Zone bleue (longévité)

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Diagramme montrant les points communs entre trois des zones bleues identifiées dans le monde : Loma Linda (États-Unis), Sardaigne (Italie) et Okinawa (Japon).

Une zone bleue est un néologisme créé pour identifier les quelques régions du monde où la longévité des habitants est très nettement au-dessus de la moyenne[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le nom a été créé par l'universitaire italien Gianni Pes et le démographe belge Michel Poulain[2]. Ils ont découvert en 2000, dans la province de Nuoro, en Sardaigne, la plus forte concentration au monde d’hommes centenaires alors connue[2] localisée dans de nombreux villages de montagne de cette province. Ils dessinèrent sur une carte à l'encre bleue la zone regroupant ces villages qu'ils appelèrent alors simplement la « zone bleue »[2].

Depuis soutenu par la National Geographic Society, un projet a été lancé depuis 2002 pour identifier d'autres zones bleues dans le monde[2]. A ce jour (2017), cinq ont été identifiées[3] :

  • Villages de montagne de la province sarde de Nuoro où les hommes, souvent d'anciens bergers, ont la même espérance de vie que les femmes et où l'on compte 30,9 centenaires pour 100 000 habitants avec des nonagénaires en très bonne condition physique[4].
  • l'île grecque d'Ikaria[4] dans le nord-est de la mer Égée
  • île japonaise d'Okinawa[4].
  • Péninsule de Nicoya[4], au Costa Rica avec une population métisse d'environ 100 000 personnes dont le taux de mortalité à 50 ans est inférieur à la normale.
  • Loma Linda en Californie, communauté d'adventistes du Septième Jour dont la plupart des membres possèdent une espérance de vie supérieure d’une dizaine d’années à la moyenne américaine[5],[6].

Facteurs favorables identifiés[modifier | modifier le code]

Ces zones bleues ont en commun d'être des zones ensoleillées et aérées. Les régimes alimentaires sont différents mais ils ont deux aspects en commun. Le premier est qu'ils sont basés sur les plantes avec la viande, le poisson ou le fromage seulement en petite quantité ou pendant les fêtes. Le deuxième est qu'ils mangent des légumes. Au niveau de goût, les régimes sont très différents. Si la population d'Ikaria a un régime proche du régime crétois (légumes, poissons, viandes blanches), la population des villages de montagne sardes ne consomme pas de poisson mais de la viande, dont de la charcuterie[4].

L'étude publiée par Michel Poulain et Gianni Pes identifie l'importance d'un mode de vie sain, en altitude, avec une activité physique au-delà de 80 ans, sans stress, avec des liens familiaux et sociaux étroits[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Blue Zones: Longevity Hotspots », sur journal.aarpinternational
  2. a, b, c et d Dan Buettner (trad. Jean-Louis de Montesquiou, version française parue dans Books de novembre-décembre 2014), « L'Icarie, l'île où on vit (vraiment) plus longtemps qu'ailleurs », New York Times Magazine,‎ (lire en ligne).
  3. « Les Blue Zones : des régions où l’on vit mieux et plus longtemps », sur observatoireprevention.org,
  4. a, b, c, d et e Sandrine Marcy, « Le secret des centenaires en Sardaigne », sur francetvinfo.fr (consulté le 27 septembre 2017).
  5. (en) « Loma Linda, California, A group of Americans living 10 years longer », sur bluzones.com
  6. (en) « The 'Blue Zones' diet: Foods that help people live to 100 », sur Today,
  7. « Blue Zones : où vit-on le plus longtemps ? », sur cahiers.laretraitecomplementaire, .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]