Zotero

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Zotero
Image illustrative de l'article Zotero
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Développeurs Center For history and New Media de l'université George Mason
Dernière version 4.0.16 (tout système) () [+/-]
Version avancée 3.0b3.2 () [+/-]
Environnements Multiplate-forme (extension Firefox ou logiciel dédié)
Langues Multilingue
Type Gestion bibliographique
Licence AGPL v3
Site web zotero.org

Zotero est un logiciel de gestion de références gratuit, libre et open source qui s'inscrit dans la philosophie du Web 2.0[1]. Il permet de gérer des données bibliographiques et des documents de recherche (tels que des fichiers PDF, imagesetc.). Ses principaux atouts techniques reposent sur l'intégration au navigateur web, la possibilité de synchronisation des données depuis plusieurs ordinateurs, la génération de citations (notes et bibliographies) dans un texte rédigé depuis les logiciels LibreOffice, Microsoft Word, NeoOffice, Zoho Books et OpenOffice.org Writer grâce à l’installation d'un plugin[2]. Le développement du logiciel est à l'initiative du Center For history and New Media (CHNM) de l'université George Mason.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le projet Zotero digital research platform est initié en 2005 par Dan Cohen, maître de conférence au CHNM de l'Université américaine George Mason (GMU). Dès 2006, il est rejoint par Sean Takats dans le cadre d'un contrat de recherche post-doctoral. À partir de 2008, Dan et Sean codirigent le projet avant que Dan Cohen ne devienne directeur du projet Digital Public Library of America[3].

Versions Web[modifier | modifier le code]

La première version de Zotero – 1.0.0b2.r1 – est mise à la disposition du public sous la forme d'une extension pour le navigateur internet Mozilla Firefox le . Avec pour objectif de rassembler une communauté d'utilisateurs, de répondre à leurs attentes et de promouvoir la diffusion du logiciel, le blog du projet est inauguré le 5 octobre. Parallèlement, ses animateurs lancent un appel à candidature et recherchent un développeur et un Évangéliste technologique à plein temps pour soutenir le développement.

Dès le 25 octobre, une nouvelle version 1.0.0b2.r2 de Zotero accompagne la version finale 2.0 de Firefox. Le lendemain, Sean lance un appel via le blog afin de traduire le logiciel à l'aide de BabelZilla[4]. En moins de 24 heures des versions en allemand et en chinois sont éditées tandis que les traductions française, japonaise, néerlandaise et suédoise sont initiées.

En , l'édition de Zotero 1.0.10 sonne le glas de la version 1.0.x. Avec la clôture de cette série, le développement sous licence Educational Community License (ECL) s'achève également.

La version 2.0, publiée en , est dotée de nouvelles fonctionnalités telles que l'indexation de métadonnées, la synchronisation de fichiers et l'organisation de la base de données bibliothèque par groupes/sous-groupes. Dès lors, Zotero est proposé sous licence GPLv3[5]. Le développement de Zotero 2.0.x s'achève en avec la publication de la version 2.0.9.

Utilisation de Zotero sous Wikipédia
Utilisation de Zotero sous Wikipédia.

Courant , Zotero publie une version 2.1 compatible avec le développement 1.0 du langage CSL, plus complet. Dès lors, certains styles publiés selon l'ancienne norme CSL 0.8 devront être mis à jour. Cette version désormais compatible avec Firefox 4 nécessite une version 3.6 ou supérieure du navigateur. Avec cette version, la communauté inaugure également un service de mise en commun (Commons) via Internet Archive.

Sorti en , Zotero 3.0 comprend la version stable de Zotero Standalone (cf. ci-après) ainsi que plusieurs nouvelles fonctionnalités majeures, y compris un remaniement de l'interface du plug-in pour Microsoft Word et son extension à LibreOffice.

Zotero Standalone[modifier | modifier le code]

Initialement publié en sous une version bêta, Zotero Standalone permet à Zotero de fonctionner sans navigateur internet. C'est donc un programme indépendant. Basé sur le logiciel libre XULRunner, Zotero Standalone est disponible sous système Microsoft Windows, GNU/Linux et MacOS X. Des connecteurs sont disponibles pour associer Zotero Standalone aux navigateurs Web Safari et Chrome.

