Cursan

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Cursan
Cursan
La mairie.
Blason de Cursan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Intercommunalité Communauté de communes du Créonnais
Maire
Mandat
Ludovic Caurraze
2020-2026
Code postal 33670
Code commune 33145
Démographie
Gentilé Cursanais
Population
municipale
654 hab. (2018 en augmentation de 10,85 % par rapport à 2013)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 16″ nord, 0° 20′ 10″ ouest
Altitude Min. 41 m
Max. 109 m
Superficie 6,07 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Créon
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Cursan
Liens
Site web www.cursan.fr/

Cursan est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux, Cursan est située dans la région naturelle de l'Entre-deux-Mers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Limites administratives de la commune


Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 12,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 867 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1984 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records CURSAN (33) - alt : 90m, lat : 44°47'24"N, lon : 00°21'00"W
Statistiques établies sur la période 1984-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1984 au 31-12-2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,5 4 5,8 7,7 11,4 14,4 16 15,9 13 10,8 6,6 4,2 9,5
Température moyenne (°C) 6,6 7,8 10,3 12,5 16,4 19,5 21,4 21,5 18,4 15,1 10 7,2 13,9
Température maximale moyenne (°C) 9,6 11,6 14,9 17,2 21,4 24,5 26,9 27,2 23,9 19,5 13,3 10,1 18,4
Record de froid (°C)
date du record
−14
16.01.1985
−10
12.02.12
−9
01.03.05
−2
12.04.1986
2,4
03.05.10
7
01.06.11
8
25.07.07
6,5
31.08.10
3,5
28.09.10
−2,5
30.10.1997
−6,5
22.11.1998
−9,5
30.12.1996
−14
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
21
29.01.02
24
24.02.1990
27
20.03.05
31
30.04.05
34,5
30.05.01
39
20.06.1998
38
21.07.1990
40
13.08.03
36
03.09.05
32
03.10.11
24
08.11.1985
22
16.12.1989
40
2003
Ensoleillement (h) 118,3 129,2 169,2 170,2 189,1 197,9 204,9 206 189,8 150,6 117,5 108,7 1 951,2
Précipitations (mm) 82,7 68,6 63,4 82,8 72 55,5 53 55,9 72,2 85,9 97,8 96,3 886,1
Source : « Fiche 33145001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cursan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (34,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,5 %), zones agricoles hétérogènes (26,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,5 %), terres arables (10,2 %), cultures permanentes (6,7 %), prairies (3,8 %), zones urbanisées (0,7 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient probablement de l’anthroponyme gallo-romain Curtius[14].

En gascon, le nom de la commune est Curçan.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Révolution, la paroisse Saint-Michel de Cursan forme la commune de Cursan[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Cursan fait partie de l'arrondissement de Bordeaux. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune demeure dans le canton de Créon remodelé[16],[17]. Cursan fait également partie de la communauté de communes du Créonnais, membre du Pays du Cœur de l'Entre-deux-Mers.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Robert Coste    
1995 2001 Anne-Marie Desmoulins    
2001 2008 Claude Brousse    
2008 2020 Jean-Pierre Seurin   Agriculteur
2020 En cours Ludovic Caurraze    

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Cursan sont appelés les Cursanais[18].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2018, la commune comptait 654 habitants[Note 5], en augmentation de 10,85 % par rapport à 2013 (Gironde : +6,4 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
315272236211220239209211233
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
210210248248217209202170197
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
188210224185172200187186181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
184180162413451437455474619
2018 - - - - - - - -
654--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'aire géographique de production de l'entre-deux-mers (vins blancs secs)[23], appellation d'origine contrôlée du vignoble du même nom. Toute la région produit en outre des rouges, des clairets, des rosés, des blancs secs, doux ou effervescents sous les dénominations bordeaux et bordeaux-supérieur[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dessin de la fresque de l'ancienne église Saint-Jean.

Outre le château de Barrault, vingt-cinq autres lieux et édifices de la commune de Cursan sont recensés et versés à l'inventaire général du patrimoine culturel dans le cadre d'une étude topographique du canton de Créon réalisée à partir de 1983 par le conseil régional d'Aquitaine[25].

L'ancienne église Saint-Jean a été détruite en 1870, et seule une fresque du XVe siècle put être copiée. Elle montre Saint Jean l’évangéliste et l'inscription au-dessus de sa tête : « Sanctus Joannes ; passus sub Pontio Pilato, crucifixus mortuu et sepultus est »[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de {{{commune}}} Blason
Écartelé de gueules et d'argent, au premier à la façade de l'église du lieu d'argent portillée au naturel, sommée d'une croisette latine de sable, au fronton chargé de deux baies, la plus haute du champ abritant une cloche de sable, la plus basse aussi de sable, au deuxième au pied de vigne arraché au naturel, feuillé de six pièces de sinople, fruité, à dextre, de deux grappes de raisin, l'une d'or sur l'autre de pourpre, et, à senestre, de deux grappes, l'une aussi de pourpre sur l'autre aussi d'or, au troisième au rameau de genêt tigé de sinople et fleuri d'or, posé en bande, soutenu d'une jumelle ondée d'azur, au quatrième au château de quatre tours accolées d'argent, essorées de sable et à trois cheminées aussi d'argent, ouvert aussi de sable ; sur le tout d'or à la croix de sable chargée de six coquilles d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cursan sur Géoportail, consulté le 8 mai 2015.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. Cursan sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 8 mai 2015.
  15. Historique des communes, p. 18, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 8 mai 2015.
  16. Décret no 2014-192 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Gironde sur le site de Légifrance
  17. Carte des cantons et communes de la Gironde avant et après le redécoupage de 2014 sur le site du conseil départemental de la Gironde
  18. Nom des habitants de Cursan sur habitants.fr, consulté le 12 janvier 2012.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. Cahier des charges de l'appellation entre-deux-mers
  24. Guide des régions et des appellations : Bordeaux — Entre-deux-Mers
  25. « Liste de l'inventaire général de la commune de Cursan », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Notice sur des peintures murales, des XIIIe, XIVe et XVe siècles relevées dans quelques églises de la Gironde et de la Charente Jarnac, Bourg, Angeac et Cursan par MM. Augier et Millet, peintres-décorateurs. », Société archéologique de Bordeaux, 187, sur Gallica.