Zoé Konstantopoúlou

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Zoé Konstantopoulou
Illustration.
Zoé Konstantopoulou en 2015.
Fonctions
Présidente du Parlement hellénique

(7 mois et 27 jours)
Législature XVIe
Prédécesseur Evángelos Meïmarákis
Successeur Níkos Voútsis
Députée de la 1re circonscription d'Athènes

(2 ans, 3 mois et 10 jours)
Élection 6 mai 2012
17 juin 2012
25 janvier 2015
Législature XIVe, XVe et XVIe
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Athènes, Grèce
Parti politique SYRIZA (jusqu'en 2015)
LAE (2015-2016)
Trajet de liberté (depuis 2016)
Père Níkos Konstantópoulos
Diplômé de Université d'Athènes
Université Paris X-Nanterre
Université Paris I Panthéon-Sorbonne
Faculté de droit de l'université Columbia
Profession Avocate

Zoé Konstantopoúlou (grec moderne : Ζωή Κωνσταντοπούλου), née le à Athènes[1], est une avocate et femme d'État grecque, membre du SYRIZA puis d'Unité populaire. Elle crée enfin en 2016 le parti Cap sur la liberté[2].

Elle est la présidente du Parlement hellénique du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Níkos Konstantópoulos[3], dirigeant du Synaspismós, l'ancêtre de SYRIZA.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée de la faculté de droit de l'université d'Athènes[1]. Elle s'y engage dans le syndicalisme étudiant.

Elle poursuit ses études de droit en 1998-1999 à l'université Paris X-Nanterre (dans le cadre du programme Erasmus), où elle obtient une maîtrise universitaire en droit public européen et international, puis en 1999-2000 à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, où elle suit une maîtrise en droit pénal et politique pénale en Europe. Entre 1998 et 2000, elle donne des cours d'anglais aux détenus de la maison d'arrêt de Fresnes, en région parisienne. Elle rédige des articles dans L'Astrée, la revue de droit pénal de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Au cours des sept premiers mois de 2001, elle est stagiaire au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie à La Haye.

En 2001-2002, elle suit un master sur les droits de l'homme et le droit pénal à la faculté de droit de l'université Columbia, à New York, et est stagiaire à la mission grecque auprès de l'ONU.

À partir de 2003, elle exerce le métier d'avocat spécialisé dans les droits de l'homme auprès des tribunaux nationaux et de la Cour européenne des droits de l'homme. Elle est inscrite au barreau d'Athènes.

En 2020, elle est l'avocate grecque d’Alexander Vinnik. Ce Russe est soupçonné d’avoir escroqué une centaine de personnes en France entre 2016 et 2018[4] et de diriger BTC-e, une plate-forme d’échanges et de conversion de monnaies électroniques, dont le bitcoin. Cette entreprise aurait blanchi depuis 2011 9 milliards de dollars pour des pirates informatiques, usurpateurs d’identité et trafiquants de drogue.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Elle est candidate pour SYRIZA lors des élections européennes de 2009, sans être élue. Elle est élue députée au Parlement grec en mai 2012, puis réélue en juin 2012 et janvier 2015.

De 2012 à 2015, elle est chargée de la justice dans le cabinet fantôme du parti[5].

En , elle intervient au meeting du Front de gauche à Clermont-Ferrand[6].

Le , Zoé Konstantopoulou est élue présidente du Parlement avec 235 voix, un record[7]. Elle succède à Evángelos Meïmarákis. En outre, Zoé Konstantopoulou est la plus jeune de l'histoire à occuper ce poste au Parlement grec, et la seconde femme, après Ánna Benáki-Psaroúda, à occuper la deuxième charge de l'État. À la suite des élections législatives anticipées du 25 janvier 2015, trois partis avaient soutenu sa candidature : SYRIZA, mais aussi le PASOK[8] et ND[9].

En tant que présidente du Parlement hellénique, elle crée le la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque. Cette commission spéciale du parlement est mandatée pour réaliser un audit de la dette publique grecque afin de formuler les arguments nécessaires à l'annulation de ses parts insoutenables, odieuses, illégales et illégitimes[10]. La Commission a rendu les résultats de son rapport préliminaire les 17 et , mais le gouvernement d'Alexis Tsipras ne les a pas utilisés.

À la fin du mois d'août, elle quitte SYRIZA et rejoint Unité populaire, pour lequel elle se porte candidate lors des élections législatives anticipées de septembre 2015[11]. Son nouveau parti n'ayant pas réuni le minimum exigé pour être représenté à la Voulí (3 %), elle n'est pas réélue. Le , elle crée le parti Cap sur la liberté (Πλεύση Ελευθερίας) avec quelques anciens députés de SYRIZA. Le parti réalise 1,63 % aux élections européennes de 2019, puis 1,46 % élections législatives de 2019, mais n'obtient dans les deux cas aucun élu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (el) « Biographie », zoikonstantopoulou.gr (consulté le 26 janvier 2015)
  2. « France : Les AMFiS d'été de la France Insoumise à Marseille », sur Pressenza, (consulté le 4 juillet 2020).
  3. Marina Rafenberg, « Zoé Konstantopoulou » (série « Le leader de la semaine ») in Le Journal du dimanche (JDD) sur papier du dimanche 30 août 2015, page 14.
  4. « Un Russe soupçonné d’escroquerie au bitcoin extradé en France, sur fond de fortes tensions diplomatiques », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juillet 2020)
  5. (el) « Cabinet fantôme nommé par Aléxis Tsípras » [« Σκιώδη κυβέρνηση όρισε ο Αλέξης Τσίπρας »], madata.gr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2015)
  6. « Intervention de Zoé KONSTANTOPOULOU, députée de SYRIZA, au meeting européen du Front de Gauche à Clermont-Ferrand », syriza-fr.org
  7. (el) Philip Chrysopoulos, « Zoe Konstantopoulou, Youngest President of Greek House with Record 235 Votes », Greek Reporter,‎ (lire en ligne, consulté le 6 février 2015)
  8. (el) « PASOK : « oui » à Konstantopoulou, « non » à la confiance » [« ΠΑΣΟΚ: «Ναι» στη Κωνσταντοπούλου, «όχι» σε ψήφο εμπιστοσύνης »], in.gr,‎ (lire en ligne, consulté le 5 février 2015)
  9. (el) « ND aussi votera pour Zoé Konstantopoulou » [« Θα ψηφίσει και η ΝΔ τη Ζωή Κωνσταντοπούλου »], Proto Théma,‎ (lire en ligne, consulté le 5 février 2015)
  10. La Vérité sur la Dette Grecque : Rapport de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque, Les Liens qui Libèrent, , 208 p. (ISBN 979-10-209-0352-5).
  11. (de) « Griechische Parlamentspräsidentin verlässt Syriza », sur faz.net, (consulté le 1er octobre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(fr)