X.25

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Exemple de réseau X25

X.25 est un protocole de communication normalisé par commutation de paquets en mode point à point offrant de nombreux services[1]. Après avoir été exploité, en France, par la société Transpac filiale de France Télécom qui en détenait le monopole, c'est sous sa nouvelle dénomination Orange Business Services que la commercialisation et la maintenance en a été assuré jusqu'en juin 2012, date de fin d'exploitation technique et commerciale. Cette fermeture a entrainé l’arrêt des services minitel qui s'appuyaient sur ce réseau X25.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fin 1971, face aux progrès du datagramme dans les esprits, Alain Profit, responsable du projet Hermes et chef du groupement ITD (Informatique et Transmission de Données) au CNET, lance l'étude et la réalisation d'un réseau expérimental à commutation par paquets dont il confie la responsabilité à Rémi Després[2]. Ce projet deviendra six ans plus tard la norme X.25. Entre-temps, il est freiné en 1974 par le choix de Bell Canada d'opter pour le concept de datagramme pour son projet de réseau public Datapac[3].

A la même époque est développé le TCP en 1973 adopté pour Arpanet en 1983.

Cette norme a été établie en 1976 par le CCITT (puis reprise par l'UIT-T) pour les réseaux à commutation de paquets, à la demande de 5 pays qui l'utilisaient pour leurs réseaux publics de communication : Transpac pour la France, EPSS pour la Grande-Bretagne, Datapac pour le Canada, DCS pour la Belgique, et Telenet pour les États-Unis.

En 1977, une nouvelle société d'économie mixte, filiale de la Direction Générale des Télécommunications est chargée de l'exploitation et de la commercialisation du réseau public Transpac, réseau de transmission de données au protocole X25 couvrant tout le territoire français[4]. Transpac a été utilisé pour l'annuaire électronique (par minitel) ainsi que par les distributeurs de billets et les terminaux de paiement bancaires[4]. Le chiffre d'affaires de Transpac était de 550 MF en 1984, avant de dépasser les 2 milliards de francs en 1987[4].

X.25 a été supplanté par la croissance des réseaux IP et d'Internet. Cette norme était réputée fiable et sécurisée (il n'y avait aucune perte de donnée grâce aux nombreux contrôles et aux éventuelles retransmissions d'éléments perdus, et les paquets arrivaient dans l'ordre tels qu'ils avaient été émis). Cependant, sa complexité en faisait un protocole consommateur en ressources, mal adapté à la croissance des échanges de données.

Le protocole X.25 était aussi utilisé dans des réseaux tels que le réseau allemand de transmission de données « Datex-P », le réseau de la navigation aérienne français, dans le protocole radio AX.25 (utilisé par les radioamateurs, et notamment pour l'APRS), ainsi que dans beaucoup d'établissements bancaires (protocole ETEBAC) pour gérer les guichets automatiques bancaires. En 2013, l'utilisation de ce protocole est devenu anecdotique (encapsulation de type X.25 over TCP/IP).

Le dernier commutatif X25 a été éteint en mai 2017[4]. Le dernier commutateur du réseau Orange est éteint le 12 mai 2017[5].

Le protocole X25 peut continuer à être utilisé en surcouche d'IP (voir encapsulation[4].

Couches[modifier | modifier le code]

X.25 intègre les trois couches basses du modèle OSI (Open Systems Interconnection) :

X.25 définissait l'interface entre un ETTD (Équipement terminal de traitement de données) et un ETCD (Équipement terminal de circuit de données) pour la transmission de paquets. Il fixait donc les règles de fonctionnement entre un usager du réseau et le réseau lui-même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « X.25 Virtual Circuits - Transpac in France - Pre-Internet Data Networking »
  2. Les débuts du réseau public français de commutation de données par paquets : TRANSPAC, par Guy Pichon, ancien directeur de Transpac, page 46 [1]
  3. Les débuts du réseau public français de commutation de données par paquets : TRANSPAC, par Guy Pichon, ancien directeur de Transpac, page 49 [2]
  4. a, b, c, d et e « X25, c’est fini ! », ZDNet France,‎ (lire en ligne)
  5. Tweet de Jean-Luc Vuillemin