Zhang Gaoli

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Zhang Gaoli
张高丽
Illustration.
Zhang Gaoli à Saint-Pétersbourg en 2013.
Fonctions
1er vice-Premier ministre de la république populaire de Chine

(5 ans et 4 jours)
Président Xi Jinping
Premier ministre Li Keqiang
Prédécesseur Li Keqiang
Successeur Han Zheng
Membre du comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois

(4 ans, 11 mois et 10 jours)
Président Xi Jinping
Premier ministre Li Keqiang
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Jinjiang, Quanzhou, Fujian (Chine)
Nationalité Chinoise
Parti politique Parti communiste chinois
Diplômé de Université de Xiamen

Zhang Gaoli (chinois simplifié : 张高丽 ; chinois traditionnel : 張高麗 ; pinyin : Zhāng Gāolí) est un économiste et un homme d'État chinois, né en à Quanzhou dans la province du Fujian.

Membre du Parti communiste, il appartient au Comité permanent du bureau politique de 2012 à 2017 et il est premier vice-Premier ministre de la république populaire de Chine de 2013 à 2018.

En 2021, il est accusé de viol par la championne de tennis chinoise Peng Shuai, qui disparaît ensuite mystérieusement. Des explications sur cette disparition inquiétante sont demandées à l’État chinois par les instances internationales sportives — la WTA — ou politiques — l’ONU.

Biographie[modifier | modifier le code]

Zhang est né à Quanzhou dans la province du Fujian. Il étudie à l'université de Xiamen, à Xiamen, de 1965 à 1970, et devient économiste. Il adhère au PCC en .

De 1997 à 2002, il occupe des postes de premier plan dans la zone économique spéciale de Shenzhen et au gouvernement provincial du Guangdong. Il joue un rôle dans le développement économique de la région. Penseur économique, Zhang est alors chargé du développement économique du Shandong, où il est le premier secrétaire du comité du PCC responsable de Shandong.

Avant le 17e congrès du parti communiste, la direction centrale déplace Zhang lors d'un remaniement des directions locales vers le poste de secrétaire du comité du PCC de Tianjin, fonction qu'il occupe de 2007 à 2012. À l'issue du 18e congrès du PCC, il est nommé membre du Comité permanent du bureau politique en . Il conserve cette fonction jusqu'au congrès suivant en 2017. Enfin, en , il est nommé premier vice-Premier ministre de la république populaire de Chine.

Il est considéré comme un membre émergent de la cinquième génération de dirigeants chinois.

Il quitte ses fonctions en 2018.

Accusation de viol[modifier | modifier le code]

Le Zhang Gaoli, « considéré comme proche du Premier ministre Li Keqiang »[1], est accusé de viol par la joueuse de tennis féminin Peng Shuai, par un message sur son compte Weibo. Ce message est rapidement censuré[1],[2],[3].

Une semaine plus tard, Peng Shuai disparaît[4].

C'est la première fois qu'une personnalité politique chinoise aussi haut placée est l'objet de telles accusations publiques. Une auto-critique de la joueuse est publiée par les médias d'État, présentée comme émanant d'elle[5],[6].

En réaction, Steve Simon, le président de l’Association (mondiale) des joueuses de tennis (la WTA), qui gère le circuit professionnel féminin, menace d’en retirer la Chine[7]. De même le , le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, basé à Genève, déclare : « Il serait important d’avoir des preuves sur le lieu où elle se trouve et de savoir si elle va bien. Et nous demandons instamment qu’une enquête soit menée en toute transparence sur ces allégations d’agression sexuelle. »[7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Chine : un ancien vice-Premier ministre accusé de viol par une championne de tennis », sur Franceinfo, (consulté le )
  2. (en) « Scepticism as Peng Shuai letter emerges claiming ‘everything is fine’ », sur the Guardian, (consulté le )
  3. « “Metoo” en Chine : face à une censure hyper réactive, les féministes condamnées à exister dans l’anonymat », sur www.msn.com, (consulté le )
  4. Simon Leplâtre, « Après avoir accusé de viol un haut responsable, une joueuse de tennis chinoise disparaît », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. Laurence Defranoux, « #MeToo en Chine : une star du tennis accuse de viol un ancien vice-Premier ministre », sur Libération, (consulté le ).
  6. « Un e-mail attribué à Peng Shuai, la championne de tennis chinoise, soulève des inquiétudes », sur lemonde.fr, (consulté le )
  7. a et b « Disparition de la joueuse Peng Shuai : le patron du tennis féminin menace de retirer la Chine du circuit », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]