Saint-Sorlin-en-Bugey

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Saint-Sorlin-en-Bugey
Saint-Sorlin-en-Bugey
Le village vu depuis l'ancienne voie ferrée
Blason de Saint-Sorlin-en-Bugey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine de l'Ain
Maire
Mandat
Patrick Millet
2020-2026
Code postal 01150
Code commune 01386
Démographie
Gentilé Saint-Sorlinois
Population
municipale
1 138 hab. (2018 en augmentation de 4,5 % par rapport à 2013)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 01″ nord, 5° 22′ 29″ est
Altitude Min. 196 m
Max. 700 m
Superficie 9,07 km2
Unité urbaine Lagnieu
(banlieue)
Aire d'attraction Lagnieu
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Lagnieu
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web saint-sorlin-en-bugey.info

Saint-Sorlin-en-Bugey est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de Saint-Sorlin-en-Bugey s'appellent les Saint-Sorlinois ou Bardiens (selon l'appellation ancestrale).

Géographie[edit | edit source]

La ville s'étend dans une vallée en auge, entre les montagnes du Bugey (derniers contreforts du Jura) et le Rhône. Ce village est situé à 3 km de Lagnieu, 4 km de Sault-Brénaz et 42 km de Bourg-en-Bresse (chef-lieu de département de l'Ain) (en passant par la déviation de Lagnieu). Le village est traversé par la RD122. La RD40A y commence.

Son altitude varie de 190 à 700 m, la mairie se situant à 205 m.

Le clocher ainsi que le rocher de la Pouponne surplombent le village ainsi que la vallée. On y trouve non loin de Lagnieu, le port de Villeneuve. Un pont y enjambe le Rhône afin de permettre le passage du département de l'Ain à celui de l'Isère.

Localisation[edit | edit source]

Elle est desservie par la RD 122, ex RN 75, à proximité immédiate de la RD 1075 (itinéraire bis Paris-Dijon à Valence-Côte d'Azur).

Communes limitrophes[edit | edit source]

Communes limitrophes de Saint-Sorlin-en-Bugey
Vaux-en-Bugey
Lagnieu Saint-Sorlin-en-Bugey Souclin
Vertrieu (Isère) Sault-Brénaz

Urbanisme[edit | edit source]

Typologie[edit | edit source]

Saint-Sorlin-en-Bugey est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lagnieu, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[4] et 8 300 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lagnieu, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[edit | edit source]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (47,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,4 %), zones agricoles hétérogènes (20,8 %), terres arables (13,8 %), zones urbanisées (10 %), eaux continentales[Note 3] (3,8 %), prairies (0,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[edit | edit source]

Saint-Sorlin ou plus exactement Saint-Saturnin-de-Cuchet comme on l'appelait autrefois, était, vers 1100-1150 inclus dans les possessions de la famille de Coligny.

C'est cette famille, qui fit bâtir le « Grand Château » dont on voit les ruines au-dessus de la Pouponne, pour défendre cet élément avancé de leurs terres. On ne pouvait trouver meilleure position !

Par le mariage de Béatrice de Coligny avec Albert III de la Tour (vers 1220), Saint-Sorlin passa à la famille de La Tour du Pin. Comme un de leurs descendants, Humbert Ier, devint par son mariage avec Anne Dauphine, le premier Dauphin de Viennois de la IIIe branche, Saint-Sorlin devint dauphinois et le resta pendant près de 70 ans (1282-1349), période marquée par une lutte continuelle et acharnée entre Dauphinois et Savoyards dont les possessions étaient imbriquées les unes dans les autres.

Humbert Il, le dernier Dauphin, vendit le Dauphiné à la France et Saint-Sorlin passa sous la couronne de France, mais pour peu de temps.

En effet, en 1355, lors du traité de Paris, un échange entre France et Savoie vint mettre un peu d'ordre et le Rhône constitua dorénavant la frontière.

Saint-Sorlin devient savoyard et d'une façon générale, la population n'eut pas à souffrir de la domination des comtes puis des ducs de Savoie.

Saint-Sorlin était une petite capitale, siège d’une châtellenie. Le châtelain avait de multiples attributions puisqu'il représentait le Prince, mais c’était surtout un militaire à qui était confiée la défense de la place. La châtellenie de Saint-Sorlin inféodée à Odon de Villars, de 1401 à 1414, puis à Gaspard de Varax en 1460, pour lequel elle fut érigée en marquisat.

Saint-Sorlin fait ensuite partie du douaire de Claudine de Brosse dite « de Bretagne », veuve du duc Philippe II et, enfin, est inclus dans l'apanage de la branche des Savoie Nemours jusqu'en 1716.

