Saint-Germain-en-Coglès

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Saint-Germain-en-Coglès
Saint-Germain-en-Coglès
Église paroissiale Saint-Germain-d'Auxerre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Couesnon Marches de Bretagne
Maire
Mandat
Amand Roger
2020-2026
Code postal 35133
Code commune 35273
Démographie
Gentilé Germanais
Population
municipale
2 053 hab. (2018 en augmentation de 1,43 % par rapport à 2013en augmentation de 1,43 % par rapport à 2013)
Densité 64 hab./km2
Population
agglomération
43 066 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 24″ nord, 1° 15′ 44″ ouest
Altitude Min. 105 m
Max. 194 m
Superficie 32,09 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Fougères
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Val-Couesnon
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.saint-germain-en-cogles.com

Saint-Germain-en-Coglès (Sant-Jermen-Gougleiz en breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 053 habitants[Note 1]. Depuis 2010, la commune est jumelée avec Vila Verde e Barbudo au Portugal.

Géographie[edit | edit source]

Commune du pays du Coglais (que l'on retrouve dans le nom de la commune sous son ancienne graphie de Coglès, également le nom du bourg central de cet ancien pays).

Urbanisme[edit | edit source]

Typologie[edit | edit source]

Saint-Germain-en-Coglès est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[edit | edit source]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (45,4 %), zones agricoles hétérogènes (26,3 %), terres arables (24,3 %), zones urbanisées (2,3 %), forêts (1,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[edit | edit source]

Histoire[edit | edit source]

Le XXe siècle[edit | edit source]

La carrière de granit du Haut-Rocher ferma en 1955[9].

Politique et administration[edit | edit source]

Mairie de Saint-Germain-en-Coglès.
Liste des maires[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1944 Jean Gaumerais    
1944 1965 Alfred Mauduit    
1965 mars 1983 Pierre Roussel    
mars 1983 juin 1995 Georges Casel   Directeur commercial de pharmacie
Conseiller municipal (1965 → 1983)
juin 1995 mars 2008 Marie Gérard[11] DVD Retraitée
mars 2008 En cours Amand Roger[12] DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[edit | edit source]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2018, la commune comptait 2 053 habitants[Note 4], en augmentation de 1,43 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +4,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2862 3332 4872 5582 5812 5812 6012 7062 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6802 6792 6512 5072 6152 6462 5942 6142 467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3632 3912 4012 0642 0812 0382 0321 9922 042
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 0201 9111 8151 7811 7941 7731 9601 9862 012
2013 2018 - - - - - - -
2 0242 053-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[edit | edit source]

La chapelle de Marigny[edit | edit source]

Chapelle Saint-Jacques à Marigny.

Dernier vestige de la seigneurie de Marigny, la chapelle est dédiée à saint Jacques. Paroissiale jusqu'à la Révolution, elle devient le lieu de sépulture de la famille de Pommereul au XIXe siècle. Inscrite en tant que monument historique en 1937 et classée en tant que site en 1938, elle garde le souvenir des Harpin, Geffelot et de Pommereul, propriétaires successifs du domaine de Marigny[17].

Ancien manoir de la Carrée[edit | edit source]

Du XVIIIe jusqu'au début du XXe siècle, le manoir de la Carrée a appartenu aux du Pontavice de Heussey. Cette famille a donné des personnages tels que hommes de lettres, militaires, directeur de haras nationaux, propriétaires terriens. Ce sont les héritiers de Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne. En 1858, Auguste de Villiers de L'Isle-Adam a rendu visite à son ami et mentor Hyacinthe du Pontavice de Heussey au manoir de la Carrée.

Les bois de Saint-Germain abritent le cimetière particulier de la famille. Le descendant direct du fondateur y a été inhumé en 2009.

Église Saint-Germain-d'Auxerre[edit | edit source]

Base de la tour et chœur datant du XVe siècle, corps de l'édifice construit de 1850 à 1853 par Charles Langlois, architecte diocésain.