Caractéristiques du logiciel[modifier | modifier le code]

Capture des notices, des données et fichiers sur le web[modifier | modifier le code]

L'outil est construit sur un mode collaboratif et les utilisateurs sont invités à proposer de nouveaux translators pour les sites intéressants qui ne sont pas encore disponibles. La sollicitation est la même pour les formats d'import-export (fichiers .rdf).

Sur de nombreux sites Web tels que les catalogues de bibliothèque (sudoc, bnfetc.), HAL, Revues.org, Hypotheses, Persée, Google Scholar, Google Livres, Amazon.com, Wikipédia et les sites Web des éditeurs, Zotero affiche à l'extrémité droite de la barre d'adresse une icône représentant un livre, un article ou une autre ressource en cours de visualisation (image, billet de blog, etc.). En cliquant sur cette icône, les informations de référence du document sont enregistrées dans la bibliothèque Zotero de votre navigateur.

Zotero peut également enregistrer une copie de la page web ou, dans le cas d'articles scientifiques, une copie du fichier PDF texte intégral et ainsi archiver leurs données sous formats numériques. Les utilisateurs peuvent également ajouter des notes, étiquettes, pièces jointes, et leurs propres métadonnées aux notices bibliographiques, organisant leur bibliothèque numérique selon leurs désirs.

À partir d'un compte en ligne, les ressources peuvent être synchronisées ou partagées au sein d'un groupe[6], mais uniquement si le groupe est privé (les membres devant être acceptés par l'administrateur du groupe).

Mobilisation des données de sa bibliothèque Zotero dans un traitement de texte[modifier | modifier le code]

Lors de la rédaction d'un texte à l'aide d'un des principaux logiciels de traitement de texte, il est possible de créer un appel de référence bibliographique (dans le texte ou en note en bas de page par exemple). La création de cet appel ouvre une fenêtre de recherche pour choisir la référence bibliographique voulue et préalablement stockée dans la bibliothèque Zotero. Dès les premiers caractères écrits une liste de choix de références bibliographiques est proposée au rédacteur qui peut alors sélectionner celle désirée et qui, dès lors, se place dans le texte rédigé à l'endroit voulu. Parallèlement, il est possible d'éditer en fin de rédaction la liste complète des références bibliographiques mentionnées dans le texte et ainsi proposer une bibliographie automatisée et exhaustive des références mobilisées selon une mise en forme préalablement définie à l'aide d'un style.

De nouveaux greffons sont régulièrement développés par la communauté des utilisateurs dans le but d'améliorer la fonctionnalité du logiciel[7] tandis que le nombre de styles proposés augmente. De plus en plus de comités de rédaction de revue ou d'éditeurs proposent des styles conformes à leur politique éditoriale. Des communautés (linguistiques, disciplinaires[8]etc.) d'utilisateurs développent également des styles standards (normes NF Z44-005 ou ISO 690-2) ou particuliers répondant ainsi à certaines spécificités et besoins.

Le logiciel Zotero a été le premier à adopter le langage de style Citation (CSL). La communauté regroupe l'ensemble de ces styles au sein d'une plate-forme de dépôt qui constitue actuellement la plus vaste base de données de styles CSL en accès libre[9].

Modèle de citation de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aide:Utilitaires.

Zotero permet d'exporter et d'importer facilement les références bibliographiques de Wikipédia. En tant que lecteur, il est facile d'extraire la bibliographie d'une page Wikipédia et de la copier dans un document qui nécessite des normes bibliographiques différentes. Inversement, Zotero permet de créer facilement le code Wiki du livre à référencer ; pour cela, il suffit de consulter la page du livre de sites comme Amazon, Gallica, Google Books, WorldCat, la FNACetc.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme « Zotero » dérive du verbe albanais « zotëroj » qui signifie « s'exercer », dans le sens de « acquérir des compétences par l'exercice »[10].

Financement du projet[modifier | modifier le code]

Le développement de Zotero a été financé par les parrainages des fondations Andrew William Mellon et Alfred P. Sloan et de l'Institute of Museum and Library Services, ainsi que par des dons privés, en particulier ceux des utilisateurs. Le CHNM propose aussi aux usagers un abonnement payant pour le stockage de fichiers au-delà du quota de base[11].