Cette année là les chartreux de Portes se portèrent acquéreurs de la ville et de son ancien mandement. Ils devinrent ainsi marquis de Saint-Sorlin, espérant mettre fin aux innombrables litiges avec les communautés voisines. Chassés par la Révolution française, les chartreux laissent les lieux à la France définitivement.

Au XVIIIe siècle le bourg devient village de vignerons, ce qui perdure aujourd'hui encore. (même s'ils sont moins nombreux qu'avant).

En 1867, le hameau de Brénaz quitte la commune et celui de Sault appartenant à Villebois fait de même. C'est ainsi qu'est créée la commune voisine de Sault-Brénaz.

Politique et administration[edit | edit source]

Découpage territorial[edit | edit source]

La commune de Saint-Sorlin-en-Bugey est membre de la communauté de communes de la Plaine de l'Ain, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Chazey-sur-Ain. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[11].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[12]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Lagnieu pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[12], et de la deuxième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[13].

Administration municipale[edit | edit source]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Patrick Millet DVD Cadre
mars 2001 mars 2008 Denis Joffraud    
juin 1995 mars 2001 Vincent Meillan    
         
XIXe siècle XIXe siècle Marc-Antoine-César Yon de Jonage    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[edit | edit source]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 1 138 habitants[Note 4], en augmentation de 4,5 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9259201 0681 1801 3101 2951 3311 4691 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3731 3671 411885873804766683666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
637614585500541520510414446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5255566296908329391 0661 0611 131
2018 - - - - - - - -
1 138--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

NB : comment expliquer la chute de la population entre les recensements de 1866 et 1872 ?

Culture et patrimoine[edit | edit source]

Vue des ruines du château de Cuchet.

Lieux et monuments[edit | edit source]

L'église prieurale Sainte-Marie-Madeleine d'origine romane ainsi que la fontaine-lavoir de Collonges sont inscrits au titre des monuments historiques[18],[19]. À noter qu'un jardin privé, situé place de la Halle, est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables[20].

La fresque de Saint Christophe du XVIe siècle[21] ainsi qu'une inscription funéraire gallo-romaine[22] sont référencées par la base Palissy.

On peut également citer l'aire de décollage pour parapente déclarée FFVL gérée par le club « Les Ailes du Bugey ».

Citons enfin, le pont de Lagnieu reliant Saint-Sorlin-en-Bugey à Vertrieu (Isère).

Châteaux[edit | edit source]

  • Ruines du château de Saint-Saturnin.
Le château est ruiné à la fin du XVIe siècle. Les chevaliers de Saint-Saturnin sont cités depuis le début du XIIe siècle.
  • Château de la Durandière XVIIIe siècle (privé), ancienne propriété de la famille de Truchis de Varennes, dont est issue la chanteuse Zazie, qui a séjourné enfant au château.
  • Ruines du château de Saint-Sorlin.
  • Ruines du château du Cuchet.
Cet ancien château fort, probablement du XIIIe siècle (1213 ?), fut le centre de la seigneurie de Cuchet. Ses ruines se dressent à l'Est à 324 mètres d'altitude au sommet d'un piton isolé.
  • Maison forte de la Fontaine.
  • Maison forte de Buis de la Durandière.

Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

Héraldique[edit | edit source]

Blason de Saint-Sorlin-en-Bugey Blason
De sinople au vase d'argent d'où sort un lis tigé et feuillé d'or, accosté de deux faucons affrontés le tout soutenu de l'inscription « 1268 », le tout du même[23].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[edit | edit source]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Unité urbaine 2020 de Lagnieu », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le )
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. « communauté de communes de la Plaine de l'Ain - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  12. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Saint-Sorlin-en-Bugey », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  13. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « Notice n°PA00116567 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Notice n°PA00116566 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Notice n°IA01000405 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « peinture murale », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. « taille de pierre », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. armorialdefrance.fr.

Voir aussi[edit | edit source]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[edit | edit source]

  • J. Jarriat, Saint Sorlin, BSNAA, 1951.
  • J. Jarriat, La maison de Saint Christophe, BSNAA, 1967.
  • Abbé J. Paul-Dubreuil, Saint Sorlin, 1964.
  • Richesses touristiques et archéologiques du canton de Lagnieu (pré inventaire), 1988.
  • Alphonse Martelain, Lagnieu et sa région Tome 1 et Tome 2, Bourg en Bresse, auto édition, 1993.

Articles connexes[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]