Le dolmen du Rocher-Jacquaux[edit | edit source]

Dolmen du Rocher-Jacquaux.

Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1921[18].

Grange de la Gélinais[edit | edit source]

Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le [19].

Jardin de l'Eau[edit | edit source]

Le Jardin de l'Eau est un parc naturel de 6 ha[20]. Il est dédié à la sensibilisation sur la qualité de l'eau.

Manifestations[edit | edit source]

Le , des activistes du GANVA occupent un pylône de ligne THT en opposition à la création de la ligne THT entre la centrale nucléaire de Flamanville et le réseau électrique haute tension en Mayenne[21].

Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

François-René de Chateaubriand[edit | edit source]

Avant la Révolution, la sœur ainée de Chateaubriand était propriétaire du château de Marigny. Dans Mémoires d'outre-tombe, l'écrivain se souvient de ses séjours à Marigny : « J'aimais toujours la campagne et celle de Marigny était charmante. »[réf. souhaitée]

Balzac[edit | edit source]

Ruiné par une expérience d'imprimeur, Balzac envisage la rédaction d'un ouvrage historique. Ayant choisi la guerre des Chouans, il a besoin de s'imprégner des lieux qui ont connu les évènements. À l'automne 1828, il est reçu à Fougères par Gilbert de Pommereul, fils d'un ami de son père. Il profite de son séjour pour visiter le pays et se faire raconter des anecdotes contemporaines de la Révolution. Gilbert de Pommereul lui fait découvrir le site de Marigny. Balzac s'en inspire pour deux épisodes de son roman baptisé Les Chouans.

Du Pontavice de Heussey[edit | edit source]

Au XIXe siècle, Hyacinthe du Pontavice de Heussey publie plusieurs recueils de poésies. Il est inhumé à Saint-Germain-en-Coglès en 1876. Son fils Robert, écrivain, rédige des ouvrages sur Balzac, Dickens et Villiers de l'Isle-Adam[22].

Hervé et Bernard du Pontavice de Heussey, deux frères pilotes aviateurs[23], sont « Morts pour la France » en 1918 à quatre mois d’intervalle. Tous les deux décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire, ils sont décédés au cours d’une mission aérienne. Leurs dépouilles mortelles ont été inhumées dans le cimetière familial le , à l’issue d’une cérémonie religieuse en l’église de Saint-Germain-en-Coglès[24].

Jean Guéhenno[edit | edit source]

Jean Guéhenno a un lien particulier avec Saint-Germain-en-Coglès : sa mère y est née et il y a passé son enfance chez sa nourrice. Il s'en souvient dans Journal d'un homme de quarante ans et Changer la vie.

Voir aussi[edit | edit source]

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[edit | edit source]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[25].
  1. INSEE : évolution de la population de l'aire urbaine de Fougères.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 3 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 3 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Serj Le Maléfan, "Granites de Bretagne", Coop Breizh, 2013, (ISBN 978-2-84346-588-8).
  10. http://www.saint-germain-en-cogles.com/decouvrir-saint-germain/histoire-et-patrimoine/les-maires-de-st-germain.html
  11. Maire sortant - LeMonde.fr
  12. « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320,‎ 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Chapelle de Marigny », notice no PA00090779, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Dolmen du Rocher Jacquiaux, ou Jacquau », notice no PA00090780, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Notice no PA00090781, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « La jardin de l'eau », sur ville de Saint-Germain-en-Coglès (consulté le 20 mai 2019).
  21. dépêche AFP - lundi 14 juillet 2008 - Fin de l’occupation d’un pylône par des antinucléaires en Ille-et-Vilaine.
  22. voir Dominique Taillandier, Manoir de La Carrée, 2011, extraits consultables http://www.manoir-de-la-carree.com
  23. Voir ce site sur l'aviation militaire française : [1]
  24. La Chronique de Fougères, 4 novembre 1922.
  25. « Saint-Germain-en-Coglès sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)

Liens externes[edit | edit source]

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