Plainte d'Endnote[modifier | modifier le code]

Le 5 septembre 2008, la compagnie Thomson Reuters, éditrice du logiciel EndNote, portait plainte contre l'État de Virginie et l'Université George Mason, pour violation du contrat de licence utilisateur final (CLUF) d'EndNote. Le plaignant accusait les développeurs de Zotero d'avoir utilisé la rétroingénierie pour analyser le code d'EndNote afin d'offrir la possibilité de conversion de son format propriétaire « .ens » en un format libre (CSL). Thomson Reuters réclamait 10 millions de dollars au titre des dommages et intérêts[12].

Dans un communiqué officiel les instances universitaires annoncèrent que la GMU ne renouvellerait désormais plus ses licences EndNote. La déclaration affirmait également que « toutes les choses créées par les utilisateurs de Zotero appartiennent à ces utilisateurs, et que l'utilisation de données depuis et vers Zotero doit être aussi facile que possible pour les utilisateurs, sans obstacles »[13].

En écho à l'affaire, la revue Nature publia un éditorial rappelant « les vertus de l'interopérabilité et de facilité de partage des données entre chercheurs... Imaginez, par exemple, que les fichiers Microsoft Word ou Excel ne puissent être ouverts et sauvegardés que dans leurs formats propriétaires. Il serait alors impossible pour OpenOffice et d'autres logiciels de lire et de sauvegarder ces fichiers en utilisant des standards ouverts - comme ils peuvent le faire légalement »[14].

En raison d'un manque de compétence l'affaire fut rejetée le 4 juin 2009[15]. Toutefois, le 18 décembre 2009, la Cour suprême de Virginie autorisa Thomson Reuters à interjeter appel du rejet. Mais, le 11 janvier 2011, Thomson Reuters abandonna sa procédure[réf. nécessaire].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jason Puckett, Zotero : a guide for librarians, researchers, and educators, Chicago, Association of College and Research Libraries,‎ 2011 (ISBN 9780838985892, OCLC 723141626)
  • Tony Faragasso, De la gestion de signets au social bookmarking : Delicious, Diigo, Zotero et quelques autres, Paris, ADBS éditions, coll. « L'essentiel sur... »,‎ 2011, 1e éd., 62 p. (ISBN 978-2-84365-130-4)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Boger P., 2011, « From LibGuides to WordPress (Chapter 4: Guest Pieces) », in Library Technology Reports, vol. 47, n°3.
  2. Guide d'installation.
  3. Dan Cohen, « The Digital Public Library of America, Me, and You », sur dancohen.org,‎ 5 mars 2013
  4. (en) « How’s Your Klingon? », Zotero Blog, sur www.zotero.org/blog, Roy Rosenzweig Center for History and New Media,‎ 26 octobre 2006 (consulté le 11 juin 2013) : « We’re very interested in getting users to help us translate Zotero into other languages. If you are a fluent speaker or writer of anything other than English, you can contribute your own translation of Zotero by using BabelZilla. »
  5. (en) Center for History and New Media, « Changelog [Zotero Documentation: Changes in 2.0rc1 (January 26, 2010) »], sur Zotero.org,‎ 26 janvier 2006 (consulté le 27 février 2007).
  6. (en)Répertoire mondial des groupes Zotero.
  7. Liste des plug-in Zotero-Firefox pour Windows.
  8. L’actualité de Zotero sur le site La Boite à Outils des Historiens.
  9. (en)Plate-forme de dépôt des styles Zotero.
  10. (en) « The etymology of Zotero », The Ideophone,‎ January 25, 2008 (consulté en 2008-12-01).
  11. « Zotero File Storage », sur zotero.org (consulté le 13 décembre 2013)
  12. (en) « Reuters Says George Mason University Is Handing Out Its Proprietary Software », Courthouse News Service,‎ 17 septembre 2008 (consulté le 28 septembre 2008).
  13. (en) Trevor Owens, « Official Statement », Zotero: The Next-Generation Research Tool,‎ 29 octobre 2008 (consulté le 11 avril 2009).
  14. (en) « Beta blockers? », Nature, vol. 455, no 7214,‎ 9 octobre 2008, p. 708 (ISSN 0028-0836, PMID 18843308, DOI 10.1038/455708a, lire en ligne [PDF]).
  15. (en) Sean Takats, « Thomson Reuters Lawsuit Dismissed », The Quintessence of Ham,‎ 4 juin 2009 (consulté le 4 juin 2009).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]