutien du label No Format!, une version professionnelle aboutit l'année d'après. L'album est fait de ses propres compositions, ainsi que de deux reprises, Needle in the Hay (Elliott Smith) et I Want to Be Evil (L. Judson - R. Tyler). Coproduit par elle-même, Rob Reid et Lisa Patterson, il a été enregistré principalement à Toronto par Lisa Patterson au studio Imaginit Music, sauf Akeelah's Heel enregistré par Bénédicte Schmitt au Labomatic studios à Paris, et Dodo Titit enregistré par MaJiKer dans son studio. En , trois titres ont été ajoutés en bonus à l'album digital : Les Cendres, First Class, et Crazy in Love de Beyoncé, produit par Mocky.

Entre 2008 et 2011, elle tourne régulièrement en Europe, au Canada et au Japon. Elle se produit en formation rock, avec guitare électrique (Gautier Vizioz), guitare basse (Élise Blanchard), claviers (Nicolas Liesnard) et batterie (Anne Paceo).

En 2012, elle travaille avec le trio de réalisateurs français Les Jazz Basterds, Ludovic Bruni, Vincent Taeger (de Poni Hoax) et Vincent Taurelle (claviers pour Air), sur un second opus qui sort en . L'album est intitulé Dying is a Wild Night. Il est emprunté d'une citation d'Emily Dickinson : « Mourir est une nuit sauvage, une nouvelle voie. » Le premier single, Postman, est diffusé en .

En 2013, son single Triggers relate un amour lesbien qui finit mal (Melissa Laveaux est ouvertement lesbienne[5]). La réalisation du clip est confiée à Terence Nance.

En 2018, la chanteuse sort un nouvel album Radyo Siwèl, son premier exclusivement en créole, quand les deux précédents mélangeaient anglais et français. Élevée dans une ville anglophone, Mélissa Laveaux n’a pas appris le créole. Elle raconte qu’elle n’en entendait que des bribes, grâce à des conversations entre sa mère et ses tantes[6],[7],[8],[9]. Mélissa Laveaux pioche dans le folklore haïtien, colporté à l’origine par des orchestres ambulants et réactualisé lors des carnavals. Elle a choisi des chants de résistance du début du XXe siècle, quand la première République noire était sous domination américaine, entre 1915 et 1934[10]. L'artiste explique la signification du titre Radyo Siwèl dans un entretien ː « La cirouelle est une prune que l'on mange en Haïti. Et puis la radio, parce que c'est un très bon moyen de transmission[11]. »

Depuis la sortie de ce dernier opus, Melissa Laveaux, est très sollicitée par des festivals importants comment le Cully Jazz Festival (2018), en Suisse, le Festival Musiques Métisses (2018), les Suds en France, entre autres[12],[13],[14].

Elle co-interprète la chanson Noël Lougawou avec Pierre Lapointe sur l'album de ce dernier "Chansons hivernales" sorti le 20 Novembre 2020. [15].

Discographie[modifier | modifier le code]

Mélissa Laveaux a sorti déjà trois disques dans lesquels la chanteuse montre son pèlerinage à la recherche de ses racines.

Son premier album sera :

  • Camphor & Copper[16]

En 2013, elle sort le disque Dying is a Wild Night[17]

Le dernier opus de Mélissa Laveaux Radyo Siwèl[18] est un retour aux sources. Elle chante ses origines, dans la langue créole de ses parents.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mélissa Laveaux », sur Fondation Lagardère (consulté le 12 novembre 2019)
  2. « Festival du Bout du Monde 2008 » (consulté le 12 novembre 2019)
  3. « Printemps de Bourges 2009 » (consulté le 12 novembre 2009)
  4. https://www.fondation-jeanluclagardere.com/bourses/etre-laureat/musicien/melissa_laveaux
  5. Mélissa Laveaux en concert à Sotteville-lès-Rouen : « Rien n’est gagné d’avance », 31 mars 2018, Paris Normandie.
  6. Vladimir Cagnolari, « Radyo Siwèl : quand Mélissa Laveaux renoue avec ses racines haïtiennes », Pan African Music,‎ (lire en ligne)
  7. Patrick Labesse, « Musiques : Mélissa Laveaux célèbre le patrimoine haïtien », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Olivia Gesbert, « Mélissa le vaut bien », La Grande Table, France Culture,‎ (lire en ligne)
  9. Rebecca Manzoni, « Mélissa Laveaux : Haïti téléphone maison », POP & COM,‎ (lire en ligne)
  10. Anne Berthod, « Radyo Siwel, Mélissa Laveaux, critique du disque », Télérama,‎ (lire en ligne)
  11. Colin Gruel, « Mélissa Laveaux, la prêtresse qui plonge la pop dans le vaudou », La Libre.be,‎ (lire en ligne)
  12. « Cully : Jazz Festival », sur Arts-Scènes,
  13. « Mélissa Laveaux », sur Musiques Métisses
  14. « Les Suds à Arles » (consulté le 12 novembre 2019)
  15. « Noël Lougawou », sur wwwéyooutube.com (consulté le 23 novembre 2020)
  16. « No Format », sur www.noformat.net (consulté le 18 janvier 2020)
  17. « No Format », sur www.noformat.net (consulté le 18 janvier 2020)
  18. « No Format », sur www.noformat.net (consulté le 18 janvier 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]