Zopiclone

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Zopiclone
Énantiomère R da la zopiclone (en haut) et S-zopiclone (en bas)
Énantiomère R da la zopiclone (en haut) et S-zopiclone (en bas)
Identification
Nom UICPA 4-méthylpipérazine-1-carboxylate de (RS)-6-(5-chloropyridin-2-yl)-7-oxo-6,7-dihydro-5H-pyrrolo[3,4-b]pyrazin-5-yle
No CAS 43200-80-2
138729-47-2 (+)
No EINECS 256-138-9
Code ATC N05CF01
PubChem 5735
Propriétés chimiques
Formule brute C17H17ClN6O3  [Isomères]
Masse molaire[1] 388,808 ± 0,019 g/mol
C 52,51 %, H 4,41 %, Cl 9,12 %, N 21,61 %, O 12,34 %,
pKa 6,7
Écotoxicologie
DL50 dose toxique (100mg)
Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité 80 %
Liaison protéique ~45 %
Métabolisme hépatique
Demi-vie d’élim. ~ 5 heures
Excrétion

Urinaire et fécès

Considérations thérapeutiques
Classe thérapeutique Hypnotiques et sédatifs apparentés aux benzodiazépines
Voie d’administration Orale
Conduite automobile Dangereuse
Antidote flumazénil
Caractère psychotrope
Catégorie hypno-sédatif
Mode de consommation

orale

Risque de dépendance Élevé
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La zopiclone est un hypnotique de la famille chimique des cyclopyrrolones, apparenté aux benzodiazépines[2]. Elle est commercialisée notamment sous le nom d'Imovane. Cette molécule possède des propriétés hypnotiques, sédatives, anxiolytiques, myorelaxantes et amnésiantes. Elle fait partie des hypnotiques les plus couramment utilisés, avec le zolpidem et le zaleplon, tous les trois souvent qualifiés de Z-Drugs. Leur usage a supplanté les hypnotiques benzodiazépines à proprement parler, en raison d'effets secondaires réputés moins courants.

Indications[modifier | modifier le code]

Elle est réservée aux insomnies aiguës ou chroniques, pour un temps limité. Elle peut entraîner une sensation d'amertume buccale ou de goût métallique au réveil. Elle est en général bien supportée, à condition d'être absorbée précisément au coucher, sans quoi elle pourrait entraîner une confusion transitoire. Elle est parfois responsable de cauchemars. Elle peut être prise de façon intermittente.

Elle ne peut être délivrée que sur prescription médicale (liste 1, prescription limitée à 4 semaines). Il est toujours nécessaire de demander conseil à son pharmacien. En 2010, le zopiclone était le troisième médicament psychotrope et le deuxième hypnotique le plus vendu en France, avec 17 millions de boîtes vendues[3].

Modalités de sevrage[modifier | modifier le code]

Le sevrage se fera toujours par diminution progressive des doses. Il pourra se révéler difficile si la durée du traitement a dépassé les quatre semaines, même aux doses usuelles (3,75 à 7,5 mg par jour), ou si le zopiclone a été détourné de son but thérapeutique.

Voir site externe[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. Médicaments apparentés aux benzodiazépines sur le site du Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique
  3. « État des lieux de la consommation des benzodiazépines en France »
  4. Modalités de sevrage